Caractères généraux
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Pollinisation et fécondation
Transportés par le vent (pollinisation anémophile, du grec anemos, vent et
philos, ami), les grains de pollen, sont retenus au niveau de l’ovule par des
sécrétions collantes et sucrées provenant de la sève élaborée. Cette nouvelle
source de nourriture est à l’origine du transport par les insectes, qui deviendra
prépondérant chez les Angiospermes. Par exemple, parallèlement au transport
par le vent, des charançons qui vivent sur les cônes mâles des Cycadales visitent les cônes femelles à la recherche des sécrétions et véhiculent du pollen.
Les grains de pollen germent au sommet du micropyle en donnant un tube
pollinique qui s’y enracine, puis libère les anthérozoïdes encore ciliés qui
gagnent les oosphères à travers les tissus plus ou moins liquéfiés surmontant le
gamétophyte (fig. 24).
Il y a là un progrès fondamental : la fécondation s’est affranchie de l’eau extérieure et peut se réaliser en période de relative sécheresse.
Ce n’est que chez les clades les plus évolués, les Pinophytes, les Gnétophytes
et les Angiospermes que se réalisent de véritables tubes polliniques conduisant
2
nu. liq
mic.
p
tég.
anth.
oos.
prot.
1
Fig. 24. Fécondation chez les Cycadales. En 1, schéma général; mic, micropyle; p,
grains de pollen germés « enracinés » dans le nucelle du sporange; anth,
anthérozoïdes; oos, oosphère; prot, prothalle (endosperme); nu. Iiq., nucelle
liquéfié. – En 2, anthérozoïde grossi montrant la couronne de cils. En réalité,
chez les Cycas et le Ginkgo, les cils ne sont plus fonctionnels : les anthérozoides
ne « nagent » pas dans le nucelle liquéfié, mais descendent par gravité. Comme
plusieurs grains de pollen germent, il se trouve toujours un anthérozoïde pour
tomber à l’aplomb de l’une des oosphères.
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