Gnétophytes
57
Importance des Conifères
Prenant le relai des Fougères, les Gymnospermes furent dominants à l’ère
Secondaire : ils connurent leur apogée au Jurassique, il y a quelques
170 millions d’années, avec plus de 20 000 espèces. Détrônés à leur tour par
les Plantes à ovaires, les Conifères ne sont plus représentés à l’heure actuelle
que par 600 à 1 000 espèces, réparties en 7-8 familles : Pinacées (Pins, Sapins,
Epicéas, Mélèzes, Cèdres…), Cupressacées (Cyprès, Genévriers.
Séquoias…), Taxacées (Ifs…), Araucariacées, Podocarpacées…
Les Conifères sont l’élément dominant des grandes forêts (sibériennes, canadiennes…) de l’hémisphère Nord. Partout ailleurs, excepté en montagne, à
l’étage des résineux et en Méditerranée (Pins), l’importance des Conifères est
faible. On ne connaît aucune espèce équatoriale.
On utilise leur bois (poteaux, agglomérés. mobiliers, pâte à papier surtout) et
leur résine (essence de térébenthine, colophane). Le taxol, principe actif
extrait de l’If du Pacifique (Taxus brevifolia), présente des propriétés
antitumorales.
On rencontre le plus souvent :
— les Sapins, Epicéas, Mélèzes en montagne,
— les Pins en montagne et en Méditerranée,
— le Genévrier commun qui est la seule espèce spontanée de la région
parisienne.
Les Ifs, les Cèdres, les Séquoias et bien d’autres espèces ornementales sont
cultivés. Les Cyprès, si caractéristiques des paysages provençaux, sont en fait
plantés comme brise-vent et pour l’ornement; leur pollen est responsable
d’allergies respiratoires en fin d’hiver.
GNÉTOPHYTES = ÉPHÉDRA, GNÉTUM
ET WELWITSCHIA
Les Gnétophytes, groupe isolé dans la flore actuelle, se limitent à trois genres :
— Les Ephèdres (Éphédracées), buissons à port de Prêle (environ 35 espèces),
se rencontrent dans les zones sèches montagnardes et méditerranéennes.
— Les Gnétums (Gnétacées) sont des lianes tropicales (30 espèces).
— Le Welwitschia mirabilis (Welwitschiacées), fig. 36, vit dans le désert du
Namib (Afrique australe).
Les Gnétophytes ont la particularité de protéger leurs micro- et macrosporophylles par des enveloppes bractéennes, ce qui rappelle la fleur des
Angiospermes. De même les étamines sont pourvues d’un filet et parfois de
nectaires. Mais les organes reproducteurs restent unisexués et très généralement dioïques.
La présence de vaisseaux parfaits est un caractère évolué, de même qu’une
ébauche de double fécondation chez les Ephèdres (cf. note p. 72).
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Importance des Conifères
Prenant le relai des Fougères, les Gymnospermes furent dominants à l’ère
Secondaire : ils connurent leur apogée au Jurassique, il y a quelques
170 millions d’années, avec plus de 20 000 espèces. Détrônés à leur tour par
les Plantes à ovaires, les Conifères ne sont plus représentés à l’heure actuelle
que par 600 à 1 000 espèces, réparties en 7-8 familles : Pinacées (Pins, Sapins,
Epicéas, Mélèzes, Cèdres…), Cupressacées (Cyprès, Genévriers.
Séquoias…), Taxacées (Ifs…), Araucariacées, Podocarpacées…
Les Conifères sont l’élément dominant des grandes forêts (sibériennes, canadiennes…) de l’hémisphère Nord. Partout ailleurs, excepté en montagne, à
l’étage des résineux et en Méditerranée (Pins), l’importance des Conifères est
faible. On ne connaît aucune espèce équatoriale.
On utilise leur bois (poteaux, agglomérés. mobiliers, pâte à papier surtout) et
leur résine (essence de térébenthine, colophane). Le taxol, principe actif
extrait de l’If du Pacifique (Taxus brevifolia), présente des propriétés
antitumorales.
On rencontre le plus souvent :
— les Sapins, Epicéas, Mélèzes en montagne,
— les Pins en montagne et en Méditerranée,
— le Genévrier commun qui est la seule espèce spontanée de la région
parisienne.
Les Ifs, les Cèdres, les Séquoias et bien d’autres espèces ornementales sont
cultivés. Les Cyprès, si caractéristiques des paysages provençaux, sont en fait
plantés comme brise-vent et pour l’ornement; leur pollen est responsable
d’allergies respiratoires en fin d’hiver.
GNÉTOPHYTES = ÉPHÉDRA, GNÉTUM
ET WELWITSCHIA
Les Gnétophytes, groupe isolé dans la flore actuelle, se limitent à trois genres :
— Les Ephèdres (Éphédracées), buissons à port de Prêle (environ 35 espèces),
se rencontrent dans les zones sèches montagnardes et méditerranéennes.
— Les Gnétums (Gnétacées) sont des lianes tropicales (30 espèces).
— Le Welwitschia mirabilis (Welwitschiacées), fig. 36, vit dans le désert du
Namib (Afrique australe).
Les Gnétophytes ont la particularité de protéger leurs micro- et macrosporophylles par des enveloppes bractéennes, ce qui rappelle la fleur des
Angiospermes. De même les étamines sont pourvues d’un filet et parfois de
nectaires. Mais les organes reproducteurs restent unisexués et très généralement dioïques.
La présence de vaisseaux parfaits est un caractère évolué, de même qu’une
ébauche de double fécondation chez les Ephèdres (cf. note p. 72).
