74 Angiospermes
généralement épais, souvent pourvu de dispositifs favorisant leur transport par
l’air ou les animaux (soies, crochets, présence d’une dépendance tégumentaire
succulente ou vivement colorée, appelée arille, arillode dont les animaux sont
friands…).
Qui dit fruit déhiscent, dit fruit sec
1 . En effet, les mécanismes de déhiscence,
plus ou moins comparables à ceux que nous avons vus chez les sporanges de
Fougères ou les étamines de Conifères, exigent des tissus en partie lignifiés
que les variations hygroscopiques font « jouer » et finalement rompre aux
zones de moindre résistance : fente, pore…
On distingue plusieurs variétés de fruits secs, déhiscents, pluriséminés selon
qu’ils dérivent d’un ovaire simple ou composé et suivant leurs modes d’ouverture qui sont réalisées :
— soit au niveau de la suture de la feuille carpellaire ou des carpelles;
— soit au niveau de leur nervure dorsale;
— soit de part et d’autres des placentas;
— ou encore de façon particulière (résultant d’une surévolution).
❐ Gousses et follicules
Ces fruits proviennent d’un ovaire simple; la gousse est généralement issue
d’une seule fleur (ex : Fabacées), contrairement aux follicules (chaque fleur
est à l’origine de plusieurs follicules, ex : Pivoine, Hellébore); la déhiscence
est suturale chez le follicule; double, suturale et dorsale chez la gousse
(fig. 49).
❐ Capsules
Les capsules proviennent d’un ovaire syncarpé et d’une seule fleur; pluriloculaires elles sont issus de carpelles fermés, uniloculaires, de carpelles ouverts;
siliques et pyxides sont des cas particuliers (fig. 50).
Fruits indéhiscents
Chez les fruits indéhiscents, plus récents, la dispersion est réalisée non plus au
niveau des graines mais à celui des fruits eux-mêmes : l’évolution raccourcit
le cycle de développement en shuntant notamment la réalisation complexe des
mécanismes de déhiscence.
1. Exceptionnellement, le Cornichon d’âne (Ecballium, Cucurbitacées) et l’Impatiente (Balsaminacées) ont des fruits charnus à déhiscence explosive mettant en jeu des mécanismes de pression
osmotique.
Fig. 49. Gousse (à gauche) et follicule (à droite).
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