La structure d’un tel intermédiaire réactionnel ressemblerait plutôt à celle du carbocation. En effet, l’atome de carbone est entouré de trois paquets d’électrons. Ceux-ci
sont donc répartis à 120° les uns des autres, adoptant ainsi une géométrie triangulaire plane. L’électron célibataire, quant à lui, se trouve dans l’orbitale p non hybridée.
L’atome de carbone d’un radical est hydridé sp
2 (voir le tableau 4.3, page précédente).
Les radicaux, contrairement aux carbocations et aux carbanions, sont le résultat
d’une rupture homolytique (bris symétrique) d’une liaison chimique. Ce type de rupture peut avoir lieu dans le cas où des liaisons covalentes non polaires ou très faiblement
polaires (p. ex. : ClOCl et COH) sont placées dans des conditions expérimentales spéciques telles qu’une irradiation lumineuse (hν) ou encore une température élevée (Δ).
La rupture ainsi obtenue mène à deux espèces radicalaires. Chacun des atomes a pris
un électron de la liaison, c’est-à-dire qu’il y a eu un partage égal des électrons de la
liaison. La èche courbe à demi-pointe est utilisée pour illustrer le déplacement d’un
seul électron et ainsi représenter ce type de rupture.
Exercice 4.5 À quel type d’intermédiaire réactionnel correspondent les
composés illustrés ci-dessous ? Dites s’ils sont tertiaires, secondaires, primaires
ou nullaires.
Exercice 4.6 Dessinez les intermédiaires obtenus à la suite des ruptures
des liaisons suivantes et dites de quel type d’intermédiaire il s’agit. Pour
les intermédiaires carbonés, précisez s’il s’agit d’un intermédiaire tertiaire,
secondaire, primaire ou nullaire.
Exercice 4.7 À l’aide de èches courbes, illustrez les ruptures demandées pour
chacune des liaisons suivantes et déterminez le type d’intermédiaire obtenu.
Pour les intermédiaires carbonés, précisez s’il s’agit d’un intermédiaire tertiaire,
secondaire, primaire ou nullaire.
a) Rupture hétérolytique de la liaison COCl dans :
186 Chapitre 4 Réactivité chimique
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