Classifications, définition de l’espèce
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examinerons dans des chapitres particuliers. Étudier chaque clade isolément,
au nom de la monophylie, reviendrait à morceler inutilement le vivant.
Concrètement, on tente de classer le vivant en catégories hiérarchisées (des
boîtes de rangement). L’usage est de nommer Embranchement (ou Phylum) les
grandes divisions. À leur tour, les embranchements se subdivisent en classes,
ordres et familles, éventuellement en sous-embranchements, sous-classes…
Les diverses unités de la classification sont encore appelées taxons, ce qui a
l’avantage de ne pas préciser le niveau hiérarchique du groupe que l’on
considère : en effet un embranchement pour les uns n’est qu’un sous-embranchement pour les autres; une sous-famille, qu’une famille ou vice versa.
Par exemple l’embranchement des Angiospermes se scinde en protoangiospermes, Magnoliidées, Monocots et Eudicots; la classe des Eudicots
comprend environ 35 ordres qui, à leur tour, réunissent plusieurs familles.
Afin de savoir, à chaque fois, à quel niveau de subdivision l’on se trouve, des
désinences particulières ont été fixées : ainsi les ordres se terminent en ales,
les familles en acées (aceae en latin) :
Ex. : l’ordre des Rosales, la famille des Rosacées (Rosaceae).
Finalement, les familles contiennent un nombre plus ou moins élevé d’espèces
groupées elles-mêmes en genres.
On ne définit pas, généralement, de groupement plus restreint que l’espèce.
L’espèce, même si parfois on la subdivise en sous-espèces, variétés, est l’unité
de base du naturaliste.
Procaryotes
Algues
Protistes
Lignée
verte
Lignée
brune
Chlorobiontes
Archées
Eubactéries
Plantes terrestres
(Embryophytes)
Algues vertes (chlorophytes)
Algues rouges (Rhodobiontes)
Algues brunes & Diatomées
Champignons (Eumycètes)
Animaux (Métazoaires)
Euglénobiontes
…
…
Fig. 1. Place des végétaux dans le vivant.
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