Cypéracées 117
CYPÉRACÉES (POALES)
Les Cypéracées (4 000 espèces) sont la famille des Laîches (genre Carex, le
plus nombreux en France avec 110 espèces) et des Souchets (genre Cyperus,
nombreux sous les tropiques). Leur aspect est voisin de ceux des Poacées
auxquels on les compare généralement (fig. 79). Il y a là un phénomène de
convergence et non une filiation directe entre les deux groupes qui, au sein des
Commélinidées, correspondent à deux voies évolutives différentes.
— Les Cypéracées ont dans l’ensemble un port graminoïde.
— Les fleurs sont groupées en inflorescences qui ont l’aspect d’épillets; la
pollinisation est anémophile.
— Ces fleurs sont également nues ou à périanthe réduit à des soies ou à des
écailles (que l’on peut comparer aux glumellules), ou encore entourées d’un
utricule (fig. 78), petite écaille en forme d’outre (que l’on peut comparer à une
glumelle)
— De même il y a 3 E et 3 C; l’ovaire est uniloculaire; le fruit est sec et
indéhiscent : c’est un akène et la graine qu’il contient possède un albumen
riche en amidon.
Mais ces ressemblances sont trompeuses.
En regardant de plus près, on observe que les structures des Cypéracées sont
proches du type monocotyloïde normal et qu’elles ne possèdent aucune des
spécialisations des Poacées, telles que le chaume, l’épillet, le caryopse…
En effet :
— Les tiges ont la structure classique des Monocots.
— Les feuilles s’insèrent sur trois génératrices. Il s’ensuit que la tige a une
section triangulaire. Ces feuilles ont, de plus, une gaine non fendue et sans
ligule.
— Les inflorescences, improprement appelées « épillets », ont la structure
classique de grappe très contractée, c’est-à-dire d’un épi.
— Les écailles, soies, ou utricules de certaines fleurs femelles s’interprètent
comme dérivant du périanthe classique à (3+3) T.
— Le fruit a la structure classique d’un fruit sec indéhiscent, c’est un akène.
— L’embryon est typique des Monocots : petit, sans spécialisation particulière
et situé au centre de la graine (embryon intraire).
st
br
ut
Fig. 78. Fleur femelle de Carex avec sa bractée, br; utricule, ut
(st, stigmate).
CYPÉRACÉES (POALES)
Les Cypéracées (4 000 espèces) sont la famille des Laîches (genre Carex, le
plus nombreux en France avec 110 espèces) et des Souchets (genre Cyperus,
nombreux sous les tropiques). Leur aspect est voisin de ceux des Poacées
auxquels on les compare généralement (fig. 79). Il y a là un phénomène de
convergence et non une filiation directe entre les deux groupes qui, au sein des
Commélinidées, correspondent à deux voies évolutives différentes.
— Les Cypéracées ont dans l’ensemble un port graminoïde.
— Les fleurs sont groupées en inflorescences qui ont l’aspect d’épillets; la
pollinisation est anémophile.
— Ces fleurs sont également nues ou à périanthe réduit à des soies ou à des
écailles (que l’on peut comparer aux glumellules), ou encore entourées d’un
utricule (fig. 78), petite écaille en forme d’outre (que l’on peut comparer à une
glumelle)
— De même il y a 3 E et 3 C; l’ovaire est uniloculaire; le fruit est sec et
indéhiscent : c’est un akène et la graine qu’il contient possède un albumen
riche en amidon.
Mais ces ressemblances sont trompeuses.
En regardant de plus près, on observe que les structures des Cypéracées sont
proches du type monocotyloïde normal et qu’elles ne possèdent aucune des
spécialisations des Poacées, telles que le chaume, l’épillet, le caryopse…
En effet :
— Les tiges ont la structure classique des Monocots.
— Les feuilles s’insèrent sur trois génératrices. Il s’ensuit que la tige a une
section triangulaire. Ces feuilles ont, de plus, une gaine non fendue et sans
ligule.
— Les inflorescences, improprement appelées « épillets », ont la structure
classique de grappe très contractée, c’est-à-dire d’un épi.
— Les écailles, soies, ou utricules de certaines fleurs femelles s’interprètent
comme dérivant du périanthe classique à (3+3) T.
— Le fruit a la structure classique d’un fruit sec indéhiscent, c’est un akène.
— L’embryon est typique des Monocots : petit, sans spécialisation particulière
et situé au centre de la graine (embryon intraire).
st
br
ut
Fig. 78. Fleur femelle de Carex avec sa bractée, br; utricule, ut
(st, stigmate).
