Orchidacées 101
Chez les espèces les plus primitives, les trois étamines sont encore toutes trois
fertiles et le pollen est normal.
— Chez le Sabot de Vénus et les genres voisins, les deux étamines latérales
sont seules fertiles; le pollen est toujours normal. Quant à l’étamine inférieure, elle est réduite à une lame stérile appelée staminode.
— Chez les Orchis, les Ophrys et la plupart des autres espèces, donc dans le
cas général, c’est au contraire l’étamine inférieure qui est la seule fertile. Les
latérales sont réduites à des staminodes qui souvent se différencient en une
petite cavité (la bursicule) laquelle secrète une pelote visqueuse ou rétinacle
dont nous verrons le rôle en étudiant les particularités du pollen des
Orchidacées.
De plus étamines et staminodes sont réunis, par leur filet, au style avec lequel
ils forment un gynostème.
ov
et
sr
ep
l
r
p
c
r
b
ep.
l.
s.r.
r.
s 2
s 2
p.
s 1
et.
Fig. 68. Fleur d’Orchis. À gauche, une fleur vue de face; à droite, la même fleur, en
coupe longitudinale; au centre, un détail de l’étamine – s1, tépale supérieur
formant avec deux autres tépales le casque; s2, tépales latéraux formant deux
ailes; l, labelle correspondant au limbe du troisième tépale; ep, éperon de ce
pétale; r, correspondant à la partie supérieure de l’ovaire sur laquelle est soudée
l’étamine unique, et; sr, surface réceptive du pistil. Même légende pour le dessin
de droite, sur lequel on voit mieux le rostellum, l’étamine et les masses polliniques situées en avant de celle-ci. Le pollen est aggloméré en deux pollinies, p,
chacune correspondant au contenu d’un sac pollinique; dans la fleur jeune ces
pollinies sont disposées à l’intérieur des tissus de l’étamine, suivant le pointillé
indiqué sur la figure de droite. Chacune d’elles porte à sa base un appendice ou
caudicule, c, qui s’insère par un renflement glutineux dans une fossette du
rostellum dite bursicule, b, ce qui est représenté au centre; ov, ovaire.
Chez les espèces les plus primitives, les trois étamines sont encore toutes trois
fertiles et le pollen est normal.
— Chez le Sabot de Vénus et les genres voisins, les deux étamines latérales
sont seules fertiles; le pollen est toujours normal. Quant à l’étamine inférieure, elle est réduite à une lame stérile appelée staminode.
— Chez les Orchis, les Ophrys et la plupart des autres espèces, donc dans le
cas général, c’est au contraire l’étamine inférieure qui est la seule fertile. Les
latérales sont réduites à des staminodes qui souvent se différencient en une
petite cavité (la bursicule) laquelle secrète une pelote visqueuse ou rétinacle
dont nous verrons le rôle en étudiant les particularités du pollen des
Orchidacées.
De plus étamines et staminodes sont réunis, par leur filet, au style avec lequel
ils forment un gynostème.
ov
et
sr
ep
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r
p
c
r
b
ep.
l.
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r.
s 2
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et.
Fig. 68. Fleur d’Orchis. À gauche, une fleur vue de face; à droite, la même fleur, en
coupe longitudinale; au centre, un détail de l’étamine – s1, tépale supérieur
formant avec deux autres tépales le casque; s2, tépales latéraux formant deux
ailes; l, labelle correspondant au limbe du troisième tépale; ep, éperon de ce
pétale; r, correspondant à la partie supérieure de l’ovaire sur laquelle est soudée
l’étamine unique, et; sr, surface réceptive du pistil. Même légende pour le dessin
de droite, sur lequel on voit mieux le rostellum, l’étamine et les masses polliniques situées en avant de celle-ci. Le pollen est aggloméré en deux pollinies, p,
chacune correspondant au contenu d’un sac pollinique; dans la fleur jeune ces
pollinies sont disposées à l’intérieur des tissus de l’étamine, suivant le pointillé
indiqué sur la figure de droite. Chacune d’elles porte à sa base un appendice ou
caudicule, c, qui s’insère par un renflement glutineux dans une fossette du
rostellum dite bursicule, b, ce qui est représenté au centre; ov, ovaire.
