proposait une réglementation non contraignante a?n
de diminuer progressivement l’utilisation des CFC
jusqu’à ce qu’ils soient totalement interdits en 1996. Au
?l des années, plusieurs amendements ont été rati?és.
En 1990, l’amendement de Londres a ajouté plusieurs
substances à la liste des molécules à éliminer. En 1997,
l’amendement de Montréal interdisait l’importation et
l’exportation des CFC les plus nocifs.
En date de 2009, tous les pays des Nations Unies ont
signé la version originale du traité of?ciellement intitulé Protocole de Montréal relatif à des substances qui
appauvrissent la couche d’ozone. Cette reconnaissance
unanime en fait le traité international le plus populaire
(en ce qui a trait au nombre de signataires) de l’histoire
des Nations Unies.
Initialement, les CFC ont été remplacés par d’autres
substances moins nocives pour l’ozone stratosphérique.
Les HCFC ont été utilisés à cette ?n. L’ajout d’atomes
d’hydrogène dans la molécule accélère la décomposition
de ces molécules lorsqu’elles sont dans l’atmosphère.
La plus courte durée de vie des HCFC les rend jusqu’à
100 fois moins destructeurs pour la couche d’ozone que
ne le sont les CFC. Le HCFC-123 (CF 3 CHCl 2 ) a ainsi
remplacé le Fréon-11 (CCl 3 F).
Bien qu’ils soient beaucoup moins destructeurs que
les CFC, les HCFC détruisent néanmoins la couche
d’ozone. L’amendement de Copenhague du protocole
de Montréal, signé en 1992, exige que leur production
soit réduite à compter de 2015. Les HFC (hydrouorocarbures) semblent être les meilleurs produits de
substitution. En effet, l’absence de liaisons COCl et
COBr fait en sorte que ces composés ne produisent
aucun radical dans la stratosphère. Conséquemment,
ils n’ont aucun effet sur l’ozone atmosphérique. Le
HFC-134a (CF 3 CH 2 F) possède des propriétés physiques similaires au Fréon-12 et remplace désormais
ce dernier.
Répercussions du protocole de Montréal
Depuis l’entrée en vigueur du protocole de Montréal, la
concentration dans l’atmosphère des principaux CFC a
commencé à diminuer. En 2006, les évaluations scienti?ques des répercussions du protocole de Montréal présentaient les premiers signes d’une régénération de l’ozone.
Si tout se déroule comme prévu, la couche d’ozone
devrait poursuivre sa « guérison » et retrouver son
niveau de 1980 aux alentours de 2070.
Presque 100 ans auront passé entre la découverte des
CFC et leur interdiction, et autant de temps sera nécessaire pour que la couche d’ozone se régénère. Toute cette
histoire démontre qu’il n’y a pas de molécule « parfaite »
et que l’utilisation à grande échelle de n’importe quelle
substance doit préalablement être soumise à des études
approfondies a?n d’en déterminer les répercussions
sur l’environnement. Les CFC en sont un bon exemple,
mais avec l’avancement de la science, il est plus que
probable qu’une situation similaire se reproduise. Seul
l’avenir témoignera si l’homme a appris de ses erreurs.
Concentration de CFC-12 dans l’atmosphère (en parties par
billion [ppt]) de 1978 à 2012
3
Trou dans la couche d’ozone (en bleu foncé sur les photos satellites) au-dessus de l’Antarctique, mesuré en unités Dobson, le jour de son
étendue maximale des mois – a) De septembre 1979 ; b) D’octobre 1989 ; c) D’octobre 2010
4
a)
b)
c)
Introduction
383
de diminuer progressivement l’utilisation des CFC
jusqu’à ce qu’ils soient totalement interdits en 1996. Au
?l des années, plusieurs amendements ont été rati?és.
En 1990, l’amendement de Londres a ajouté plusieurs
substances à la liste des molécules à éliminer. En 1997,
l’amendement de Montréal interdisait l’importation et
l’exportation des CFC les plus nocifs.
En date de 2009, tous les pays des Nations Unies ont
signé la version originale du traité of?ciellement intitulé Protocole de Montréal relatif à des substances qui
appauvrissent la couche d’ozone. Cette reconnaissance
unanime en fait le traité international le plus populaire
(en ce qui a trait au nombre de signataires) de l’histoire
des Nations Unies.
Initialement, les CFC ont été remplacés par d’autres
substances moins nocives pour l’ozone stratosphérique.
Les HCFC ont été utilisés à cette ?n. L’ajout d’atomes
d’hydrogène dans la molécule accélère la décomposition
de ces molécules lorsqu’elles sont dans l’atmosphère.
La plus courte durée de vie des HCFC les rend jusqu’à
100 fois moins destructeurs pour la couche d’ozone que
ne le sont les CFC. Le HCFC-123 (CF 3 CHCl 2 ) a ainsi
remplacé le Fréon-11 (CCl 3 F).
Bien qu’ils soient beaucoup moins destructeurs que
les CFC, les HCFC détruisent néanmoins la couche
d’ozone. L’amendement de Copenhague du protocole
de Montréal, signé en 1992, exige que leur production
soit réduite à compter de 2015. Les HFC (hydrouorocarbures) semblent être les meilleurs produits de
substitution. En effet, l’absence de liaisons COCl et
COBr fait en sorte que ces composés ne produisent
aucun radical dans la stratosphère. Conséquemment,
ils n’ont aucun effet sur l’ozone atmosphérique. Le
HFC-134a (CF 3 CH 2 F) possède des propriétés physiques similaires au Fréon-12 et remplace désormais
ce dernier.
Répercussions du protocole de Montréal
Depuis l’entrée en vigueur du protocole de Montréal, la
concentration dans l’atmosphère des principaux CFC a
commencé à diminuer. En 2006, les évaluations scienti?ques des répercussions du protocole de Montréal présentaient les premiers signes d’une régénération de l’ozone.
Si tout se déroule comme prévu, la couche d’ozone
devrait poursuivre sa « guérison » et retrouver son
niveau de 1980 aux alentours de 2070.
Presque 100 ans auront passé entre la découverte des
CFC et leur interdiction, et autant de temps sera nécessaire pour que la couche d’ozone se régénère. Toute cette
histoire démontre qu’il n’y a pas de molécule « parfaite »
et que l’utilisation à grande échelle de n’importe quelle
substance doit préalablement être soumise à des études
approfondies a?n d’en déterminer les répercussions
sur l’environnement. Les CFC en sont un bon exemple,
mais avec l’avancement de la science, il est plus que
probable qu’une situation similaire se reproduise. Seul
l’avenir témoignera si l’homme a appris de ses erreurs.
Concentration de CFC-12 dans l’atmosphère (en parties par
billion [ppt]) de 1978 à 2012
3
Trou dans la couche d’ozone (en bleu foncé sur les photos satellites) au-dessus de l’Antarctique, mesuré en unités Dobson, le jour de son
étendue maximale des mois – a) De septembre 1979 ; b) D’octobre 1989 ; c) D’octobre 2010
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a)
b)
c)
Introduction
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