Appareil reproducteur
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entourent, ou se retrouvent, après passage dans le tube digestif des animaux,
dans leurs excréments. Ce passage n’altère généralement pas les graines et
l’on conçoit que les oiseaux qui se nourrissent souvent dans des lieux éloignés
de leur nid puissent disséminer très efficacement certaines graines, comme
celle du Gui.
On distingue également des « fruits multiples », des « pseudo-fruits », des
« fruits composés », des « infrutescences »…, concepts plus ou moins précis
selon les auteurs. Nous indiquerons leur structure lorsque nous les rencontrerons (exemple, la fraise, la figue, l’ananas…).
La classification en fruits secs (à paroi lignifiée [akènes, capsules]) et fruits
charnus (à paroi tout [baies] ou partie [drupes] succulente) est la plus utilisée :
elle a le mérite de la simplicité, mais elle ne correspond pas à la phylogénie.
Dissémination des fruits et des graines : les diaspores
On appelle diaspore (du grec diaspora, dispersion) ou semence, toute partie
végétale disséminée, susceptible de redonner une plante. Chez les Angiospermes, les diaspores sont en général des graines ou des fruits-semences,
parfois des parties végétatives.
Les agents de dissémination sont :
L’eau (hydrochorie) : c’est le vecteur le plus primitif, le seul à l’origine, ayant
permis la dissémination des spores d’algues à travers les océans. L’eau peut
transporter, par flottaison, des plantes entières (Jacinthe d’eau, Lentille d’eau),
des boutures naturelles (Elodée), des fragments de rhizomes (Roseaux), des
akènes (Carex), des drupes (noix de coco, en mer), des graines…
Le vent (anémochorie) est seul vecteur possible pour la conquête des
premières terres émergées au Silurien, essentiellement par les spores des ptéridophytes. Les îles océaniques sont encore majoritairement peuplées au départ
par des espèces anémochores ainsi que tous les espaces stériles et isolés,
comme les laves, des terrils etc. Les diaspores anémochores sont soit d’une
petitesse telle que la loi de Stokes permet aux vents de les entraîner loin
(graines des Pétunias par exemple) soit plus grandes offrant une prise au vent
par des ailes, ce qui est le cas des semences ailées tournant en hélice (samares
des Érables, des Frênes) ou planant comme une aile delta (graine de
Dioscorea dans l’atmosphère calme de la forêt tropicale) ou encore munies de
soies jouant le rôle de parachute (akènes des Pissenlits, graines d’Épilobes, de
Peupliers…).
Les animaux (zoochorie) jouent un grand rôle au sein des végétations déjà
bien établies et hébergeant une faune diversifiée. Le transport actif ou passif,
se fait soit par ingestion (endozoochorie) suivie d’un rejet soit par adhésion
(exozoochories) aux poils, plumes ou pattes.
Les fourmis (myrmécochorie) transportent des semences en rapport ave leur
taille, ce sont en général des petites graines munies d’appendices alimentaires
pour elles (éléosomes, ex. Violettes). Le rôle des fourmis dans le transport des
semences est plus important qu’on ne le soupçonne.
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