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GÉNÉRALITÉS
SUR L’ORGANISATION
DES VÉGÉTAUX
Le premier caractère des végétaux est leur faculté de synthèse. Alors que,
pour se nourrir, les animaux doivent manger d’autres animaux ou des végétaux, les plantes utilisent directement les sels minéraux du sol et le carbone de
l’air.
Ce sont des autotrophes (du grec autos, de soi-même et trophê, nourriture)
capables, en particulier, de fabriquer des glucides grâce à l’énergie solaire.
Les végétaux sont ainsi le support de toute vie animale; sans les plantes, les
animaux ne pourraient vivre puisqu’ils sont incapables de fabriquer tout ou
partie de leurs constituants.
Cette faculté de synthèse se traduit, au niveau cellulaire, par la présence
d’éléments particuliers appelés plastes et dont est toujours dépourvue la
cellule animale.
Quant à la captation de l’énergie solaire (photosynthèse), celle-ci est rendue
possible par la présence de pigments assimilateurs, dont les chorophylles.
La couleur verte des plantes leur est due.
Un autre trait fondamental des végétaux – sans doute lié à leur étonnante
faculté de synthèse des sucres – est la présence autour de chaque cellule d’une
paroi rigide de nature glucidique.
Si l’on rencontre encore chez les algues des polymères du mannose et du
xylose, chez les autres végétaux, c’est la cellulose qui est le constituant majeur
de la paroi.
Cette enveloppe rigide de cellulose empêche la cellule végétale de se déformer
et de se mouvoir : il en résulte l’immobilité et la fixation au sol de la plupart
des plantes
1 .
La plante devient prisonnière de son milieu, de son habitat ce qui oblige son
organisme à une plus grande souplesse, à une grande facilité d’adaptation,
puisqu’elle ne peut – par exemple – fuir, en se déplaçant, des conditions
défavorables.
De même, il n’existe pas de cellule végétale mobile analogue aux lymphocytes des vertébrés et, lors de la formation de l’embryon, on n’observe aucun
des déplacements ou mouvements cellulaires caractéristiques de l’embryogenèse animale.
1. Chez les algues, les Mousses et les Fougères, les cellules sexuelles capables de se déplacer
dans l’eau grâce à des flagelles sont dépourvues de parois.
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