96 Liliidées
Appareil reproducteur
L’inflorescence, en grappe, est parfois réduite à une fleur solitaire et terminale
(Tulipe).
La fleur, typiquement complète, est souvent prise en exemple pour décrire les
Monocots (fig. 63) :
(3 +3) T + (3 +3)E + 3C
— l’ovaire est supère;
— les tépales, libres, sont pétaloïdes. On obtient des fleurs voyantes, riches en
nectar, dont la pollinisation est entomophile;
— le fruit, pluriséminé, est une capsule.
*
Les Colchicacées et Mélanthiacées sont la famille de la Colchique et du Vérâtre respectivement. Chez la Colchique, le bulbe type, décrit précédemment, se transforme en bulbe plein :
les feuilles, au lieu de constituer des organes de réserves, se réduisent à des bractées protectrices, tandis que le plateau, au lieu de n’être que le réceptacle des écailles ou des tuniques,
se développe en une masse volumineuse dans laquelle les réserves s’accumulent (ex. :
Colchique, fig. 65). Chez le Vérâtre (Mélanthiacées), on peut observer le passage du bulbe
au rhizome : dans ce cas, on ne sait pas très bien si l’on est en présence d’un bulbe solide ou
d’un rhizome à course plus ou moins oblique. Les styles sont encore libres (soudés chez les
Liliacées) et la capsule est à déhiscence septicide (loculicide chez les Liliacées).
Les graines et le bulbe de Colchique sont utilisés pour leurs propriétés mitoclasiques,
antigoutteuses. La Colchicine, alcaloïde puissant, rend ces plantes très toxiques,
comme les Vérâtres, très voisins, riches en vérâtrine.
Les Smilacacées correspondent aux Salsepareilles (Smilax); elle sont très différentes
des autres Liliales par leur appareil végétatif : ce sont des vivaces à tiges grimpantes
persistantes comme les feuilles à limbes élargis et pétioles minces, accompagnés de
deux vrilles (fig. 60). Leurs fleurs, quoique très petites, suivent le modèle des Liliacées
mais ici la capsule se transforme en baie. On utilise en pharmacie les rhizomes de différentes espèces tropicales.
Pousse florifère
aérienne de l’année
Pousse bulbeuse de l’année
prochaine encore à l’état de
bourgeon axillaire
Reste ± désséché
de la pousse florifère
de l’année passée
Reste ± désséché
de la pousse florifère
d’il y a deux ans
Écaille
Fig. 64. Bulbe écailleux de Lis et son mode de croissance sympodique.
Appareil reproducteur
L’inflorescence, en grappe, est parfois réduite à une fleur solitaire et terminale
(Tulipe).
La fleur, typiquement complète, est souvent prise en exemple pour décrire les
Monocots (fig. 63) :
(3 +3) T + (3 +3)E + 3C
— l’ovaire est supère;
— les tépales, libres, sont pétaloïdes. On obtient des fleurs voyantes, riches en
nectar, dont la pollinisation est entomophile;
— le fruit, pluriséminé, est une capsule.
*
Les Colchicacées et Mélanthiacées sont la famille de la Colchique et du Vérâtre respectivement. Chez la Colchique, le bulbe type, décrit précédemment, se transforme en bulbe plein :
les feuilles, au lieu de constituer des organes de réserves, se réduisent à des bractées protectrices, tandis que le plateau, au lieu de n’être que le réceptacle des écailles ou des tuniques,
se développe en une masse volumineuse dans laquelle les réserves s’accumulent (ex. :
Colchique, fig. 65). Chez le Vérâtre (Mélanthiacées), on peut observer le passage du bulbe
au rhizome : dans ce cas, on ne sait pas très bien si l’on est en présence d’un bulbe solide ou
d’un rhizome à course plus ou moins oblique. Les styles sont encore libres (soudés chez les
Liliacées) et la capsule est à déhiscence septicide (loculicide chez les Liliacées).
Les graines et le bulbe de Colchique sont utilisés pour leurs propriétés mitoclasiques,
antigoutteuses. La Colchicine, alcaloïde puissant, rend ces plantes très toxiques,
comme les Vérâtres, très voisins, riches en vérâtrine.
Les Smilacacées correspondent aux Salsepareilles (Smilax); elle sont très différentes
des autres Liliales par leur appareil végétatif : ce sont des vivaces à tiges grimpantes
persistantes comme les feuilles à limbes élargis et pétioles minces, accompagnés de
deux vrilles (fig. 60). Leurs fleurs, quoique très petites, suivent le modèle des Liliacées
mais ici la capsule se transforme en baie. On utilise en pharmacie les rhizomes de différentes espèces tropicales.
Pousse florifère
aérienne de l’année
Pousse bulbeuse de l’année
prochaine encore à l’état de
bourgeon axillaire
Reste ± désséché
de la pousse florifère
de l’année passée
Reste ± désséché
de la pousse florifère
d’il y a deux ans
Écaille
Fig. 64. Bulbe écailleux de Lis et son mode de croissance sympodique.
