Asparagacées 105
ASPARAGACÉES
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(ASPARAGALES)
Cette famille remarquable par son appareil végétatif, est parfois décomposée
en cinq familles, Asparagacées (Asperges) Agavacées (Agaves, Yuccas),
Convallariacées (Muguet, Sceau de Salomon), Hyacinthacées (Jacinthe,
Muscari, Scille) et Ruscacées (Fragon ou Petit houx et Dragonniers).
Appareil végétatif
Les Asparagacées sont des plantes généralement vivaces mais il existe également quelques formes « arborescentes », elles croissent alors dans les pays
chauds et sont souvent limitées à certaines régions auxquelles elles donnent
un caractère spécial; comme les Yuccas des déserts du Mexique et du sud des
Etats-Unis ou les Dragonniers des îles Canaries, vieux de plusieurs centaines
d’années, aux troncs pouvant atteindre de 5 mètres de large. Nous avons vu
précédemment le mécanisme de cet accroissement de diamètre (fig. 59).
Les Asparagacées herbacées sont souvent rhizomateuses : le rhizome du
Sceau de Salomon (fig. 71) est formé, tout comme le bulbe de Lis, de
plusieurs pousses annuelles successives. Les Jacinthes, Muscaris, Scilles sont
des espèces à bulbes tuniqués (fig. 73).
Les feuilles portées par les rhizomes sont rudimentaires, réduites à des écailles
et dépourvues de chlorophylle. En réalité, lorsque le rhizome est jeune, il
porte également des feuilles aériennes complètes, qui sortent de terre pour
s’épanouir : en effet, ces feuilles vertes sont nécessaires à son alimentation
carbonée. Devenue adulte, la plante fleurit et la pousse florifère porte de
nombreuses feuilles vertes à la base; celles-ci suffisent à alimenter le rhizome
et même à mettre en réserve les substances nécessaires à la croissance de la
pousse suivante : le rhizome ne porte plus que des écailles. Chez le Sceau de
Salomon, le Muguet il n’y a qu’une seule pousse florifère par an et, plus rarement, plusieurs (cas de l’Asperge où un seul pied donne, par an, plusieurs
jeunes pousses comestibles : les asperges). Exceptionnellement, la pousse
florifère devient ligneuse et persiste plusieurs années (Petit houx).
Chez le Petit houx (fig. 72) et l’Asperge, les rameaux peuvent s’aplatir et
simuler des « fausses feuilles » : ce sont des cladodes (du grec klados, rameau)
et les vraies feuilles – alors sans utilité – disparaissent.
Ces « fausses feuilles » portent des fleurs, ce qui est la preuve que ce ne sont
pas de vraies feuilles. En fait, chez ces espèces, la partie aérienne
« cladodisée » n’est constituée que par l’inflorescence ce qui explique sa ramification (les axes végétatifs dressés des Monocots ne sont pas ramifiés).
1. Du grec, sparassein, déchirer; quelques espèces ont des épines.
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