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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
4.4 Concentrations limites des substances
toxiques dans l’air
4 • Le risque
d’intoxication
A
NOTIONS DE BASE
mands ont établi les concentrations limites MAK. Les valeurs « soviétiques »,
qui ne sont pratiquement plus utilisées, sont très inférieures aux limites
américaines. Il existe également depuis peu des valeurs limites indicatives
fixées par des directives européennes.
En France, la notion de concentrations limites a subi plusieurs modifications ;
actuellement et conformément aux directives européennes, on parle de valeurs
limites d’exposition professionnelle (VLEP). On distingue :
– des valeurs limites indicatives (VL), à caractère non obligatoire mais dont le
respect est vivement conseillé ;
– des valeurs limites réglementaires (VR), donc à caractère obligatoire.
On distingue trois types de valeurs limites réglementaires :
– des valeurs limites réglementaires indicatives (VLI), fixées par des arrêtés en
application de l’article R. 232-5-5 et conformes aux directives européennes ;
– des valeurs réglementaires contraignantes (VLC), issues de décrets et
concernant un nombre limité de substances très toxiques comme l’amiante,
la silice, le bromure de méthyle, l’acide cyanhydrique, l’hydrogène phosphoré, le benzène, l’ammoniac, le chloroforme, le chlorure de vinyle,
certaines poussières et vapeurs comme les poussières de bois, le plomb et
dérivés, etc. ;
– des valeurs limites recommandées par la Caisse nationale de l’assurance
maladie (CNAM) qui concernent seulement quelques substances toxiques
comme le benzo (3,4) pyrène, cancérogène.
On distingue deux types de valeurs limites réglementaires indicatives :
– les valeurs limites court terme (VLCT), qui correspondent aux anciennes
valeurs limites d’exposition (VLE), concentrations en polluants dans l’air à
ne pas dépasser pour une exposition inférieure à 15 minutes ; VLCT et
VLE sont équivalentes ;
– les valeurs limites pour une exposition de 8 heures, correspondant aux
anciennes valeurs moyennes d’exposition (VME) ; ces concentrations
limites ne doivent pas être dépassées pour une exposition de 8 heures, soit
la journée.
D’une façon générale, ces VLEP sont données pour des substances pures,
supposées seules présentes dans l’air respiré. En pratique, l’air des ateliers
contient un grand nombre de polluants et l’effet global reste encore mal
connu ; une convention d’additivité a été établie mais elle est loin d’être
exacte. Globalement, le respect des VLEP est de nature à réduire le risque
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
4.4 Concentrations limites des substances
toxiques dans l’air
4 • Le risque
d’intoxication
A
NOTIONS DE BASE
mands ont établi les concentrations limites MAK. Les valeurs « soviétiques »,
qui ne sont pratiquement plus utilisées, sont très inférieures aux limites
américaines. Il existe également depuis peu des valeurs limites indicatives
fixées par des directives européennes.
En France, la notion de concentrations limites a subi plusieurs modifications ;
actuellement et conformément aux directives européennes, on parle de valeurs
limites d’exposition professionnelle (VLEP). On distingue :
– des valeurs limites indicatives (VL), à caractère non obligatoire mais dont le
respect est vivement conseillé ;
– des valeurs limites réglementaires (VR), donc à caractère obligatoire.
On distingue trois types de valeurs limites réglementaires :
– des valeurs limites réglementaires indicatives (VLI), fixées par des arrêtés en
application de l’article R. 232-5-5 et conformes aux directives européennes ;
– des valeurs réglementaires contraignantes (VLC), issues de décrets et
concernant un nombre limité de substances très toxiques comme l’amiante,
la silice, le bromure de méthyle, l’acide cyanhydrique, l’hydrogène phosphoré, le benzène, l’ammoniac, le chloroforme, le chlorure de vinyle,
certaines poussières et vapeurs comme les poussières de bois, le plomb et
dérivés, etc. ;
– des valeurs limites recommandées par la Caisse nationale de l’assurance
maladie (CNAM) qui concernent seulement quelques substances toxiques
comme le benzo (3,4) pyrène, cancérogène.
On distingue deux types de valeurs limites réglementaires indicatives :
– les valeurs limites court terme (VLCT), qui correspondent aux anciennes
valeurs limites d’exposition (VLE), concentrations en polluants dans l’air à
ne pas dépasser pour une exposition inférieure à 15 minutes ; VLCT et
VLE sont équivalentes ;
– les valeurs limites pour une exposition de 8 heures, correspondant aux
anciennes valeurs moyennes d’exposition (VME) ; ces concentrations
limites ne doivent pas être dépassées pour une exposition de 8 heures, soit
la journée.
D’une façon générale, ces VLEP sont données pour des substances pures,
supposées seules présentes dans l’air respiré. En pratique, l’air des ateliers
contient un grand nombre de polluants et l’effet global reste encore mal
connu ; une convention d’additivité a été établie mais elle est loin d’être
exacte. Globalement, le respect des VLEP est de nature à réduire le risque
