112 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
fixé aux récepteurs aux fragments Fc (FcaR) exprimés à la surface des cellules
immunitaires (cellules NK principalement). Cette double propriété va mettre
en contact les cellules tumorales avec les cellules immunitaires qui vont s’activer et relarguer des molécules cytolytiques aboutissant à la lyse de la cellule
tumorale. Les gènes codant pour ces récepteurs au fragment Fc, FCGR2A et
FCGR3A, présentent des polymorphismes fonctionnels, FCGR2A 131H>R
(rs 1801274) et FCGR3A 158F>V (rs 396991), qui influencent leur affinité
[30, 31]. Les premières études montrant l’impact de ces polymorphismes ont
été conduites chez des patients traités par rituximab pour un lymphome [31,
32]. L’impact de ces polymorphismes a également été étudié dans le cancer
du sein traité par trastuzumab [33-35] et dans le cancer colorectal traité par
cétuximab [8, 36-40]. Les résultats de ces études, pour la plupart conduites
sur des petits effectifs (moins de 100 patients), ne sont cependant pas concordants entre eux. Concernant le cétuximab, l’absence démontrée d’efficacité
chez les patients porteurs d’une tumeur colique mutée RAS relativise le rôle de
l’ADCC dans l’efficacité globale de cet Acm.
Conclusion
Au total, les polymorphismes génétiques germinaux touchant les gènes
REGF (répétition CA dans l’intron 1),
F
CYP2D6 et
6 HER-2 (mutation ponctuelle
R R
655 V/I) méritent d’être mieux examinés dans le cadre des traitements par antiREGF, tamoxifène et anti-HER2, respectivement, car ils pourraient permettre
une optimisation thérapeutique sur la base d’un examen très simple dans sa
généralisation (obtention de cellules sanguines).
Références
1. Bornstein P, McKay J, Liska DJ, et al. (1988) Interactions between the promoter and first
intron are involved in transcriptional control of alpha 1 (I) collagen gene expression. Mol
Cell Biol; 8: 4851-4857.
2. Gebhardt F, Bürger H, Brandt B. (2000) Modulation of EGFR gene transcription by
secondary structures, a polymorphic repetitive sequence and mutations - a link between
genetics and epigenetics. Histol Histopathol; 15: 929-936.
3. Gebhardt F, Zänker KS, Brandt B. (1999) Modulation of epidermal growth factor receptor
gene transcription by a polymorphic dinucleotide repeat in intron 1. J Biol Chem; 274:
13176-13180.
4. Buerger H, Gebhardt F, Schmidt H, et al. (2000) Length and loss heterozygosity of an
intron 1 polymorphic sequence of egfr is related to cytogenetic alterations and epithelial
r
growth factor receptor expression. Cancer Res; 60: 854-857.
5. Etienne-Grimaldi MC, Pereira S, Magné N, et al. (2005) Analysis of the dinucleotide
repeat polymorphisms in the epidermal growth factor receptor (EGFR) gene in head and
neck cancer patients. Ann Oncol; 16: 934-941.
fixé aux récepteurs aux fragments Fc (FcaR) exprimés à la surface des cellules
immunitaires (cellules NK principalement). Cette double propriété va mettre
en contact les cellules tumorales avec les cellules immunitaires qui vont s’activer et relarguer des molécules cytolytiques aboutissant à la lyse de la cellule
tumorale. Les gènes codant pour ces récepteurs au fragment Fc, FCGR2A et
FCGR3A, présentent des polymorphismes fonctionnels, FCGR2A 131H>R
(rs 1801274) et FCGR3A 158F>V (rs 396991), qui influencent leur affinité
[30, 31]. Les premières études montrant l’impact de ces polymorphismes ont
été conduites chez des patients traités par rituximab pour un lymphome [31,
32]. L’impact de ces polymorphismes a également été étudié dans le cancer
du sein traité par trastuzumab [33-35] et dans le cancer colorectal traité par
cétuximab [8, 36-40]. Les résultats de ces études, pour la plupart conduites
sur des petits effectifs (moins de 100 patients), ne sont cependant pas concordants entre eux. Concernant le cétuximab, l’absence démontrée d’efficacité
chez les patients porteurs d’une tumeur colique mutée RAS relativise le rôle de
l’ADCC dans l’efficacité globale de cet Acm.
Conclusion
Au total, les polymorphismes génétiques germinaux touchant les gènes
REGF (répétition CA dans l’intron 1),
F
CYP2D6 et
6 HER-2 (mutation ponctuelle
R R
655 V/I) méritent d’être mieux examinés dans le cadre des traitements par antiREGF, tamoxifène et anti-HER2, respectivement, car ils pourraient permettre
une optimisation thérapeutique sur la base d’un examen très simple dans sa
généralisation (obtention de cellules sanguines).
Références
1. Bornstein P, McKay J, Liska DJ, et al. (1988) Interactions between the promoter and first
intron are involved in transcriptional control of alpha 1 (I) collagen gene expression. Mol
Cell Biol; 8: 4851-4857.
2. Gebhardt F, Bürger H, Brandt B. (2000) Modulation of EGFR gene transcription by
secondary structures, a polymorphic repetitive sequence and mutations - a link between
genetics and epigenetics. Histol Histopathol; 15: 929-936.
3. Gebhardt F, Zänker KS, Brandt B. (1999) Modulation of epidermal growth factor receptor
gene transcription by a polymorphic dinucleotide repeat in intron 1. J Biol Chem; 274:
13176-13180.
4. Buerger H, Gebhardt F, Schmidt H, et al. (2000) Length and loss heterozygosity of an
intron 1 polymorphic sequence of egfr is related to cytogenetic alterations and epithelial
r
growth factor receptor expression. Cancer Res; 60: 854-857.
5. Etienne-Grimaldi MC, Pereira S, Magné N, et al. (2005) Analysis of the dinucleotide
repeat polymorphisms in the epidermal growth factor receptor (EGFR) gene in head and
neck cancer patients. Ann Oncol; 16: 934-941.
