La ?gure 8.12 présente le mécanisme réactionnel d’une bromation. À la première
étape, le catalyseur, agissant en tant qu’acide de Lewis, forme un complexe avec
l’halogène moléculaire et active ainsi un atome de brome. En engendrant une très
grande polarisation de la liaison BrOBr, le catalyseur rend un des atomes de brome
fortement électrophile. Contrairement au mécanisme réactionnel général présenté
dans la ?gure 8.9 (voir p. 349), il n’y a pas formation du cation Br
+ . En effet, cet électrophile ne peut être formé, puisqu’il serait trop instable, l’atome de brome étant trop
électronégatif. Il est aussi possible d’utiliser un catalyseur d’aluminium pour activer le
brome, soit le AlBr 3 . Toutefois, il est très peu utilisé en raison de son coût élevé.
Au cours de la substitution électrophile, le benzène attaque tout d’abord le brome ayant
une forte charge partielle positive (Br δ
+
) (voir la ?gure 8.12, étape 2 A), formant ainsi une
liaison simple COBr de type σ. Un ion benzénium et le complexe FeBr 4
− sont obtenus.
La substitution électrophile sur le cycle benzénique se termine lorsque l’atome de carbone
hybridé sp
3
, auquel l’électrophile s’est lié, perd un proton H
+ grâce à une base présente
dans le milieu. Dans cette réaction, la base est un ion bromure qui se libère du complexe
FeBr 4
−
. Il y a alors régénération de l’aromaticité. Le catalyseur FeBr 3 est également régénéré.
Figure 8.12 Mécanisme réactionnel de la bromation du benzène
La chloration s’effectue
exactement selon les mêmes
étapes que celles décrites
pour la bromation.
REMARQUE
8.4 Substitution électrophile aromatique
351
étape, le catalyseur, agissant en tant qu’acide de Lewis, forme un complexe avec
l’halogène moléculaire et active ainsi un atome de brome. En engendrant une très
grande polarisation de la liaison BrOBr, le catalyseur rend un des atomes de brome
fortement électrophile. Contrairement au mécanisme réactionnel général présenté
dans la ?gure 8.9 (voir p. 349), il n’y a pas formation du cation Br
+ . En effet, cet électrophile ne peut être formé, puisqu’il serait trop instable, l’atome de brome étant trop
électronégatif. Il est aussi possible d’utiliser un catalyseur d’aluminium pour activer le
brome, soit le AlBr 3 . Toutefois, il est très peu utilisé en raison de son coût élevé.
Au cours de la substitution électrophile, le benzène attaque tout d’abord le brome ayant
une forte charge partielle positive (Br δ
+
) (voir la ?gure 8.12, étape 2 A), formant ainsi une
liaison simple COBr de type σ. Un ion benzénium et le complexe FeBr 4
− sont obtenus.
La substitution électrophile sur le cycle benzénique se termine lorsque l’atome de carbone
hybridé sp
3
, auquel l’électrophile s’est lié, perd un proton H
+ grâce à une base présente
dans le milieu. Dans cette réaction, la base est un ion bromure qui se libère du complexe
FeBr 4
−
. Il y a alors régénération de l’aromaticité. Le catalyseur FeBr 3 est également régénéré.
Figure 8.12 Mécanisme réactionnel de la bromation du benzène
La chloration s’effectue
exactement selon les mêmes
étapes que celles décrites
pour la bromation.
REMARQUE
8.4 Substitution électrophile aromatique
351
