Figure 8.24 Formes limites de résonance des ions benzénium obtenus après
l’attaque du benzaldéhyde sur un électrophile qui se lie aux positions ortho, méta et para
Les explications fournies dans les ?gures 8.22, 8.23 (voir p. 363 et 364) et 8.24 quant
à l’orientation d’un nouveau substituant sur le cycle benzénique selon la nature d’un
substituant déjà présent sont très rigoureuses. Elles sont basées sur la stabilité relative des formes limites de résonance des ions benzénium (carbocations) formés durant
la première étape de la substitution électrophile aromatique. Toutefois, il est usuel
d’expliquer l’effet orienteur en ortho et para ainsi que l’effet orienteur en méta des
substituants sur le cycle benzénique grâce à l’hybride de résonance du composé avant
la réaction de substitution électrophile aromatique (pour les substituants participant
au phénomène de résonance). À titre d’exemple, dans la ?gure 8.25, l’hybride de
résonance de l’aniline (le groupement ONH 2 est un substituant activant) démontre
bien que les positions ortho et para sont enrichies en électrons ( charges partielles
négatives, d
− ), alors que la position méta ne l’est pas. L’électrophile ira donc se ?xer
sur les carbones aux positions ortho et para du cycle benzénique. Par opposition,
l’hybride de résonance du benzaldéhyde (le groupement OCHO est un substituant désactivant) démontre des appauvrissements sur les carbones aux positions
ortho et para (charges partielles positives, d
+ ). L’électrophile ira se ?xer, par
défaut, sur les sites les plus riches en électrons, soit les carbones en position méta.
Par ces hybrides de résonance, il est également plus aisé de comprendre pourquoi
la présence de substituants activants sur le cycle benzénique entraîne des substitutions
électrophiles aromatiques plus rapides que sur le benzène, alors que la présence de
substituants désactivants crée des substitutions électrophiles aromatiques plus lentes ;
la vitesse de réaction dépend du caractère nucléophile du cycle benzénique.
366 Chapitre 8 Composés aromatiques
l’attaque du benzaldéhyde sur un électrophile qui se lie aux positions ortho, méta et para
Les explications fournies dans les ?gures 8.22, 8.23 (voir p. 363 et 364) et 8.24 quant
à l’orientation d’un nouveau substituant sur le cycle benzénique selon la nature d’un
substituant déjà présent sont très rigoureuses. Elles sont basées sur la stabilité relative des formes limites de résonance des ions benzénium (carbocations) formés durant
la première étape de la substitution électrophile aromatique. Toutefois, il est usuel
d’expliquer l’effet orienteur en ortho et para ainsi que l’effet orienteur en méta des
substituants sur le cycle benzénique grâce à l’hybride de résonance du composé avant
la réaction de substitution électrophile aromatique (pour les substituants participant
au phénomène de résonance). À titre d’exemple, dans la ?gure 8.25, l’hybride de
résonance de l’aniline (le groupement ONH 2 est un substituant activant) démontre
bien que les positions ortho et para sont enrichies en électrons ( charges partielles
négatives, d
− ), alors que la position méta ne l’est pas. L’électrophile ira donc se ?xer
sur les carbones aux positions ortho et para du cycle benzénique. Par opposition,
l’hybride de résonance du benzaldéhyde (le groupement OCHO est un substituant désactivant) démontre des appauvrissements sur les carbones aux positions
ortho et para (charges partielles positives, d
+ ). L’électrophile ira se ?xer, par
défaut, sur les sites les plus riches en électrons, soit les carbones en position méta.
Par ces hybrides de résonance, il est également plus aisé de comprendre pourquoi
la présence de substituants activants sur le cycle benzénique entraîne des substitutions
électrophiles aromatiques plus rapides que sur le benzène, alors que la présence de
substituants désactivants crée des substitutions électrophiles aromatiques plus lentes ;
la vitesse de réaction dépend du caractère nucléophile du cycle benzénique.
366 Chapitre 8 Composés aromatiques
