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Généralités sur l’organisation des végétaux
Les végétaux sont des organismes peu différenciés…
On distinguera des racines, organes cylindriques servant à la fixation, des
tiges, également cylindriques, qui portent des feuilles ou lames aplaties, des
fleurs, comme on distingue des pattes, un corps, une tête… mais aucun appareil nerveux, respiratoire, circulatoire ne peut être valablement décrit.
Tout au plus chez les espèces les plus évoluées distinguera-t-on un appareil
conducteur de sève, des organes de réserve…
Cette faible différenciation pourrait être considérée comme une infériorité
manifeste du règne végétal comparé aux animaux. Ce n’est qu’une vue relative, car cette faible différenciation a pour conséquence d’assurer, d’une part
une grande plasticité de la plante à son environnement et d’autre part, une
grande facilité de régénération.
La plasticité des végétaux est due au fait que l’individu se réalise par une
construction continue d’éléments nouveaux dont les types sont limités
(racines, tiges, feuilles, fleurs), dont les structures sont voisines et dont la
forme et le rôle sont sans cesse accommodés aux conditions extérieures
(notamment par l’intermédiaire des tropismes).
La facilité de régénération se traduit par le fait qu’un fragment de tige, voire
de feuille ou de racine dans certains cas, est capable de redonner un nouvel
individu. Aussi la multiplication végétative (accidentelle, ou assurée par des
dispositifs spéciaux) est particulièrement répandue chez les végétaux alors
que chez les animaux, pour peu que l’on remonte dans l’échelle de la classification, elle est exceptionnelle. De façon plus précise, les recherches sur les
cultures de cellules isolées ont montré la totipotence de la cellule végétale qui,
dans certaines conditions, est capable de régénérer une plante entière.
Cette totipotence cellulaire s’accompagne d’une possibilité de multiplication
indéfinie. C’est le cas des cellules des méristèmes, zones qui assurent la croissance des plantes. Contrairement aux animaux qui cessent de croître une fois
adultes et qui ont une durée de vie limitée (vraisemblablement programmée
dans leur génome), les végétaux ont une croissance indéfinie : ce ne sont que
les circonstances extérieures (par exemple l’ouragan qui abat un arbre, le gel
ou l’épuisement consécutif à la fructification pour une herbacée, une monocarpique) qui peuvent mettre fin à leur existence.
Cette totipotence cellulaire explique également qu’il n’y ait pas de séparation
des cellules sexuelles à la différence des animaux où l’on distingue un soma et
un germen.
Immobilité, faible différenciation, importance de la multiplication végétative,
croissance indéfinie sont encore une série de critères importants.
On pourrait en distinguer d’autres, mais notre monde végétal est maintenant
suffisamment défini et caractérisé pour que nous nous occupions de lui avec
efficacité.
Le travail qui désormais nous attend va être de préciser les ressemblances et
les différences entre les végétaux, en un mot de les classer.
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