b) En ce qui a trait à la triméthylamine, il s’agit également d’un nucléophile qui réagit sur le
carbone électrophile du chloroéthane.
La triméthylamine est un nucléophile qui n’a pas d’hydrogènes directement liés à l’azote.
Par conséquent, aucune déprotonation n’est possible, et le produit ?nal est un sel, le
chlorure d’éthyltriméthylammonium.
Exercice 9.3 Complétez les réactions suivantes de substitution nucléophile. Déterminez le nucléophile ainsi
que le site électrophile du substrat. Indiquez également le groupe partant.
Exercice 9.4 Écrivez une équation de substitution nucléophile permettant de synthétiser les produits
suivants. Déterminez le nucléophile ainsi que le site électrophile du substrat. Indiquez également le groupe
partant.
Exercice 9.5 Expliquez pourquoi la réaction suivante est dif?cile à réaliser.
D’autres réactions réalisées à partir des composés halogénés sont en étroite compétition avec les réactions de substitution nucléophile. Il s’agit des réactions d’élimination.
Des études expérimentales ont cependant permis de trouver les conditions favorisant
soit les réactions de substitution nucléophile, soit les réactions d’élimination. Les
facteurs analysés sont principalement les structures des composés halogénés et des
nucléophiles, la température à laquelle s’effectue la réaction et la nature du solvant.
L’étude des mécanismes de chacune de ces réactions permettra de bien cibler et de
comprendre leurs particularités.
Les réactions de substitution nucléophile sur les composés halogénés peuvent se réaliser selon deux types de substitution nucléophile empruntant deux mécanismes bien
distincts : les substitutions nucléophiles d’ordre 2 (S N 2) et les substitutions nucléophiles d’ordre 1 (S N 1).
9.4.1 Mécanisme d’une substitution nucléophile
d’ordre 2 (S N 2)
Le mécanisme d’une réaction de type S N 2 fut proposé pour la toute première fois en
1937 par les chimistes Edward D. Hughes (1906-1963) et Sir Christopher K. Ingold
(1893-1970). Ils suggérèrent un mécanisme général en trois dimensions, comme celui
présenté dans la ?gure 9.5.
Dans une réaction de substitution nucléophile d’ordre 2 (S N 2), le nucléophile
attaque le carbone électrophile du composé halogéné du côté opposé à l’halogène
pour ainsi établir une nouvelle liaison. Cette attaque s’effectue à 180° de l’halogène pour
390 Chapitre 9 Composés halogénés
carbone électrophile du chloroéthane.
La triméthylamine est un nucléophile qui n’a pas d’hydrogènes directement liés à l’azote.
Par conséquent, aucune déprotonation n’est possible, et le produit ?nal est un sel, le
chlorure d’éthyltriméthylammonium.
Exercice 9.3 Complétez les réactions suivantes de substitution nucléophile. Déterminez le nucléophile ainsi
que le site électrophile du substrat. Indiquez également le groupe partant.
Exercice 9.4 Écrivez une équation de substitution nucléophile permettant de synthétiser les produits
suivants. Déterminez le nucléophile ainsi que le site électrophile du substrat. Indiquez également le groupe
partant.
Exercice 9.5 Expliquez pourquoi la réaction suivante est dif?cile à réaliser.
D’autres réactions réalisées à partir des composés halogénés sont en étroite compétition avec les réactions de substitution nucléophile. Il s’agit des réactions d’élimination.
Des études expérimentales ont cependant permis de trouver les conditions favorisant
soit les réactions de substitution nucléophile, soit les réactions d’élimination. Les
facteurs analysés sont principalement les structures des composés halogénés et des
nucléophiles, la température à laquelle s’effectue la réaction et la nature du solvant.
L’étude des mécanismes de chacune de ces réactions permettra de bien cibler et de
comprendre leurs particularités.
Les réactions de substitution nucléophile sur les composés halogénés peuvent se réaliser selon deux types de substitution nucléophile empruntant deux mécanismes bien
distincts : les substitutions nucléophiles d’ordre 2 (S N 2) et les substitutions nucléophiles d’ordre 1 (S N 1).
9.4.1 Mécanisme d’une substitution nucléophile
d’ordre 2 (S N 2)
Le mécanisme d’une réaction de type S N 2 fut proposé pour la toute première fois en
1937 par les chimistes Edward D. Hughes (1906-1963) et Sir Christopher K. Ingold
(1893-1970). Ils suggérèrent un mécanisme général en trois dimensions, comme celui
présenté dans la ?gure 9.5.
Dans une réaction de substitution nucléophile d’ordre 2 (S N 2), le nucléophile
attaque le carbone électrophile du composé halogéné du côté opposé à l’halogène
pour ainsi établir une nouvelle liaison. Cette attaque s’effectue à 180° de l’halogène pour
390 Chapitre 9 Composés halogénés
