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La chimie et le sport
Il est intéressant de comparer
les performances de deux
pilotes d’une même écurie.
On s’aperçoit que souvent,
l’un des deux est meilleur que
l’autre et la plupart du temps,
c’est celui qui semble le plus
apte psychologiquement à
démontrer sa capacité à être le
meilleur. Et celui qui pilote une
voiture qui met régulièrement
une ou deux secondes de plus
au tour sera peut-être tenté
de prendre des risques inconsidérés pour lui-même et pour
ses concurrents, espérant
compenser le handicap de sa
monture par des moyens critiquables… (voir par exemple le
Chapitre de J.-L. Veuthey).
2.3. Quand la différence
se fait sur la durée
Dans le ski, les matériaux ont
beaucoup évolué, comme on
peut s’en rendre compte en
comparant des images des
Jeux olympiques d’hiver de
Grenoble en 1968, avec le triple
médaillé d’or français JeanClaude Killy, et des images
de Jeux d’hiver plus récents
(Figure 6).
Actuellement,
les combinaisons permettent aux skieurs d’optimiser
leur pénétration dans l’air ;
les skis sont plus qu’affûtés,
les casques sont profi lés, les
bâtons ne sont pas faits d’une
ligne droite mais avec une
forme légèrement recourbée,
Figure 6
À gauche, Jean-Claude Killy, triple
médaillé d’or aux Jeux olympiques
de Grenoble en 1968 :
à la descente, au slalom et au
slalom géant. À droite, Bode
Miller aux Jeux olympiques 2006
(épreuve du slalom géant).
calculée au millimètre… La
position du skieur est également étudiée pour optimiser
sa vitesse et les innovations
techniques ont progressivement modifi é le style des
skieurs. Il est essentiel qu’une
évolution technologique s’intègre harmonieusement dans
l’évolution de la pratique
d’une discipline sportive,
sans discontinuité brutale. Le
Chapitre de N. Puget aborde
en détail l’élaboration des
matériaux pour la fabrication
des skis.
Qu’en est-il du tennis ?
Au-delà de la quantité et de
la qualité de l’entraînement
et des efforts fournis par les
joueurs, la différence se joue
essentiellement sur la durée,
et donc sur l’endurance : le
matériel facilite la gestion
des matchs de longue durée,
se succédant sur quinze jours
dans un tournoi du Grand
Chelem (Figure 7). Et cela
peut se répéter plus d’une fois
dans l’année. Pour résister à
un rythme aussi soutenu, la
technologie portant sur l’équipement (raquette, cordage,
balles, chaussures,…) permet
de mieux aborder cette
exigence particulière qui
caractérise les joueurs de
tennis, sollicités d’un bout à
l’autre de l’année.
De nombreux sports, ainsi
caractérisés
par
l’usage
d’un équipement spécifi que,
évoluent avec la technologie
qui améliorera la performance du sportif.
3
Quand la technologie
mène à des dérives
La technologie apporte des
progrès incontestables dans
la pratique du sport, mais
il faut garder à l’esprit de
La chimie et le sport
Il est intéressant de comparer
les performances de deux
pilotes d’une même écurie.
On s’aperçoit que souvent,
l’un des deux est meilleur que
l’autre et la plupart du temps,
c’est celui qui semble le plus
apte psychologiquement à
démontrer sa capacité à être le
meilleur. Et celui qui pilote une
voiture qui met régulièrement
une ou deux secondes de plus
au tour sera peut-être tenté
de prendre des risques inconsidérés pour lui-même et pour
ses concurrents, espérant
compenser le handicap de sa
monture par des moyens critiquables… (voir par exemple le
Chapitre de J.-L. Veuthey).
2.3. Quand la différence
se fait sur la durée
Dans le ski, les matériaux ont
beaucoup évolué, comme on
peut s’en rendre compte en
comparant des images des
Jeux olympiques d’hiver de
Grenoble en 1968, avec le triple
médaillé d’or français JeanClaude Killy, et des images
de Jeux d’hiver plus récents
(Figure 6).
Actuellement,
les combinaisons permettent aux skieurs d’optimiser
leur pénétration dans l’air ;
les skis sont plus qu’affûtés,
les casques sont profi lés, les
bâtons ne sont pas faits d’une
ligne droite mais avec une
forme légèrement recourbée,
Figure 6
À gauche, Jean-Claude Killy, triple
médaillé d’or aux Jeux olympiques
de Grenoble en 1968 :
à la descente, au slalom et au
slalom géant. À droite, Bode
Miller aux Jeux olympiques 2006
(épreuve du slalom géant).
calculée au millimètre… La
position du skieur est également étudiée pour optimiser
sa vitesse et les innovations
techniques ont progressivement modifi é le style des
skieurs. Il est essentiel qu’une
évolution technologique s’intègre harmonieusement dans
l’évolution de la pratique
d’une discipline sportive,
sans discontinuité brutale. Le
Chapitre de N. Puget aborde
en détail l’élaboration des
matériaux pour la fabrication
des skis.
Qu’en est-il du tennis ?
Au-delà de la quantité et de
la qualité de l’entraînement
et des efforts fournis par les
joueurs, la différence se joue
essentiellement sur la durée,
et donc sur l’endurance : le
matériel facilite la gestion
des matchs de longue durée,
se succédant sur quinze jours
dans un tournoi du Grand
Chelem (Figure 7). Et cela
peut se répéter plus d’une fois
dans l’année. Pour résister à
un rythme aussi soutenu, la
technologie portant sur l’équipement (raquette, cordage,
balles, chaussures,…) permet
de mieux aborder cette
exigence particulière qui
caractérise les joueurs de
tennis, sollicités d’un bout à
l’autre de l’année.
De nombreux sports, ainsi
caractérisés
par
l’usage
d’un équipement spécifi que,
évoluent avec la technologie
qui améliorera la performance du sportif.
3
Quand la technologie
mène à des dérives
La technologie apporte des
progrès incontestables dans
la pratique du sport, mais
il faut garder à l’esprit de
