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7.3 Prévention collective
7 • La prévention des
risques professionnels
B
PRÉVENTION DU RISQUE CHIMIQUE
5. Capter les polluants en induisant une vitesse d’air suffisante. Cette condition impose l’obtention de vitesses suffisantes au niveau des bouches
d’extraction, soit de l’ordre de 10 à 15 m/s pour obtenir une certaine efficacité du captage.
6. Répartir uniformément les vitesses d’aspiration au niveau de la zone de
captage des polluants. Cette condition permet d’éviter les turbulences
susceptibles de favoriser la dilution des polluants dans l’air et de réduire
ainsi l’efficacité du captage.
7. Compenser les sorties d’air par des entrées d’air correspondantes. En cas
d’absence d’arrivée d’air neuf, l’aspiration se comporte comme un
pompage et la dépression ainsi produite gêne l’extraction. Une très légère
dépression dans le local est souhaitable, mais l’écart devrait rester très faible
(quelques millimètres de mercure tout au plus).
8. Éviter les courants d’air et les sensations d’inconfort thermique. Cette
condition, à caractère ergonomique, permet non seulement de travailler
dans de bonnes conditions mais aussi d’éviter les turbulences et les grandes
chaleurs qui augmentent la pollution dans l’air.
9. Rejeter l’air pollué en dehors des zones d’entrée d’air neuf. L’air neuf doit
être le plus pur possible ; il ne s’agit pas de recycler l’air du local si celui-ci
est rejeté à proximité de l’air qui entre.
Figure 7.7 – Ventilation locale : schéma de principe pour l’émission de
polluants froids et plus lourds que l’air. Coupes (a) verticale et (b) horizontale.
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