Solanacées 233
La fleur
La fleur possède une corolle régulière dont la forme est très variable : rotacée
chez les Solanum, en long tube chez le Tabac, Datura…
Cette fleur est remarquable par :
— Le calice qui demeure après la fécondation (calice marcescent) et entoure
la base du fruit à maturité (Belladone, Jusquiame…). Chez l’Amour en cage
(Alkékenge), le calice, (dit accrescent) s’accroît, enclôt le fruit et prend une
teinte orange.
— Et surtout, par le plan oblique des deux carpelles. Ce plan oblique des
carpelles (fig. 159, fig. 160) entraîne, chez certaines espèces, une très légère
zygomorphie de l’androcée et de la corolle (Jusquiame, par exemple), qui,
chez les espèces surévoluées comme les Pétunias et alliées, conduit à un
androcée et à une corolle nettement zygomorphes; certaines étamines sont
alors réduites à des staminodes.
Les deux carpelles contiennent de nombreux ovules droits ou légèrement courbes.
3
b≤
2
a¢
b
a≤
b¢
1
b
a
2
Fig. 158. Inflorescence de Solanacées. Schéma montrant l’entraînement de l’une des
deux bractées de chaque nœud au nœud supérieur. 1, 2 et 3, générations
successives de rameaux; b, bractée-mère de 1; α bractée axillant la branche de
la cyme bipare ne se développant pas (elle reste à l’état de bourgeon); b,
bractée axillant la branche de la cyme bipare se développant (rameau 2), mais
se trouvant entraînée au nœud suivant; α′ et β′ bractées correspondant au
rameau 2; α″ et β″, bractées correspondant au rameau 3, etc. : à chaque
niveau, une des branches de la cyme bipare avorte mais garde la bractée qui
l’axile; la bractée de l’autre branche est entraînée au nœud supérieur.
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