Rosacées 167
• Les fruits sont des petites drupes ou drupéoles
– c’est le cas du Framboisier
– le thalamus reste sec : c’est l’ensemble des drupéoles ici plus ou moins
concrescentes entre elles qui est comestible (chez le Roncier, la soudure des
drupéoles est encore imparfaite).
3. Le réceptacle est creusé en coupe
• Les fruits sont des akènes : poilus et très nombreux chez les Églantiers où le
réceptacle devient charnu et rouge (cynorrhodon), peu nombreux chez
l’Aigremoine où le réceptacle, réduit, reste membraneux
• Les fruits sont des drupes : ils seront donc volumineux à maturité et le
nombre des carpelles est réduit.
Chez les Pommiers et les Poiriers, les 5 drupes proviennent de 5 carpelles,
plus ou moins soudés latéralement et concrescents au réceptacle; elles sont
donc, elles aussi, soudées entre elles et avec le réceptacle : les parties comestibles de la pomme et de la poire sont formées par la partie externe et charnue
des drupes et surtout par le réceptacle devenu également charnu (au sommet
du « fruit », on retrouve les restes, fanés, des sépales, pétales et étamines).
Les noyaux sont rarement ligneux, comme chez le Néflier ou l’Aubépine, mais,
généralement, simplement parcheminés et les parties les plus dures du fruit
correspondent aux téguments des graines appelées ici communément «pépins
1 ».
4. La coupe devient caduque chez les Pruniers et, de façon générale, chez les
Rosacées à noyau dont la fleur ne comporte qu’un seul carpelle. La drupe est nue à
maturité et, au sommet d’une pêche, d’une cerise, on ne retrouve pas les restes des
sépales, pétales et étamines, mais simplement la trace de l’insertion du style. La
dépression longitudinale de ces fruits correspond à la ligne de suture du carpelle.
La drupe à maturité est parfois très peu charnue comme chez les Amandiers.
Principales espèces
Nous avons déjà cité les principales espèces au cours de notre étude. De
nombreuses espèces sont cultivées comme plante d’ornement (Rosiers, Cotonéasters, Corète)… et surtout comme arbres fruitiers.
Le Prunus africana, une des rares Rosacées tropicales, est utilisé dans
l’adénome de la prostate.
L’huile extraite des graines de l’Amandier (huile d’amandes douces) et celle
obtenue à partir de plusieurs Rosacées à noyaux (huile de noyaux), sont
inscrites à la pharmacopée.
*
Les Rhamnacées comprennent 900 espèces. Le Nerprun (Rhamnus cathartica) intéresse le pharmacien pour les propriétés laxatives des « baies » – en réalité des drupes –
il en est de même de l’écorce de Bourdaine (Frangula alnus).
1. Le terme « pépin » est généralement réservé aux graines contenues dans des baies (ex. : pépins
de raisin, pépins d’orange…); celui d’amande aux graines contenues dans un noyau. À l’origine,
les pépinières semaient surtout des arbres à pépins.
• Les fruits sont des petites drupes ou drupéoles
– c’est le cas du Framboisier
– le thalamus reste sec : c’est l’ensemble des drupéoles ici plus ou moins
concrescentes entre elles qui est comestible (chez le Roncier, la soudure des
drupéoles est encore imparfaite).
3. Le réceptacle est creusé en coupe
• Les fruits sont des akènes : poilus et très nombreux chez les Églantiers où le
réceptacle devient charnu et rouge (cynorrhodon), peu nombreux chez
l’Aigremoine où le réceptacle, réduit, reste membraneux
• Les fruits sont des drupes : ils seront donc volumineux à maturité et le
nombre des carpelles est réduit.
Chez les Pommiers et les Poiriers, les 5 drupes proviennent de 5 carpelles,
plus ou moins soudés latéralement et concrescents au réceptacle; elles sont
donc, elles aussi, soudées entre elles et avec le réceptacle : les parties comestibles de la pomme et de la poire sont formées par la partie externe et charnue
des drupes et surtout par le réceptacle devenu également charnu (au sommet
du « fruit », on retrouve les restes, fanés, des sépales, pétales et étamines).
Les noyaux sont rarement ligneux, comme chez le Néflier ou l’Aubépine, mais,
généralement, simplement parcheminés et les parties les plus dures du fruit
correspondent aux téguments des graines appelées ici communément «pépins
1 ».
4. La coupe devient caduque chez les Pruniers et, de façon générale, chez les
Rosacées à noyau dont la fleur ne comporte qu’un seul carpelle. La drupe est nue à
maturité et, au sommet d’une pêche, d’une cerise, on ne retrouve pas les restes des
sépales, pétales et étamines, mais simplement la trace de l’insertion du style. La
dépression longitudinale de ces fruits correspond à la ligne de suture du carpelle.
La drupe à maturité est parfois très peu charnue comme chez les Amandiers.
Principales espèces
Nous avons déjà cité les principales espèces au cours de notre étude. De
nombreuses espèces sont cultivées comme plante d’ornement (Rosiers, Cotonéasters, Corète)… et surtout comme arbres fruitiers.
Le Prunus africana, une des rares Rosacées tropicales, est utilisé dans
l’adénome de la prostate.
L’huile extraite des graines de l’Amandier (huile d’amandes douces) et celle
obtenue à partir de plusieurs Rosacées à noyaux (huile de noyaux), sont
inscrites à la pharmacopée.
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Les Rhamnacées comprennent 900 espèces. Le Nerprun (Rhamnus cathartica) intéresse le pharmacien pour les propriétés laxatives des « baies » – en réalité des drupes –
il en est de même de l’écorce de Bourdaine (Frangula alnus).
1. Le terme « pépin » est généralement réservé aux graines contenues dans des baies (ex. : pépins
de raisin, pépins d’orange…); celui d’amande aux graines contenues dans un noyau. À l’origine,
les pépinières semaient surtout des arbres à pépins.
