Renonculacées 133
5 S + 10 à 15 P + E + ∞ C
• la Ficaire présente 3 S verts, 3 à 8 P à limbe jaune bien développé pourvus à
leur base d’un nectaire en forme de fossette, puis ∞ E et ∞ C; chez les Renoncules (fig. 86 et 87), espèces plus évoluées, on retrouve les P nectarifères
jaune d’or mais, ici, le périanthe est pentamérisé :
5 S + 5 P + ∞ E + ∞ C
• chez l’Ancolie (fig. 87), entièrement cyclisée et pentamérisée, les 5 S sont
bleus, comme les 5 P en forme de cornet évasé; chacun de ces derniers est
prolongé par un important éperon nectarifère; les 50 E sont situées sur
10 cycles pentamères et les 5 C sur un cycle :
5 S + 5 P + 10 × 5 E + 5 C
• chez la Nigelle de Damas, les 5 sépales internes, bleus, sont entourés par
5 pièces qui ont conservé un aspect foliaire; ces dernières persistent sur le
fruit. Les 5 à 8 P sont en forme de cornet prolongé par deux lèvres dont l’extérieure divisée en deux. Les 5 C, cyclisés, se soudent latéralement, amorçant un
ovaire syncarpé.
3. Dans un troisième temps, la fleur de certaines des espèces à pétales nectarifères peut devenir zygomorphe :
• ainsi la fleur d’Aconit (fig. 88) comprend : 5 S pétaloïdes et zygomorphes
(l’un en forme de casque
1 ; 2 latéraux, recouvrant les 2 antérieurs); 8 pétales
(2 réduits à des nectaires longuement pédicellés, 6 autres à peine visibles,
réduits à des languettes courtes); de nombreuses étamines disposées en
spirale; un à 3 carpelles;
• chez le Pied d’Alouette, la structure est fondamentalement identique quoique
un peu plus complexe; le sépale supérieur est en forme d’éperon (au lieu
d’être en casque) : les deux pétales nectarifères développés sont bien visibles :
bleus et munis chacun d’un éperon s’engageant dans celui des sépales.
Dans tous les cas, nous avons des fleurs très nettement attractives. Les
insectes sont attirés, soit par la couleur vive des sépales et des étamines soit
par le groupement des fleurs en vaste inflorescence, ou bien encore par la
présence d’un appareil nectarifère.
Les fruits
Les fruits
2 résultent de la transformation de carpelles pluriovulés et insérés en
grand nombre sur une hélice.
Tout d’abord, il convient de remarquer qu’il y a peu de place au sommet du
réceptacle floral : cette place suffit quand les carpelles sont jeunes : mais une
fois fécondés, ces derniers s’accroissent beaucoup en volume à la
fructification : beaucoup de fruits polyspermes ne peuvent coexister.
1. L’Aconit napel est aussi appelé Casque de Jupiter.
2. Dans une fleur pluricarpellée où les carpelles sont indépendants, chacun d’eux donne un fruit au
sens strict, l’ensemble des fruits provenant d’une même fleur forment un « fruit ». Pour éviter l’ambiguité, dans le cas où les fruits élémentaires sont des akènes, on lui donne souvent le nom de polyakène.
5 S + 10 à 15 P + E + ∞ C
• la Ficaire présente 3 S verts, 3 à 8 P à limbe jaune bien développé pourvus à
leur base d’un nectaire en forme de fossette, puis ∞ E et ∞ C; chez les Renoncules (fig. 86 et 87), espèces plus évoluées, on retrouve les P nectarifères
jaune d’or mais, ici, le périanthe est pentamérisé :
5 S + 5 P + ∞ E + ∞ C
• chez l’Ancolie (fig. 87), entièrement cyclisée et pentamérisée, les 5 S sont
bleus, comme les 5 P en forme de cornet évasé; chacun de ces derniers est
prolongé par un important éperon nectarifère; les 50 E sont situées sur
10 cycles pentamères et les 5 C sur un cycle :
5 S + 5 P + 10 × 5 E + 5 C
• chez la Nigelle de Damas, les 5 sépales internes, bleus, sont entourés par
5 pièces qui ont conservé un aspect foliaire; ces dernières persistent sur le
fruit. Les 5 à 8 P sont en forme de cornet prolongé par deux lèvres dont l’extérieure divisée en deux. Les 5 C, cyclisés, se soudent latéralement, amorçant un
ovaire syncarpé.
3. Dans un troisième temps, la fleur de certaines des espèces à pétales nectarifères peut devenir zygomorphe :
• ainsi la fleur d’Aconit (fig. 88) comprend : 5 S pétaloïdes et zygomorphes
(l’un en forme de casque
1 ; 2 latéraux, recouvrant les 2 antérieurs); 8 pétales
(2 réduits à des nectaires longuement pédicellés, 6 autres à peine visibles,
réduits à des languettes courtes); de nombreuses étamines disposées en
spirale; un à 3 carpelles;
• chez le Pied d’Alouette, la structure est fondamentalement identique quoique
un peu plus complexe; le sépale supérieur est en forme d’éperon (au lieu
d’être en casque) : les deux pétales nectarifères développés sont bien visibles :
bleus et munis chacun d’un éperon s’engageant dans celui des sépales.
Dans tous les cas, nous avons des fleurs très nettement attractives. Les
insectes sont attirés, soit par la couleur vive des sépales et des étamines soit
par le groupement des fleurs en vaste inflorescence, ou bien encore par la
présence d’un appareil nectarifère.
Les fruits
Les fruits
2 résultent de la transformation de carpelles pluriovulés et insérés en
grand nombre sur une hélice.
Tout d’abord, il convient de remarquer qu’il y a peu de place au sommet du
réceptacle floral : cette place suffit quand les carpelles sont jeunes : mais une
fois fécondés, ces derniers s’accroissent beaucoup en volume à la
fructification : beaucoup de fruits polyspermes ne peuvent coexister.
1. L’Aconit napel est aussi appelé Casque de Jupiter.
2. Dans une fleur pluricarpellée où les carpelles sont indépendants, chacun d’eux donne un fruit au
sens strict, l’ensemble des fruits provenant d’une même fleur forment un « fruit ». Pour éviter l’ambiguité, dans le cas où les fruits élémentaires sont des akènes, on lui donne souvent le nom de polyakène.
