170 Eurosidées I
Chez le Châtaignier, les chatons dressés, odorants, entomogames, souvent
androgynes, à tépales colorés en blanc, sont les témoins de la pollinisation
primitivement entomophile de la famille.
3. Après la fécondation, les bractées des chatons femelles, peuvent persister,
s’accroître et devenir :
— soit des écailles qui restent attachées à l’axe de l’épi (chez l’Aulne, par
exemple : l’ensemble prend l’aspect d’une petite pomme de Pin) ou tombent
en même temps que le fruit (chez le Bouleau, il se forme une écaille trilobée);
— soit se souder au fruit ou l’envelopper à maturité (ex. : noisette, gland…, cf.
fig. 114).
Les fruits sont des akènes.
Chez le Bouleau, les parois de l’akène différencient une aile circulaire : on dit
que l’on a une samare.
Chez le Noisetier, la paroi de l’akène est osseuse, on dit que c’est une nucule.
Samares et nucules ne sont que des variétés de l’akène.
st
b
Ǩ
2
b
ǩ
ǩ
1
Ǩ
Fig. 113. Exemples de chatons (encore appelés amentums) chez les Fagacées (Chêne
rouvre) et chez les Bétulacées (Noisetier). En 1, rameau mâle (à gauche) et
femelle (à droite) du Chêne et détail des fleurs mâles et femelles; en 2, chatons
mâles à deux stades d’épanouissement du Noisetier et détail de la cyme mâle et
du chaton femelle constitué de deux fleurs femelles (seulement visibles par
leurs stigmates, st, et protégées par les différentes bractées; en b, celle axillant
la cyme).
Précédent

- 180/295

Suivant