que les deux autres sont des pyrimidines (cytosine et thymine). L’adénine, la guanine
et la cytosine sont également présentes dans l’ARN, mais la thymine y est remplacée
par l’uracile (la raison de ce remplacement sera abordée dans la section 7.5.1.2, p. 324).
L’uracile ne diffère de la thymine que par l’absence d’un groupement méthyle en position 5. Les bases azotées sont présentées dans la ?gure 7.3.
Figure 7.3
Structures des bases azotées
puriques (guanine, adénine)
et pyrimidiques (cytosine,
thymine, uracile)
Plusieurs autres exemples de purines et de pyrimidines sont présents dans la nature
(voir la ?gure 7.4). La caféine (extraite des grains de café), la théobromine (extraite
des feuilles de thé et du chocolat) ainsi que l’acide urique et la xanthine (extraits des
calculs biliaires et des excréments des animaux) ont été isolés par le chimiste allemand Hermann Emil Fischer (1852-1919) à la ?n du xix
e siècle. Il remarqua que tous
ces composés avaient la même structure de base (deux hétérocycles azotés), et c’est
d’ailleurs lui qui proposa le terme « purine ».
De toutes ces bases azotées, l’adénine a une importance particulière, puisqu’elle se
trouve également intégrée dans plusieurs structures biochimiques importantes comme
l’adénosine triphosphate (ATP), la coenzyme A et le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+). Certaines voies métaboliques impliquant l’adénine seront brièvement
abordées dans la section 7.4 (voir p. 317).
Figure 7.4 Molécules dérivées de la purine
7.2 Bases azotées
313
Précédent

- 333/372

Suivant