152 Eurosidées I
1. Les espèces les moins évoluées ont des fleurs possédant un périanthe
complet avec sépales et pétales; les étamines sont nombreuses (jusqu’à 250,
chez les Mallotus), souvent soudées entre elles en faisceaux, parfois même, en
tube staminal. De plus, ces fleurs sont portées par des inflorescences lâches :
grappe, cyme.
2. À partir de ce type de fleurs et d’inflorescences, les Euphorbiacées réalisent
une évolution orientée dans deux voies complémentaires.
— Réduction du nombre de pièces florales :
Ainsi :
• les pétales disparaissent,
• les étamines deviennent moins nombreuses par avortement et concrescence,
• puis les sépales disparaissent à leur tour.
— Condensation des inflorescences.
Ces deux voies sont, en effet, complémentaires car pour réaliser des inflorescences contractées, contenant de nombreuses fleurs, ces dernières doivent être
petites, ce qui s’obtient le plus facilement en réduisant le nombre des pièces
florales.
Cette évolution touche surtout les fleurs mâles : le gynécée tricarpellé des
fleurs femelles n’est pratiquement pas compressible (chez quelques espèces
comme les Mercuriales, la tricoque se réduit à une bicoque mais cette transformation est assez exceptionnelle). Aussi les fleurs femelles restent-elles en
inflorescence lâche, qui d’ailleurs se limite souvent à quelques fleurs, voire à
une seule.
Illustrons ces considérations théoriques par quelques exemples :
— Primitivement, nous avons des fleurs avec des pétales, mais encore en
inflorescence lâche.
Chez le Ricin, les étamines sont très nombreuses et disposées en arbuscules
ramifiés ou phalanges.
Chez les Mercuriales, l’androcée des fleurs mâles n’a qu’un petit nombre
d’étamines, 8 à 12, très légèrement soudées à la base en trois faisceaux; le
gynécée des fleurs femelles est réduit à une bicoque, mais dans une population
il existe toujours quelques rares pieds à fleurs tricoques. Les fleurs mâles sont
disposées en deux longs épis de glomérules (petites cymes) : les fleurs
femelles sont situées seulement par une ou deux à l’aisselle des feuilles.
— Puis, chez plusieurs espèces tropicales, on assiste à une réduction et à une
concrescence des étamines (fig. 102). Chez une certaine espèce, on peut même
trouver, selon les fleurs, de dix à deux et même une seule, étamines.
Parallèlement, tandis que les fleurs femelles restent en inflorescences lâches
ou isolées, les fleurs mâles se rapprochent en inflorescences contractées
(souvent elles-mêmes associées en inflorescence lâche), ressemblant à un
capitule, d’abord nu, puis entouré d’une ou plusieurs bractées formant un
involucre.
— Enfin, chez les Euphorbes, les fleurs mâles sont groupées en inflorescences
très contractées (en cyme unipare hélicoïde de 4 à 8 fleurs) et pourvues à la
base d’une bractée.
1. Les espèces les moins évoluées ont des fleurs possédant un périanthe
complet avec sépales et pétales; les étamines sont nombreuses (jusqu’à 250,
chez les Mallotus), souvent soudées entre elles en faisceaux, parfois même, en
tube staminal. De plus, ces fleurs sont portées par des inflorescences lâches :
grappe, cyme.
2. À partir de ce type de fleurs et d’inflorescences, les Euphorbiacées réalisent
une évolution orientée dans deux voies complémentaires.
— Réduction du nombre de pièces florales :
Ainsi :
• les pétales disparaissent,
• les étamines deviennent moins nombreuses par avortement et concrescence,
• puis les sépales disparaissent à leur tour.
— Condensation des inflorescences.
Ces deux voies sont, en effet, complémentaires car pour réaliser des inflorescences contractées, contenant de nombreuses fleurs, ces dernières doivent être
petites, ce qui s’obtient le plus facilement en réduisant le nombre des pièces
florales.
Cette évolution touche surtout les fleurs mâles : le gynécée tricarpellé des
fleurs femelles n’est pratiquement pas compressible (chez quelques espèces
comme les Mercuriales, la tricoque se réduit à une bicoque mais cette transformation est assez exceptionnelle). Aussi les fleurs femelles restent-elles en
inflorescence lâche, qui d’ailleurs se limite souvent à quelques fleurs, voire à
une seule.
Illustrons ces considérations théoriques par quelques exemples :
— Primitivement, nous avons des fleurs avec des pétales, mais encore en
inflorescence lâche.
Chez le Ricin, les étamines sont très nombreuses et disposées en arbuscules
ramifiés ou phalanges.
Chez les Mercuriales, l’androcée des fleurs mâles n’a qu’un petit nombre
d’étamines, 8 à 12, très légèrement soudées à la base en trois faisceaux; le
gynécée des fleurs femelles est réduit à une bicoque, mais dans une population
il existe toujours quelques rares pieds à fleurs tricoques. Les fleurs mâles sont
disposées en deux longs épis de glomérules (petites cymes) : les fleurs
femelles sont situées seulement par une ou deux à l’aisselle des feuilles.
— Puis, chez plusieurs espèces tropicales, on assiste à une réduction et à une
concrescence des étamines (fig. 102). Chez une certaine espèce, on peut même
trouver, selon les fleurs, de dix à deux et même une seule, étamines.
Parallèlement, tandis que les fleurs femelles restent en inflorescences lâches
ou isolées, les fleurs mâles se rapprochent en inflorescences contractées
(souvent elles-mêmes associées en inflorescence lâche), ressemblant à un
capitule, d’abord nu, puis entouré d’une ou plusieurs bractées formant un
involucre.
— Enfin, chez les Euphorbes, les fleurs mâles sont groupées en inflorescences
très contractées (en cyme unipare hélicoïde de 4 à 8 fleurs) et pourvues à la
base d’une bractée.
