Tout comme dans le cas de la synthèse de peptides, la première étape consiste à lier le
premier nucléotide au support solide par son extrémité 3′ (la synthèse s’effectue donc
dans le sens 3′ → 5′). Sans entrer dans les détails, le support solide est généralement
constitué de silice (SiO 2 ) sur laquelle se présente un groupement fonctionnel capable
de se lier au nucléotide en position 3′. En plus de la fonction amine (s’il y a lieu), il
faudra aussi protéger l’extrémité 5′OOH du nucléotide.
Après une déprotection préalable de l’extrémité 5′ du premier nucléotide (voir la
?gure 7.30, étape 2), il sera possible d’y coupler le deuxième nucléotide (étape 3). A?n
que le groupement 5′OOH du premier nucléotide (base 1) puisse se lier avec le phosphore du deuxième nucléotide, le phosphore doit être lié à un groupe partant, d’où la
présence d’un groupe activant. Les étapes 2 et 3 peuvent être répétées plusieurs fois,
jusqu’à la complétude de la chaîne. Une étape d’hydrolyse permettra de libérer l’oligonucléotide sous sa forme déprotégée.
Figure 7.30 Schéma de la synthèse d’un dinucléotide
Exercice 7.15 Déterminez le nucléotide qui sera obtenu si, en suivant toutes les
étapes de couplage/protection/déprotection, les bases protégées suivantes sont
additionnées dans l’ordre : P-A, P-C, P-G.
The Gene Machine : premier appareil
permettant la synthèse automatisée
d’acides nucléiques mis au point par
le chimiste (main tenant sénateur)
Kelvin Ogilvie à l’Université McGill
en 1981. L’appareil est maintenant
exposé dans une vitrine à
l’Université McGill.
7.8 Synthèse d’acides nucléiques
333
premier nucléotide au support solide par son extrémité 3′ (la synthèse s’effectue donc
dans le sens 3′ → 5′). Sans entrer dans les détails, le support solide est généralement
constitué de silice (SiO 2 ) sur laquelle se présente un groupement fonctionnel capable
de se lier au nucléotide en position 3′. En plus de la fonction amine (s’il y a lieu), il
faudra aussi protéger l’extrémité 5′OOH du nucléotide.
Après une déprotection préalable de l’extrémité 5′ du premier nucléotide (voir la
?gure 7.30, étape 2), il sera possible d’y coupler le deuxième nucléotide (étape 3). A?n
que le groupement 5′OOH du premier nucléotide (base 1) puisse se lier avec le phosphore du deuxième nucléotide, le phosphore doit être lié à un groupe partant, d’où la
présence d’un groupe activant. Les étapes 2 et 3 peuvent être répétées plusieurs fois,
jusqu’à la complétude de la chaîne. Une étape d’hydrolyse permettra de libérer l’oligonucléotide sous sa forme déprotégée.
Figure 7.30 Schéma de la synthèse d’un dinucléotide
Exercice 7.15 Déterminez le nucléotide qui sera obtenu si, en suivant toutes les
étapes de couplage/protection/déprotection, les bases protégées suivantes sont
additionnées dans l’ordre : P-A, P-C, P-G.
The Gene Machine : premier appareil
permettant la synthèse automatisée
d’acides nucléiques mis au point par
le chimiste (main tenant sénateur)
Kelvin Ogilvie à l’Université McGill
en 1981. L’appareil est maintenant
exposé dans une vitrine à
l’Université McGill.
7.8 Synthèse d’acides nucléiques
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