4 - LES SCÉNARIOS D'ÉVOLUTION DES STRUCTURES ÉNERGÉTIQUES JUSQU'EN 2050
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et le photovoltaïque. Pour le géothermique, le désavantage est encore plus grand
que pour les combustibles fossiles et le nucléaire puisque l’AIE choisit une valeur
de R(1 – P) de 0,1.
L’IIASA n’utilise pas les mêmes conventions que l’AIE puisqu’elle retient des valeurs
de R(1 – P) variant entre 0,3 et 0,4. En effet l’IIASA estime que pour une comparaison valable entre les diverses méthodes de production d’électricité, il est préférable de déterminer la quantité de combustible fossile, le pétrole par exemple, qui
serait nécessaire pour produire la même quantité d’électricité. C’est ainsi que pour
le nucléaire et l’hydroélectrique, elle retient la valeur de 0,4 et plutôt de 0,3 pour le
charbon. Ces différentes valeurs de R(1 – P) reflètent essentiellement les dépenses
énergétiques de production du combustible, nulles pour l’hydroélectricité et maximum pour le charbon (essentiellement à cause du transport du charbon).
En France, les facteurs de conversion entre énergies finales et promaires sont définis par la Direction Générale de l’Energie et des Matières Premières (DGEMP) du
ministère de l’Industrie. Pour l'électricité, jusqu’en 2001, la France appliquait strictement, depuis les premiers bilans énergétiques, la méthode de « l'équivalent primaire à la production » : quelle que soit l'origine de l'énergie électrique considérée,
quel que soit son usage, un coefficient de substitution unique était utilisé. Ce coefficient était fixé à 0,222 tep/MWh depuis 1972 (auparavant, il était égal à 0,4 tec/MWh,
soit 0,27 tep/MWh). Autrement dit, l'électricité était comptabilisée dans les bilans de
l'Observatoire de l'énergie, à tous les niveaux (production, échanges avec l'étranger, consommation), avec l'équivalence 0,222 tep/MWh. L'électricité était ainsi comptabilisée comme la quantité de pétrole qui serait nécessaire pour produire cette
énergie électrique dans une centrale thermique classique théorique de rendement
égal à 0,086/0,222 = 38,7% (contre 31,9% avant 1972). La pratique française était
donc très proche de celle de l’IIASA.
En session du 14 février 2002, le Conseil d'Orientation de l'Observatoire de l'Energie a résolu d'adopter, dès la publication du bilan énergétique de 2001, la méthode
commune à l'AIE, Eurostat et le CME concernant le coefficient de l'électricité. Pour
l'électricité, il convient en conséquence de distinguer trois cas :
l'électricité produite par une centrale nucléaire est comptabilisée selon la méthode
de l'équivalent primaire à la production, avec un rendement théorique de conversion des installations égal à 33%, soit un coefficient de substitution de 0,086/0,33
= 0,2606 tep/MWh ;
l'électricité produite par une centrale géothermique est comptabilisée selon la
méthode de l'équivalent primaire à la production, avec un rendement théorique
de conversion des installations égal à 10%, soit un rendement de substitution de
0,86 tep/MWh ;
toutes les autres formes d'électricité (la production par une centrale thermique
classique, hydraulique, éolienne, marémotrice, photovoltaïque..., les échanges
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