Les brins ne sont donc pas identiques, mais complémentaires. Une adénine sur un
brin implique toujours une thymine sur l’autre. Cela explique pourquoi, dans n’importe
quelle espèce vivante, l’adénine (A) et la thymine (T) se trouvent toujours en quantités
égales, et il en va de même pour la guanine (G) et la cytosine (C)
5 . La séquence des bases
azotées dans le brin d’ADN constitue sa structure primaire. Elle est d’une importance
capitale, car elle est à l’origine des différences entre les espèces vivantes.
Les deux brins de l’ADN sont enroulés en forme d’hélice : c’est la structure secondaire de l’ADN (voir la ?gure 7.19). Le rayon de l’hélice est de 1000 pm (1 pm = 10
−12 m),
et chaque tour d’hélice comprend 10 paires de bases. De l’enroulement des deux
brins résultent deux sillons (ou cavités) : un petit (600 pm) et un grand (1200 pm).
L’importance de ces sillons réside dans le fait qu’ils permettent à certaines molécules
de s’y intercaler, perturbant ainsi la réplication de l’ADN. Plusieurs antibiotiques et
agents chimiothérapeutiques fonctionnent de cette façon. C’est le cas notamment du
carboplatine et de l’adriamycine, deux agents chimiothérapeutiques qui, en s’intercalant dans l’ADN, empêchent sa réplication, ralentissant ainsi la propagation du cancer.
Figure 7.19
Structure secondaire de
l’ADN – a) Modèle simpli?é
de la structure secondaire de
l’ADN ; b) Structure secondaire
tridimensionnelle de l’ADN
Tout comme pour les protéines, il existe aussi une structure tertiaire pour l’ADN.
La double hélice peut s’enrouler autour d’elle-même pour créer des superhélices qui
permettent un gain d’espace. De plus, d’autres formes d’ADN dans lesquelles certains
détails structuraux (angles des bases azotées, sens de rotation des armatures principales,
etc.) ne sont pas similaires au modèle classique de Watson et Crick ont été découvertes
plus récemment, notamment l’ADN A et l’ADN Z. Toutefois, le modèle de la double
hélice, connu sous le nom « ADN B », demeure aujourd’hui la structure de référence
pour expliquer la transmission de l’information génétique.
Exercice 7.9 Proposez une structure pour les composés suivants.
a) dinucléotide GC de l’ADN (5′ → 3′)
b) trinucléotide AUC de l’ARN (5′ → 3′)
Exercice 7.10 Un brin d’ADN comporte la séquence suivante : 5′-CGCTTAATGA-3′.
Quelle sera la séquence du brin complémentaire ? Précisez sa direction.
Chez les eucaryotes, les histones permettent de créer des
superhélices, permettant ainsi
d’obtenir un chromosome
compact, indispensable au
moment de la mitose.
REMARQUE
7.5 Acides nucléiques : ADN et ARN
323
brin implique toujours une thymine sur l’autre. Cela explique pourquoi, dans n’importe
quelle espèce vivante, l’adénine (A) et la thymine (T) se trouvent toujours en quantités
égales, et il en va de même pour la guanine (G) et la cytosine (C)
5 . La séquence des bases
azotées dans le brin d’ADN constitue sa structure primaire. Elle est d’une importance
capitale, car elle est à l’origine des différences entre les espèces vivantes.
Les deux brins de l’ADN sont enroulés en forme d’hélice : c’est la structure secondaire de l’ADN (voir la ?gure 7.19). Le rayon de l’hélice est de 1000 pm (1 pm = 10
−12 m),
et chaque tour d’hélice comprend 10 paires de bases. De l’enroulement des deux
brins résultent deux sillons (ou cavités) : un petit (600 pm) et un grand (1200 pm).
L’importance de ces sillons réside dans le fait qu’ils permettent à certaines molécules
de s’y intercaler, perturbant ainsi la réplication de l’ADN. Plusieurs antibiotiques et
agents chimiothérapeutiques fonctionnent de cette façon. C’est le cas notamment du
carboplatine et de l’adriamycine, deux agents chimiothérapeutiques qui, en s’intercalant dans l’ADN, empêchent sa réplication, ralentissant ainsi la propagation du cancer.
Figure 7.19
Structure secondaire de
l’ADN – a) Modèle simpli?é
de la structure secondaire de
l’ADN ; b) Structure secondaire
tridimensionnelle de l’ADN
Tout comme pour les protéines, il existe aussi une structure tertiaire pour l’ADN.
La double hélice peut s’enrouler autour d’elle-même pour créer des superhélices qui
permettent un gain d’espace. De plus, d’autres formes d’ADN dans lesquelles certains
détails structuraux (angles des bases azotées, sens de rotation des armatures principales,
etc.) ne sont pas similaires au modèle classique de Watson et Crick ont été découvertes
plus récemment, notamment l’ADN A et l’ADN Z. Toutefois, le modèle de la double
hélice, connu sous le nom « ADN B », demeure aujourd’hui la structure de référence
pour expliquer la transmission de l’information génétique.
Exercice 7.9 Proposez une structure pour les composés suivants.
a) dinucléotide GC de l’ADN (5′ → 3′)
b) trinucléotide AUC de l’ARN (5′ → 3′)
Exercice 7.10 Un brin d’ADN comporte la séquence suivante : 5′-CGCTTAATGA-3′.
Quelle sera la séquence du brin complémentaire ? Précisez sa direction.
Chez les eucaryotes, les histones permettent de créer des
superhélices, permettant ainsi
d’obtenir un chromosome
compact, indispensable au
moment de la mitose.
REMARQUE
7.5 Acides nucléiques : ADN et ARN
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