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Hervé NIFENECKER
LA TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
Depuis plus de deux siècles on a assisté à une chute rapide et spectaculaire de la
mortalité, en particulier infantile dans tous les pays. Avec retard, dans de nombreux
pays, la natalité a aussi décru. Ces deux phénomènes donnent lieu à la « transition
démographique » par laquelle on passe d’un régime où la population évolue peu
car la haute natalité est compensée par la forte mortalité à un régime où natalité et
mortalité sont faibles. La figure 4.1 illustre ce comportement.
population (hab.)
TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
PHASES
régime
traditionnel
1 re phase
2 e phase
régime
moderne
I
II.1
II.2
III
taux d'accroissement
de la population (%)
(accroissement naturel)
maximum
(monde 2,1%/an)
natalité
mortalité
taux de natalité et
taux de mortalité (%)
taux élevés (3,5%/an)
taux faibles (1,25%/an)
a
b
c
4.1 - Illustration de la transition démographique
(a) évolution des taux de natalité et de mortalité. Le taux de mortalité est le premier à
décroître du fait des progrès de l’hygiène, de l’alimentation et de la médecine, particulièrement postnatale. La vitesse et le retard avec lesquels le natalité décroît dépendent
des politiques publiques, de la croissance de la richesse moyenne, des structures religieuses, des progrès de la contraception féminine, du statut de l’enfant dans la société
concernée... - (b) évolution du taux de croissance annuel de la population. Le maximum
est d’autant plus élevé que le retard à la décroissance de la natalité est grand - (c) évolution de la population. L’hypothèse faite ici est que la démographie se stabilise à un
nouveau plateau plus élevé que celui de départ. Cette hypothèse est assez courante
mais arbitraire. Elle suppose qu’en fin de transition, natalité et mortalité se compensent
à nouveau, comme au début. Il est aussi possible, et c’est ce qui semble se passer actuellement en Europe, que la natalité descende au-dessous du taux de remplacement, ce
qui devrait se traduire par une décroissance de la population.
Hervé NIFENECKER
LA TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
Depuis plus de deux siècles on a assisté à une chute rapide et spectaculaire de la
mortalité, en particulier infantile dans tous les pays. Avec retard, dans de nombreux
pays, la natalité a aussi décru. Ces deux phénomènes donnent lieu à la « transition
démographique » par laquelle on passe d’un régime où la population évolue peu
car la haute natalité est compensée par la forte mortalité à un régime où natalité et
mortalité sont faibles. La figure 4.1 illustre ce comportement.
population (hab.)
TRANSITION DÉMOGRAPHIQUE
PHASES
régime
traditionnel
1 re phase
2 e phase
régime
moderne
I
II.1
II.2
III
taux d'accroissement
de la population (%)
(accroissement naturel)
maximum
(monde 2,1%/an)
natalité
mortalité
taux de natalité et
taux de mortalité (%)
taux élevés (3,5%/an)
taux faibles (1,25%/an)
a
b
c
4.1 - Illustration de la transition démographique
(a) évolution des taux de natalité et de mortalité. Le taux de mortalité est le premier à
décroître du fait des progrès de l’hygiène, de l’alimentation et de la médecine, particulièrement postnatale. La vitesse et le retard avec lesquels le natalité décroît dépendent
des politiques publiques, de la croissance de la richesse moyenne, des structures religieuses, des progrès de la contraception féminine, du statut de l’enfant dans la société
concernée... - (b) évolution du taux de croissance annuel de la population. Le maximum
est d’autant plus élevé que le retard à la décroissance de la natalité est grand - (c) évolution de la population. L’hypothèse faite ici est que la démographie se stabilise à un
nouveau plateau plus élevé que celui de départ. Cette hypothèse est assez courante
mais arbitraire. Elle suppose qu’en fin de transition, natalité et mortalité se compensent
à nouveau, comme au début. Il est aussi possible, et c’est ce qui semble se passer actuellement en Europe, que la natalité descende au-dessous du taux de remplacement, ce
qui devrait se traduire par une décroissance de la population.
