30 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Parallèlement, le développement de ces nouveaux agents induit un coût financier considérable. On considère que sur les dix dernières années, ce coût a
augmenté de 55 % [2]. Ce paramètre financier est un paramètre important
dans le développement de la médecine personnalisée, potentiellement limitant.
Cette médecine personnalisée cible une « minorité », c’est-à-dire une souspopulation de patientes avec un type tumoral donné présentant la cible.
Dans le cancer du sein, les thérapies ciblées regroupent l’hormonothérapie
(SERM, SERD et anti-aromatases) et les thérapies anti-HER2 (trastuzumab,
lapatinib, pertuzumab).
Si 70 % des patientes peuvent bénéficier d’une thérapie anti-œstrogénique
(tumeurs avec récepteurs hormonaux positifs) et 15 % d’une thérapie anti-HER2
(pour celles surexprimant l’oncogène HER2), pour d’autres thérapies comme les
FGF inhibiteurs par exemple, seulement 5 % des patientes présentent la cible et
sont donc potentiellement éligibles pour cette thérapeutique [3].
Les recherches précliniques et cliniques nécessitent donc des moyens financiers
importants pour le développement de nouvelles thérapies ciblées.
L’identification d’une cible conduira au développement d’une molécule spécifique de la cible. Il sera ensuite nécessaire de confirmer qu’une action sur la
cible produit une réponse thérapeutique (fig. 2). Dans le cancer du sein, seules
sont validées l’hormonothérapie pour les récepteurs hormonaux et les thérapies
anti-HER2 en cas de surexpression HER2.
Fig. 2 – Identification et validation d’une cible thérapeutique.
Le développement idéal d’un nouvel agent thérapeutique passe dans un premier
temps par l’identification d’une cible qui doit être un facteur pronostique et
être impliquée dans la carcinogenèse.
Dans ce contexte complexe, nous allons détailler les modalités de la première
étape du développement en clinique de la phase I.
Parallèlement, le développement de ces nouveaux agents induit un coût financier considérable. On considère que sur les dix dernières années, ce coût a
augmenté de 55 % [2]. Ce paramètre financier est un paramètre important
dans le développement de la médecine personnalisée, potentiellement limitant.
Cette médecine personnalisée cible une « minorité », c’est-à-dire une souspopulation de patientes avec un type tumoral donné présentant la cible.
Dans le cancer du sein, les thérapies ciblées regroupent l’hormonothérapie
(SERM, SERD et anti-aromatases) et les thérapies anti-HER2 (trastuzumab,
lapatinib, pertuzumab).
Si 70 % des patientes peuvent bénéficier d’une thérapie anti-œstrogénique
(tumeurs avec récepteurs hormonaux positifs) et 15 % d’une thérapie anti-HER2
(pour celles surexprimant l’oncogène HER2), pour d’autres thérapies comme les
FGF inhibiteurs par exemple, seulement 5 % des patientes présentent la cible et
sont donc potentiellement éligibles pour cette thérapeutique [3].
Les recherches précliniques et cliniques nécessitent donc des moyens financiers
importants pour le développement de nouvelles thérapies ciblées.
L’identification d’une cible conduira au développement d’une molécule spécifique de la cible. Il sera ensuite nécessaire de confirmer qu’une action sur la
cible produit une réponse thérapeutique (fig. 2). Dans le cancer du sein, seules
sont validées l’hormonothérapie pour les récepteurs hormonaux et les thérapies
anti-HER2 en cas de surexpression HER2.
Fig. 2 – Identification et validation d’une cible thérapeutique.
Le développement idéal d’un nouvel agent thérapeutique passe dans un premier
temps par l’identification d’une cible qui doit être un facteur pronostique et
être impliquée dans la carcinogenèse.
Dans ce contexte complexe, nous allons détailler les modalités de la première
étape du développement en clinique de la phase I.
