science difficile empruntant, par ce mouvement de rétroaction si caractéristique des sciences modernes, de nombreuses données aux disciplines citées,
dont toutes concourent à mieux situer les espèces et les familles dans le grand
arbre généalogique du règne végétal. Car les caractères pris en considération
pour situer une espèce ou une famille ne sont pas seulement morphologiques,
mais aussi biochimiques, sérologiques, embryologiques, écologiques, etc.
L’ouvrage de Jean-Louis Guignard et Frédéric Dupont présente sous un
volume réduit et de manière concise les grandes unités naturelles. En évitant
de s’encombrer de détails inutiles qui trop souvent découragent le profane, les
auteurs font preuve de dons pédagogiques particulièrement brillants. Ils vont
droit à l’essentiel, mais savent enrichir sa matière d’un fait saillant ou d’une
note personnelle qui allègent le texte et captent l’attention du lecteur.
Le dernier chapitre est constitué par des notions d’écologie végétale, domaine
immense présenté ici avec beaucoup de simplicité et de clarté, au moment où
les sciences de l’environnement tendent à occuper une place toujours plus
grande dans tous les domaines du savoir.
La dernière édition de cet ouvrage tient compte des apports récents de la
biologie moléculaire à l’étude de l’évolution et, notamment, de l’analyse
cladistique des séquences d’ADN nucléaire, chloroplastique ou ribosomiale.
La présentation des grands groupes végétaux suit la nouvelle classification
des plantes à fleurs proposée par les botanistes de l’Angiosperm Phylogeny
Group (APG).
Cet abrégé de botanique, qui est en réalité un précis, — et ce mot est à prendre
dans son vrai sens — constitue une excellente base de départ pour découvrir
l’exubérance et la richesse du monde végétal, dont nous mesurons chaque jour
davantage combien nous sommes proches et solidaires.
Jean-Marie PELT
Professeur émérite de biologie végétale
à l’université de Metz
Président de l’institut européen d’écologie
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