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7.3 Prévention collective
7 • La prévention des
risques professionnels
B
PRÉVENTION DU RISQUE CHIMIQUE
La quasi-totalité des gaz, vapeurs et aérosols étant plus lourde que l’air (les
densités varient de 1,1 à 3-4 pour les solvants chlorés), ils ont tendance à
descendre et à s’accumuler en partie basse, près du sol. La présence éventuelle
de courants de convexion vers le haut et l’émission de polluants chauds
contrarient l’effet de la densité ; il en résulte des choix relativement difficiles
à faire pour obtenir le meilleur captage possible.
L’extraction, ou plus exactement la bouche d’extraction, doit se trouver à
environ 1 à 1,5 m du sol (donc plus bas que les voies respiratoires des
travailleurs), avec une arrivée d’air neuf non pollué, près du plafond. Ainsi la
veine d’air neuf sera toujours descendante et les opérateurs respireront en
permanence un air pur. Dans le cas de la présence de courants de convexion
importants ou d’émissions de polluants chauds, des études doivent être
menées pour choisir l’emplacement optimal de l’extraction.
Les débits horaires d’extraction dépendent de la nature des polluants et des
quantités émises, des dimensions du local. En moyenne, ce débit horaire total
doit être 10 à 20 fois le volume du local. Ainsi, pour un atelier de 50 m
2 avec
une hauteur de plafond de 4 m, donc un volume de 200 m
3 , une extraction
avec un débit horaire de 20 000 à 30,000 m
3 /h devrait suffire pour une
pollution moyenne. Pour des ateliers de grandes dimensions, de l’ordre de
plusieurs milliers de mètres carrés, la ventilation générale devient complexe
car il faudra installer plusieurs extracteurs à des emplacements variés, l’air
neuf arrivant toujours par le haut.
L’arrivée de l’air neuf se fait par simple ouverture vers l’extérieur, au niveau
de la toiture (avec éventuellement une petite cheminée de très faible
Figure 7.6 – Ventilation générale : (a) autre arrivée d’air neuf et (b) avec
recyclage partiel.
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