186 Eurosidées II
— L’androcée est souvent (fig. 123) composé d’étamines unies par leur filets
pour former un tube portant au sommet des anthères réduites à une loge.
Il y a là superposition de trois phénomènes :
• Un, fondamental, qui consiste à la subdivision, par méristémonie, des
5 étamines de l’androcée primitif, en 5 phalanges
1 (ou groupes) d’étamines.
• Un second qui consiste en la soudure des étamines par leurs filets, en un
tube. Ce dernier, chez les espèces moins évoluées comme la Rose de Chine
(Hibiscus), porte encore 5 dents au sommet, correspondant aux 5 phalanges et
montrant bien l’origine pentamère de l’androcée.
De plus, chez ces espèces, les étamines ne sont pas encore toutes groupées au
sommet, comme chez la Mauve, mais réparties tout le long du tube.
• Enfin, un dernier phénomène, plus secondaire, consiste en la segmentation de
chaque étamine en deux «demi-étamines » (d’où les anthères réduites a une loge).
— Les carpelles, « fermés », sont soudés en un ovaire à placentation axile.
Leurs styles sont unis en une colonne centrale qui coulisse à l’intérieur du
tube staminal, laissant les stigmates libres au sommet (d’où le nom de Columnifères donné par les anciens botanistes à cette famille). En fait, les stigmates
ne s’épanouissent généralement que lorsque le tube staminal est flétri et
tombe : les éléments mâles et femelles d’une même fleur ne sont donc pas
mûrs en même temps et il y a pollinisation croisée.
On observe, au niveau des carpelles, une évolution parallèle à celle décrite
pour les étamines, c’est-à-dire la subdivision des carpelles, mais ceci avec un
certain retard (fig. 123).
En effet, alors que chez les Malvacées actuelles, on observe rarement
l’androcée primitif à 5 étamines
2 non encore subdivisées, les Malvacées des
régions chaudes ont conservé 5 carpelles pluriovulés.
Puis, ces carpelles, par subdivision, tout comme les étamines, se transforment
en 5 phalanges de carpelles.
Chez certaines espèces – comme les Malopes – ces cinq phalanges sont
encore nettement visibles, tant au niveau des corps ovariens que des stigmates
groupés en 5 faisceaux.
Chez, les autres, comme la Mauve, les carpelles, disposés « en parts de
gâteau » forment une couronne et les stigmates ne sont plus groupés en
faisceaux : il est impossible de distinguer alors les phalanges primitives.
Le fruit
Cette multiplication des carpelles, chez les espèces évoluées, entraîne un
manque de place pour chacun d’eux, aussi les loges devenues uniovulées se
1. La colonne staminale est très courte, formée de 20 demi-étamines (paraissant 10 étamines)
chez les Kolatiers, de 10 demi-étamines (paraissant 5) + 5 staminodes chez les Cacaoyers. Chez
les Tilleuls les étamines, libres ou faiblement unies à la base, sont seulement regroupées en 5
phalanges et ne se soudent pas en colonne.
2. Les cinq étamines primitives sont visibles par exemple chez le Fremontodendron de Californie.
— L’androcée est souvent (fig. 123) composé d’étamines unies par leur filets
pour former un tube portant au sommet des anthères réduites à une loge.
Il y a là superposition de trois phénomènes :
• Un, fondamental, qui consiste à la subdivision, par méristémonie, des
5 étamines de l’androcée primitif, en 5 phalanges
1 (ou groupes) d’étamines.
• Un second qui consiste en la soudure des étamines par leurs filets, en un
tube. Ce dernier, chez les espèces moins évoluées comme la Rose de Chine
(Hibiscus), porte encore 5 dents au sommet, correspondant aux 5 phalanges et
montrant bien l’origine pentamère de l’androcée.
De plus, chez ces espèces, les étamines ne sont pas encore toutes groupées au
sommet, comme chez la Mauve, mais réparties tout le long du tube.
• Enfin, un dernier phénomène, plus secondaire, consiste en la segmentation de
chaque étamine en deux «demi-étamines » (d’où les anthères réduites a une loge).
— Les carpelles, « fermés », sont soudés en un ovaire à placentation axile.
Leurs styles sont unis en une colonne centrale qui coulisse à l’intérieur du
tube staminal, laissant les stigmates libres au sommet (d’où le nom de Columnifères donné par les anciens botanistes à cette famille). En fait, les stigmates
ne s’épanouissent généralement que lorsque le tube staminal est flétri et
tombe : les éléments mâles et femelles d’une même fleur ne sont donc pas
mûrs en même temps et il y a pollinisation croisée.
On observe, au niveau des carpelles, une évolution parallèle à celle décrite
pour les étamines, c’est-à-dire la subdivision des carpelles, mais ceci avec un
certain retard (fig. 123).
En effet, alors que chez les Malvacées actuelles, on observe rarement
l’androcée primitif à 5 étamines
2 non encore subdivisées, les Malvacées des
régions chaudes ont conservé 5 carpelles pluriovulés.
Puis, ces carpelles, par subdivision, tout comme les étamines, se transforment
en 5 phalanges de carpelles.
Chez certaines espèces – comme les Malopes – ces cinq phalanges sont
encore nettement visibles, tant au niveau des corps ovariens que des stigmates
groupés en 5 faisceaux.
Chez, les autres, comme la Mauve, les carpelles, disposés « en parts de
gâteau » forment une couronne et les stigmates ne sont plus groupés en
faisceaux : il est impossible de distinguer alors les phalanges primitives.
Le fruit
Cette multiplication des carpelles, chez les espèces évoluées, entraîne un
manque de place pour chacun d’eux, aussi les loges devenues uniovulées se
1. La colonne staminale est très courte, formée de 20 demi-étamines (paraissant 10 étamines)
chez les Kolatiers, de 10 demi-étamines (paraissant 5) + 5 staminodes chez les Cacaoyers. Chez
les Tilleuls les étamines, libres ou faiblement unies à la base, sont seulement regroupées en 5
phalanges et ne se soudent pas en colonne.
2. Les cinq étamines primitives sont visibles par exemple chez le Fremontodendron de Californie.
