266 Notions élémentaires sur la répartition des végétaux
Chêne liège » ou « du Chêne vert » dans l’étage méditerranéen, dites « du
Hêtre » dans l’étage montagnard, par exemple).
La série est une unité cartographique de végétation pratique, incluant les
divers stades d’évolution de la végétation vers un climax potentiel qui existerait en l’absence d’interventions humaines. Ces données sont utiles à
l’agronome, au forestier, au paysagiste, car elles traduisent bien les conditions
écologiques.
Chaque série est caractérisée par une couleur particulière et les divers stades
évolutifs ou physionomiques dans une série sont indiqués par l’intensité de
cette couleur. De nombreuses conventions et sigles permettent de pousser très
loin dans le détail la représentation des divers types de végétation d’une
région, les fonds blancs étant réservés aux cultures et eux-mêmes complétés
par des symboles traduisant types de cultures, de bocages etc.
Les gammes de couleurs choisies ont une signification écologique précise, les
teintes bleu et violet étant, par exemple, choisies pour des végétations caractérisant des conditions d’hygrométrie atmosphérique élevée et de froid relatif,
les teintes rouge et jaune s’appliquant à des conditions chaudes et sèches.
Dans nos régions, la dynamique de la végétation est telle que si, dans une série
donnée, celle du Hêtre par exemple, il existe une pelouse, cette pelouse
évoluera lentement vers une hêtraie si l’homme n’intervient pas : la fauche
régulière ou le pâturage maintiendront le stade « pelouse » en évitant l’invasion par des broussailles puis par des arbres. Un champ, qui représente un
stade poussé d’artificialisation de la végétation, aura lui-même des potentialités agricoles bien différentes selon qu’il se trouvera dans la série du Chêne
vert ou dans celle du Hêtre.
Ces diverses études exigent une expérience qui ne peut s’acquérir qu’en fonction d’une longue pratique du terrain, mais l’utilisation de la photographie
aérienne couplée au GPS (Global Positioning System) et au traitement informatisé des données par SIG (Système d’Information Géographique) apporte
une aide considérable à l’élaboration des cartes de végétation.
Les associations végétales
Les autres facteurs – principalement édaphiques et micro-climatiques, puis
biotiques et internes –, joints aux facteurs historiques à l’origine de la diversification des flores (cf. p. 260), jouent un rôle déterminant dans l’élaboration
des multiples structures de la végétation, mais, cette fois, à un échelon
régional ou même local. On peut alors distinguer avec beaucoup plus de précision des types de végétation (groupements, associations végétales) dont la
cartographie éventuelle sera nécessairement réalisée à une grande échelle, de
l’ordre du 20 000
e . En utilisant ainsi les critères écologiques et floristiques, on
met en évidence l’existence de « groupes écologiques » pouvant caractériser
les types de végétations.
Par exemple, on reconnaîtra différents types de hêtraies, de chênaies, de
maquis et de garrigues méditerranéens, de tourbières à sphaignes, de landes
acides etc.
Chêne liège » ou « du Chêne vert » dans l’étage méditerranéen, dites « du
Hêtre » dans l’étage montagnard, par exemple).
La série est une unité cartographique de végétation pratique, incluant les
divers stades d’évolution de la végétation vers un climax potentiel qui existerait en l’absence d’interventions humaines. Ces données sont utiles à
l’agronome, au forestier, au paysagiste, car elles traduisent bien les conditions
écologiques.
Chaque série est caractérisée par une couleur particulière et les divers stades
évolutifs ou physionomiques dans une série sont indiqués par l’intensité de
cette couleur. De nombreuses conventions et sigles permettent de pousser très
loin dans le détail la représentation des divers types de végétation d’une
région, les fonds blancs étant réservés aux cultures et eux-mêmes complétés
par des symboles traduisant types de cultures, de bocages etc.
Les gammes de couleurs choisies ont une signification écologique précise, les
teintes bleu et violet étant, par exemple, choisies pour des végétations caractérisant des conditions d’hygrométrie atmosphérique élevée et de froid relatif,
les teintes rouge et jaune s’appliquant à des conditions chaudes et sèches.
Dans nos régions, la dynamique de la végétation est telle que si, dans une série
donnée, celle du Hêtre par exemple, il existe une pelouse, cette pelouse
évoluera lentement vers une hêtraie si l’homme n’intervient pas : la fauche
régulière ou le pâturage maintiendront le stade « pelouse » en évitant l’invasion par des broussailles puis par des arbres. Un champ, qui représente un
stade poussé d’artificialisation de la végétation, aura lui-même des potentialités agricoles bien différentes selon qu’il se trouvera dans la série du Chêne
vert ou dans celle du Hêtre.
Ces diverses études exigent une expérience qui ne peut s’acquérir qu’en fonction d’une longue pratique du terrain, mais l’utilisation de la photographie
aérienne couplée au GPS (Global Positioning System) et au traitement informatisé des données par SIG (Système d’Information Géographique) apporte
une aide considérable à l’élaboration des cartes de végétation.
Les associations végétales
Les autres facteurs – principalement édaphiques et micro-climatiques, puis
biotiques et internes –, joints aux facteurs historiques à l’origine de la diversification des flores (cf. p. 260), jouent un rôle déterminant dans l’élaboration
des multiples structures de la végétation, mais, cette fois, à un échelon
régional ou même local. On peut alors distinguer avec beaucoup plus de précision des types de végétation (groupements, associations végétales) dont la
cartographie éventuelle sera nécessairement réalisée à une grande échelle, de
l’ordre du 20 000
e . En utilisant ainsi les critères écologiques et floristiques, on
met en évidence l’existence de « groupes écologiques » pouvant caractériser
les types de végétations.
Par exemple, on reconnaîtra différents types de hêtraies, de chênaies, de
maquis et de garrigues méditerranéens, de tourbières à sphaignes, de landes
acides etc.
