Pharmacogénétique, réponse et toxicité de la chimiothérapie 103
prospective cofinancée par l’INCa et la Ligue contre le cancer (promoteur
Institut de Cancérologie de l’Ouest) visant à évaluer le bénéfice médicoéconomique de ce dépistage a été arrêtée (septembre 2012) suite au décès
toxique d’une patiente dans le bras non dépisté qui aurait été évité dans le
bras dépisté, démontrant de fait l’intérêt éthique et médico-économique de
ces approches.
Conclusion
Le rôle des polymorphismes génétiques apparaît de plus en plus clairement
dans la tolérance à de nombreux médicaments anticancéreux, et aboutit à des
applications pratiques.
Les progrès liés à la pharmacogénétique en termes de sécurité d’administration de certains médicaments sont déjà accessibles. Le dépistage des déficits
en DPD, déjà réalisé dans certains laboratoires sur le territoire national, est
parfaitement compatible avec l’administration du 5-FU et des prodrogues
orales en pratique clinique courante. On rappelle qu’ils doivent impérativement être accompagnés d’un conseil thérapeutique, puisque le diagnostic de
déficit, même majeur, ne contre-indique le plus souvent pas l’administration
de fluoropyrimidine, sous réserve d’une surveillance étroite clinique ou par
dosage pharmacocinétique et adaptation individuelle de dose sans perte de
chance. Dans les exemples cités, il est important de noter qu’une marge très
significative de progrès thérapeutique peut être atteinte grâce aux apports
de la pharmacogénétique qui, non seulement permet d’optimiser l’efficacité
d’anciennes molécules ayant obtenu leur AMM, mais aussi de pouvoir sans
doute réévaluer des molécules délaissées qui seraient potentiellement utiles à
la lumière des données de la génétique.
Les enjeux thérapeutiques, médicaux mais aussi économiques sont tels qu’il
faut intensifier cette recherche de transfert. Parallèlement aux grands essais
cliniques indispensables aux progrès thérapeutiques, il faut développer la
recherche de transfert, pas seulement dans des études ancillaires optionnelles,
mais dans des essais d’envergure, permettant d’évaluer l’impact des paramètres
biologiques de l’hôte sur l’efficacité et la tolérance des traitements et de poursuivre dans la voie de l’individualisation des traitements.
Les auteurs souhaitent remercier la Ligue contre le cancer, l’INCa et le Cancéropôle
Grand Ouest pour leurs soutiens financiers.
Références
1. Vogel F (1959) Moderne problem der humangenetik. Ergeb Inn Med U Kinderheilk 12:
52-125
prospective cofinancée par l’INCa et la Ligue contre le cancer (promoteur
Institut de Cancérologie de l’Ouest) visant à évaluer le bénéfice médicoéconomique de ce dépistage a été arrêtée (septembre 2012) suite au décès
toxique d’une patiente dans le bras non dépisté qui aurait été évité dans le
bras dépisté, démontrant de fait l’intérêt éthique et médico-économique de
ces approches.
Conclusion
Le rôle des polymorphismes génétiques apparaît de plus en plus clairement
dans la tolérance à de nombreux médicaments anticancéreux, et aboutit à des
applications pratiques.
Les progrès liés à la pharmacogénétique en termes de sécurité d’administration de certains médicaments sont déjà accessibles. Le dépistage des déficits
en DPD, déjà réalisé dans certains laboratoires sur le territoire national, est
parfaitement compatible avec l’administration du 5-FU et des prodrogues
orales en pratique clinique courante. On rappelle qu’ils doivent impérativement être accompagnés d’un conseil thérapeutique, puisque le diagnostic de
déficit, même majeur, ne contre-indique le plus souvent pas l’administration
de fluoropyrimidine, sous réserve d’une surveillance étroite clinique ou par
dosage pharmacocinétique et adaptation individuelle de dose sans perte de
chance. Dans les exemples cités, il est important de noter qu’une marge très
significative de progrès thérapeutique peut être atteinte grâce aux apports
de la pharmacogénétique qui, non seulement permet d’optimiser l’efficacité
d’anciennes molécules ayant obtenu leur AMM, mais aussi de pouvoir sans
doute réévaluer des molécules délaissées qui seraient potentiellement utiles à
la lumière des données de la génétique.
Les enjeux thérapeutiques, médicaux mais aussi économiques sont tels qu’il
faut intensifier cette recherche de transfert. Parallèlement aux grands essais
cliniques indispensables aux progrès thérapeutiques, il faut développer la
recherche de transfert, pas seulement dans des études ancillaires optionnelles,
mais dans des essais d’envergure, permettant d’évaluer l’impact des paramètres
biologiques de l’hôte sur l’efficacité et la tolérance des traitements et de poursuivre dans la voie de l’individualisation des traitements.
Les auteurs souhaitent remercier la Ligue contre le cancer, l’INCa et le Cancéropôle
Grand Ouest pour leurs soutiens financiers.
Références
1. Vogel F (1959) Moderne problem der humangenetik. Ergeb Inn Med U Kinderheilk 12:
52-125
