Appareil reproducteur
69
différencient des archégones. S’il semble logique d’identifier l’oosphère des
Angiospermes à celle des Gymnospermes, l’homologie des sept autres
cellules du sac embryonnaire est très discutée et plusieurs théories (théorie de
Porsch, théorie gnétalienne, théorie de Favre-Duchartre, de Vaudois et Tourte)
s’opposent; aussi ne les donnerons-nous pas dans cet abrégé.
Pollinisation
On peut distinguer deux étapes successives dans la pollinisation :
La translation du pollen d’une fleur à l’autre
La fleur, lorsqu’elle est très visible et de couleur vive, est souvent pollinisée
par les insectes
1 (entomogamie ou pollinisation entomophile; du grec
entomon, insecte), beaucoup plus précise que celle assurée par le vent (anémogamie ou pollinisation anémophile).
Très généralement des organes spécialisés ou nectaires sécrètent du nectar
dont se nourrissent les insectes.
On doit ici souligner que l’importance croissante des Plantes à ovaires, au
tertiaire, s’est accompagnée d’un extraordinaire essor des insectes lécheurs et
butineurs, l’un appelant l’autre (= co-évolution).
Inversement on doit noter que de tels insectes étaient inconnus au secondaire
lors de l’apparition des Gymnospermes : on rencontrait alors surtout des
insectes broyeurs ou carnivores.
Le transport par les insectes et le vent permet la pollinisation entre individus
différents (pollinisation croisée).
1. Parfois, ce sont des chauves-souris qui interviennent, notamment sur le Baobab et les Agaves
ou d’autres animaux comme les Lémuriens sur le Ravenala (Strelitziacées) à Madagascar : l’entomogamie est donc un cas particulier de la zoogamie.
Stigmate
Tissu conducteur
Style
Ovule
Nucelle
Ovaire
Cell. mère
4 macrospores dont
1 seule fertile
s
o
3
2
1
a
np
Fig. 44. Apparition d’une cellule-mère dans le nucelle en 1, formation des macrospores en 2 et du sac embryonnaire en 3 : o, oosphère; s, synergides; np, noyaux
polaires; a, antipodes.
69
différencient des archégones. S’il semble logique d’identifier l’oosphère des
Angiospermes à celle des Gymnospermes, l’homologie des sept autres
cellules du sac embryonnaire est très discutée et plusieurs théories (théorie de
Porsch, théorie gnétalienne, théorie de Favre-Duchartre, de Vaudois et Tourte)
s’opposent; aussi ne les donnerons-nous pas dans cet abrégé.
Pollinisation
On peut distinguer deux étapes successives dans la pollinisation :
La translation du pollen d’une fleur à l’autre
La fleur, lorsqu’elle est très visible et de couleur vive, est souvent pollinisée
par les insectes
1 (entomogamie ou pollinisation entomophile; du grec
entomon, insecte), beaucoup plus précise que celle assurée par le vent (anémogamie ou pollinisation anémophile).
Très généralement des organes spécialisés ou nectaires sécrètent du nectar
dont se nourrissent les insectes.
On doit ici souligner que l’importance croissante des Plantes à ovaires, au
tertiaire, s’est accompagnée d’un extraordinaire essor des insectes lécheurs et
butineurs, l’un appelant l’autre (= co-évolution).
Inversement on doit noter que de tels insectes étaient inconnus au secondaire
lors de l’apparition des Gymnospermes : on rencontrait alors surtout des
insectes broyeurs ou carnivores.
Le transport par les insectes et le vent permet la pollinisation entre individus
différents (pollinisation croisée).
1. Parfois, ce sont des chauves-souris qui interviennent, notamment sur le Baobab et les Agaves
ou d’autres animaux comme les Lémuriens sur le Ravenala (Strelitziacées) à Madagascar : l’entomogamie est donc un cas particulier de la zoogamie.
Stigmate
Tissu conducteur
Style
Ovule
Nucelle
Ovaire
Cell. mère
4 macrospores dont
1 seule fertile
s
o
3
2
1
a
np
Fig. 44. Apparition d’une cellule-mère dans le nucelle en 1, formation des macrospores en 2 et du sac embryonnaire en 3 : o, oosphère; s, synergides; np, noyaux
polaires; a, antipodes.
