264 Notions élémentaires sur la répartition des végétaux
prélever quoi que ce soit, les épiphytes (Lichens, Mousses, différentes
Fougères ainsi que de nombreuses Broméliacées et Aracées en forêt tropicale
pluvieuse) ou en leur prélevant des nutriments au niveau des sèves, les hémicomme le Gui (p. 192) ou les Rhinanthes (p. 228) et holoparasites tels que les
Cuscutes (p. 237) ou les Orobanches (p. 228), les saprophytes comme les
Monotropes (p. 206) et la Néottie (p. 100) et enfin, les plantes carnivores,
vivant sur des sols très pauvres en azote, comme ceux des tourbières, qui se
sont spécialisées dans la capture de petits animaux (Drosera… cf. p. 202).
Les formations végétales
Facteurs climatiques, édaphiques, biotiques, internes sont les divers paramètres qui déterminent très généralement la structure de la végétation.
Mais tous ces paramètres n’ont pas la même importance, certains jouant un
rôle à l’échelle universelle et d’autres demeurant déterminants à l’échelon
régional ou local. De loin, les facteurs principaux sont les facteurs climatiques. C’est ainsi que les conditions du climat, quels que soient les sols,
l’intensité de la concurrence vitale, les mécanismes d’adaptation…, dessinent
sur le globe de vastes zones disposées en bandes grossièrement parallèles à
l’équateur (étagement latitudinal) appelées biomes : outre leur composante
animale, ils comprennent des formations végétales telles que : forêts denses
ombrophiles
1 équatoriales, forêts tropicales, savanes, steppes, déserts, forêts
tempérées, toundras…
De même l’étagement de la végétation en altitude (forêts de feuillus suivies
par les résineux, puis par les pelouses alpines au sommet) s’observe dans une
grande partie du monde. Les seules exceptions sont, en fait, constituées par
des types aberrants, locaux, correspondant à des morphologies exceptionnelles (« coussinets épineux » des hautes montagnes méditerranéennes,
phanérophytes scapeux
2 des hautes montagnes tropicales).
Les formations végétales sont caractérisés par un même aspect, une même
physionomie et évoluent, dans les conditions naturelles, vers un état d’équilibre
appelé « climax ». Ainsi, sous le climat du Bassin parisien, en l’absence de
toute action humaine, le climax serait une futaie stable d’arbres à feuilles caduques (cf. par exemple, les réserves intégrales de la Forêt de Fontainebleau).
La cartographie de la végétation permet d’apprécier l’importance relative des
grands ensembles. Citons la « Carte de la végétation de la France » au
1/200 000, celles aux 1/100 000 et au 1/50 000 pour les Alpes, celle de
l’Europe au 1/3 000 000 (fig. 181) et celles au 1/1 000 000 pour le Monde.
Le critère le plus communément utilisé est celui des « étages de végétation »
interprétés par l’analyse de « séries de végétation » facilement discernables et
qui sont caractérisées par leur ou leurs espèces dominantes (séries dites « du
1. Du grec ombros, la pluie.
2. Du latin scapus, tige, hampe. Les Séneçons arborescents (cf. p. 248) appartiennent à ces
formations.
prélever quoi que ce soit, les épiphytes (Lichens, Mousses, différentes
Fougères ainsi que de nombreuses Broméliacées et Aracées en forêt tropicale
pluvieuse) ou en leur prélevant des nutriments au niveau des sèves, les hémicomme le Gui (p. 192) ou les Rhinanthes (p. 228) et holoparasites tels que les
Cuscutes (p. 237) ou les Orobanches (p. 228), les saprophytes comme les
Monotropes (p. 206) et la Néottie (p. 100) et enfin, les plantes carnivores,
vivant sur des sols très pauvres en azote, comme ceux des tourbières, qui se
sont spécialisées dans la capture de petits animaux (Drosera… cf. p. 202).
Les formations végétales
Facteurs climatiques, édaphiques, biotiques, internes sont les divers paramètres qui déterminent très généralement la structure de la végétation.
Mais tous ces paramètres n’ont pas la même importance, certains jouant un
rôle à l’échelle universelle et d’autres demeurant déterminants à l’échelon
régional ou local. De loin, les facteurs principaux sont les facteurs climatiques. C’est ainsi que les conditions du climat, quels que soient les sols,
l’intensité de la concurrence vitale, les mécanismes d’adaptation…, dessinent
sur le globe de vastes zones disposées en bandes grossièrement parallèles à
l’équateur (étagement latitudinal) appelées biomes : outre leur composante
animale, ils comprennent des formations végétales telles que : forêts denses
ombrophiles
1 équatoriales, forêts tropicales, savanes, steppes, déserts, forêts
tempérées, toundras…
De même l’étagement de la végétation en altitude (forêts de feuillus suivies
par les résineux, puis par les pelouses alpines au sommet) s’observe dans une
grande partie du monde. Les seules exceptions sont, en fait, constituées par
des types aberrants, locaux, correspondant à des morphologies exceptionnelles (« coussinets épineux » des hautes montagnes méditerranéennes,
phanérophytes scapeux
2 des hautes montagnes tropicales).
Les formations végétales sont caractérisés par un même aspect, une même
physionomie et évoluent, dans les conditions naturelles, vers un état d’équilibre
appelé « climax ». Ainsi, sous le climat du Bassin parisien, en l’absence de
toute action humaine, le climax serait une futaie stable d’arbres à feuilles caduques (cf. par exemple, les réserves intégrales de la Forêt de Fontainebleau).
La cartographie de la végétation permet d’apprécier l’importance relative des
grands ensembles. Citons la « Carte de la végétation de la France » au
1/200 000, celles aux 1/100 000 et au 1/50 000 pour les Alpes, celle de
l’Europe au 1/3 000 000 (fig. 181) et celles au 1/1 000 000 pour le Monde.
Le critère le plus communément utilisé est celui des « étages de végétation »
interprétés par l’analyse de « séries de végétation » facilement discernables et
qui sont caractérisées par leur ou leurs espèces dominantes (séries dites « du
1. Du grec ombros, la pluie.
2. Du latin scapus, tige, hampe. Les Séneçons arborescents (cf. p. 248) appartiennent à ces
formations.
