76 Angiospermes
❐ Akènes et drupes
L’absence de déhiscence conduit à ne garder, à l’intérieur du fruit qu’une
graine (parfois 2, rarement plus) : en effet l’enveloppe du fruit – laquelle
assure la protection de la graine dont le tégument s’amincit – ne sera détruite
qu’une fois enfouie dans le sol sous l’influence des intempéries et des attaques
bactériennes, ce qui ne saurait assurer la dispersion de plusieurs graines;
celles-ci se trouveraient disposées côte à côte et se gêneraient mutuellement
lors de la germination.
Primitivement, toute la paroi de l’ovaire se dessèche et se lignifie : c’est un
fruit sec, indéhiscent et uniséminé, c’est-à-dire un akène (de a privatif et du
grec kainen, ouvrir) dont la dispersion est très souvent favorisée par des
crochets, qui se fixent à la toison des animaux, ou par des ailes membraneuses
ou encore par des aigrettes qui permettent au vent de l’entraîner.
Dans un mode plus évolué, la dispersion est assurée grâce à la gourmandise
des animaux : pour cela, seule la partie interne de l’ovaire se lignifie constituant le noyau, tandis que la partie externe devient molle et plus ou moins
succulente : on a un fruit charnu, indéhiscent et uniséminé, c’est-à-dire une
drupe (du latin drupa, olive mûre). Exemples : l’olive, la cerise.
Akène et drupe ne dérivent pas forcément d’un ovaire simple et uniovulé, mais
aussi :
— d’un ovaire simple et contenant plusieurs ovules (ovaire pluriovulé)
lorsque ces derniers avortent tous sauf un;
— d’un ovaire syncarpé lorsqu’il y a avortement de toutes les loges moins une
(s’il est pluriloculaire) et de tous les ovules sauf un (que l’ovaire soit pluriloculaire ou uniloculaire).
Nous en donnerons des exemples concrets lors de l’étude des Fagales.
Cependant, dans certains cas, chaque loge se transforme individuellement en
un akène : on aura ainsi un un diakène ou même un polyakène. À maturité
chaque akène s’individualise par délamination (plus ou moins complexe) des
septums.
Il en est de même des drupes qui, le plus, souvent monospermes, c’est-à-dire à
un seul noyau, peuvent être polyspermes : chacun des « noyaux » s’individualise par pourriture de la pulpe sucrée.
❐ Baies
Les baies, fruits pluriséminés
1 et charnus, peuvent être considérées comme
des fruits primitivement déhiscents mais que l’évolution a rendu secondairement charnus dans un but de dissémination par les animaux.
La succulence du fruit supprime bien sûr tout mécanisme d’ouverture réelle :
les graines sont alors libérées par pourrissement des parties molles qui les
1. Par exception quelques rares baies sont monospermes; ex. : la datte, l’avocat. Ce sont, en fait,
des drupes à noyau régressé.
❐ Akènes et drupes
L’absence de déhiscence conduit à ne garder, à l’intérieur du fruit qu’une
graine (parfois 2, rarement plus) : en effet l’enveloppe du fruit – laquelle
assure la protection de la graine dont le tégument s’amincit – ne sera détruite
qu’une fois enfouie dans le sol sous l’influence des intempéries et des attaques
bactériennes, ce qui ne saurait assurer la dispersion de plusieurs graines;
celles-ci se trouveraient disposées côte à côte et se gêneraient mutuellement
lors de la germination.
Primitivement, toute la paroi de l’ovaire se dessèche et se lignifie : c’est un
fruit sec, indéhiscent et uniséminé, c’est-à-dire un akène (de a privatif et du
grec kainen, ouvrir) dont la dispersion est très souvent favorisée par des
crochets, qui se fixent à la toison des animaux, ou par des ailes membraneuses
ou encore par des aigrettes qui permettent au vent de l’entraîner.
Dans un mode plus évolué, la dispersion est assurée grâce à la gourmandise
des animaux : pour cela, seule la partie interne de l’ovaire se lignifie constituant le noyau, tandis que la partie externe devient molle et plus ou moins
succulente : on a un fruit charnu, indéhiscent et uniséminé, c’est-à-dire une
drupe (du latin drupa, olive mûre). Exemples : l’olive, la cerise.
Akène et drupe ne dérivent pas forcément d’un ovaire simple et uniovulé, mais
aussi :
— d’un ovaire simple et contenant plusieurs ovules (ovaire pluriovulé)
lorsque ces derniers avortent tous sauf un;
— d’un ovaire syncarpé lorsqu’il y a avortement de toutes les loges moins une
(s’il est pluriloculaire) et de tous les ovules sauf un (que l’ovaire soit pluriloculaire ou uniloculaire).
Nous en donnerons des exemples concrets lors de l’étude des Fagales.
Cependant, dans certains cas, chaque loge se transforme individuellement en
un akène : on aura ainsi un un diakène ou même un polyakène. À maturité
chaque akène s’individualise par délamination (plus ou moins complexe) des
septums.
Il en est de même des drupes qui, le plus, souvent monospermes, c’est-à-dire à
un seul noyau, peuvent être polyspermes : chacun des « noyaux » s’individualise par pourriture de la pulpe sucrée.
❐ Baies
Les baies, fruits pluriséminés
1 et charnus, peuvent être considérées comme
des fruits primitivement déhiscents mais que l’évolution a rendu secondairement charnus dans un but de dissémination par les animaux.
La succulence du fruit supprime bien sûr tout mécanisme d’ouverture réelle :
les graines sont alors libérées par pourrissement des parties molles qui les
1. Par exception quelques rares baies sont monospermes; ex. : la datte, l’avocat. Ce sont, en fait,
des drupes à noyau régressé.
