puisqu’ils détonent et s’autoenamment moins facilement. De plus, ils sont moins visqueux et possèdent
une température de changement de phase plus basse,
car ils forment un moins grand nombre d’attractions
intermoléculaires que leurs analogues non rami?és de
même masse molaire. Par comparaison, l’heptane est
un très mauvais carburant, car il ne fait que détoner.
Son indice d’octane est de 0. Une essence ayant un indice
d’octane de 95 % signi?e qu’elle brûle comme un
mélange constitué de 95 % de 2,2,4- triméthylpentane
et de 5 % d’heptane. Anciennement, des dérivés du
plomb étaient utilisés pour augmenter le pouvoir antidétonant d’une essence. Toutefois, l’utilisation de ce
métal dans les essences automobiles est aujourd’hui
interdite à cause de ses effets sur la santé.
Les fractions lourdes provenant de la tour de distillation sont, quant à elles, utilisées comme goudron,
lubri?ant ou mazout. Certaines maisons sont d’ailleurs
encore chauffées par des fournaises fonctionnant à
l’huile. Toutefois, les fractions lourdes peuvent également être transformées chimiquement en essence
par un procédé appelé « craquage ». Le craquage est la
transformation de grosses molécules en plusieurs, plus
petites. Cette étape permet non seulement de produire
de l’essence, mais aussi d’obtenir une famille de composés peu présente dans le pétrole, les olé?nes (ou alcènes,
pour les chimistes). Cette famille est très importante,
puisqu’elle est au centre de plusieurs réactions chimiques (voir le chapitre 7).
Le craquage peut se réaliser principalement de deux
manières. La première fut découverte par hasard en
1861 lorsqu’un opérateur de raf?nerie oublia d’arrêter à temps la distillation du pétrole. En effet, la
haute température engendrée en milieu anaérobie
(sans oxygène gazeux) permet de briser les grosses
molécules en de plus petites. C’est ce qui est appelé un
« craquage thermique ». La deuxième technique utilise
des catalyseurs, ce qui permet de faire le craquage
à des températures beaucoup plus basses. Ce procédé,
appelé « craquage catalytique », est aujourd’hui universellement répandu.
Il est également possible de faire l’inverse du craquage en utilisant un procédé appelé alkylation. Cette
méthode permet d’assembler de petites molécules pour
en faire de plus grosses. En général, ce procédé forme
des essences rami?ées à haut indice d’octane.
252 Chapitre 6 Alcanes
une température de changement de phase plus basse,
car ils forment un moins grand nombre d’attractions
intermoléculaires que leurs analogues non rami?és de
même masse molaire. Par comparaison, l’heptane est
un très mauvais carburant, car il ne fait que détoner.
Son indice d’octane est de 0. Une essence ayant un indice
d’octane de 95 % signi?e qu’elle brûle comme un
mélange constitué de 95 % de 2,2,4- triméthylpentane
et de 5 % d’heptane. Anciennement, des dérivés du
plomb étaient utilisés pour augmenter le pouvoir antidétonant d’une essence. Toutefois, l’utilisation de ce
métal dans les essences automobiles est aujourd’hui
interdite à cause de ses effets sur la santé.
Les fractions lourdes provenant de la tour de distillation sont, quant à elles, utilisées comme goudron,
lubri?ant ou mazout. Certaines maisons sont d’ailleurs
encore chauffées par des fournaises fonctionnant à
l’huile. Toutefois, les fractions lourdes peuvent également être transformées chimiquement en essence
par un procédé appelé « craquage ». Le craquage est la
transformation de grosses molécules en plusieurs, plus
petites. Cette étape permet non seulement de produire
de l’essence, mais aussi d’obtenir une famille de composés peu présente dans le pétrole, les olé?nes (ou alcènes,
pour les chimistes). Cette famille est très importante,
puisqu’elle est au centre de plusieurs réactions chimiques (voir le chapitre 7).
Le craquage peut se réaliser principalement de deux
manières. La première fut découverte par hasard en
1861 lorsqu’un opérateur de raf?nerie oublia d’arrêter à temps la distillation du pétrole. En effet, la
haute température engendrée en milieu anaérobie
(sans oxygène gazeux) permet de briser les grosses
molécules en de plus petites. C’est ce qui est appelé un
« craquage thermique ». La deuxième technique utilise
des catalyseurs, ce qui permet de faire le craquage
à des températures beaucoup plus basses. Ce procédé,
appelé « craquage catalytique », est aujourd’hui universellement répandu.
Il est également possible de faire l’inverse du craquage en utilisant un procédé appelé alkylation. Cette
méthode permet d’assembler de petites molécules pour
en faire de plus grosses. En général, ce procédé forme
des essences rami?ées à haut indice d’octane.
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