Lamiacées 221
Les fleurs ne possèdent que deux étamines seulement.
Les pétales et les sépales sont également des multiples de deux : 4 et 4.
Chez quelques espèces primitives, comme les Jasmins, il existe encore trois
verticilles périanthaires, soit un calice et deux cycles de pétales plus ou moins
complets, ce qui conduit à des corolles pentamères, hexamères, heptamères…
L’addition de ces verticilles décale la position des étamines et des carpelles,
les premières (ailleurs latérales) deviennent antéro-postérieures, les seconds
(ailleurs antéro-postérieurs) deviennent latéraux.
La torsion de la corolle qui caractérise la préfloraison tordue (engendrant un
bord recouvert et un bord recouvrant pour chaque pièce) n’est pas présente
chez toutes les espèces, certaines possédant une préfloraison valvaire, dans
laquelle les pétales se touchent bord à bord (cf. note p. 184).
Les carpelles « fermés » sont au nombre de deux. La formule formule florale
type est donc :
4 S + 4 P + 2 E + 2 C
Le fruit est très variable : c’est un des traits de la famille.
— Lorsque plusieurs ovules se développent (en général 4 – deux par loges –
mais parfois plus; ex. Forsythia) :
• le fruit sera une capsule; ex. : Lilas;
• ou une baie : ex. : Troènes.
— Lorsque tous les ovules avortent sauf un, le fruit sera indéhiscent :
• soit une drupe comme chez l’Olivier;
• soit un akène ailé (ou samare) chez les Frênes.
L’Olivier, les Frênes, les Lilas, les Troènes, les Forsythia, sont les espèces les
plus intéressantes.
LAMIACÉES (LAMIALES
1
)
Généralités
Les Lamiacées comprennent environ 7 000 espèces dont l’aire de dispersion
est extrêmement étendue, mais avec une prépondérance pour les régions
méditerranéennes : Thym, Lavande, Romarin caractérisent la flore des garrigues. Les Lamiacées sont rares, par contre, dans les régions arctiques et en
haute montagne.
C’est une famille très homogène : une Lamiacée est facile à reconnaître.
Appareil végétatif
— Ce sont des herbes (fig. 150) à tiges quadrangulaires (souvent renflées
aux nœuds) se multipliant, en une même saison, à l’aide de rejets aériens
1. Du genre Lamium, (du grec laïmos, gueule ouverte; forme de la corolle), Lamier.
Les fleurs ne possèdent que deux étamines seulement.
Les pétales et les sépales sont également des multiples de deux : 4 et 4.
Chez quelques espèces primitives, comme les Jasmins, il existe encore trois
verticilles périanthaires, soit un calice et deux cycles de pétales plus ou moins
complets, ce qui conduit à des corolles pentamères, hexamères, heptamères…
L’addition de ces verticilles décale la position des étamines et des carpelles,
les premières (ailleurs latérales) deviennent antéro-postérieures, les seconds
(ailleurs antéro-postérieurs) deviennent latéraux.
La torsion de la corolle qui caractérise la préfloraison tordue (engendrant un
bord recouvert et un bord recouvrant pour chaque pièce) n’est pas présente
chez toutes les espèces, certaines possédant une préfloraison valvaire, dans
laquelle les pétales se touchent bord à bord (cf. note p. 184).
Les carpelles « fermés » sont au nombre de deux. La formule formule florale
type est donc :
4 S + 4 P + 2 E + 2 C
Le fruit est très variable : c’est un des traits de la famille.
— Lorsque plusieurs ovules se développent (en général 4 – deux par loges –
mais parfois plus; ex. Forsythia) :
• le fruit sera une capsule; ex. : Lilas;
• ou une baie : ex. : Troènes.
— Lorsque tous les ovules avortent sauf un, le fruit sera indéhiscent :
• soit une drupe comme chez l’Olivier;
• soit un akène ailé (ou samare) chez les Frênes.
L’Olivier, les Frênes, les Lilas, les Troènes, les Forsythia, sont les espèces les
plus intéressantes.
LAMIACÉES (LAMIALES
1
)
Généralités
Les Lamiacées comprennent environ 7 000 espèces dont l’aire de dispersion
est extrêmement étendue, mais avec une prépondérance pour les régions
méditerranéennes : Thym, Lavande, Romarin caractérisent la flore des garrigues. Les Lamiacées sont rares, par contre, dans les régions arctiques et en
haute montagne.
C’est une famille très homogène : une Lamiacée est facile à reconnaître.
Appareil végétatif
— Ce sont des herbes (fig. 150) à tiges quadrangulaires (souvent renflées
aux nœuds) se multipliant, en une même saison, à l’aide de rejets aériens
1. Du genre Lamium, (du grec laïmos, gueule ouverte; forme de la corolle), Lamier.
