3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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primaire de 8,98 milliards de tonnes équivalent pétrole (Gtep)], trois scénarios alternatifs décrivent trois futurs concevables :
autour d’une voie moyenne (B) qui exprime une croissance mondiale « au fil de
l’eau », sans inflexion notable des évolutions économiques et technologiques
observables ;
une branche (A) de l’alternative représente une accélération de la croissance sous
la poussée d’un puissant changement technologique favorisé par la mondialisation et la libéralisation ;
tandis qu’une branche (C) incarne un monde « ecologically driven » parce que la
technologie et l’économie y sont orientées par la volonté de protéger l’environnement et d’élever le degré d’équité entre les régions.
Les trois scénarios ont en commun une même croissance de la population mondiale (10,1 milliards d’habitants en 2050, soit un taux annuel moyen de 1,1%), mais
diffèrent par un taux de croissance du PIB mondial sensiblement plus fort dans A
(2,7%) que dans B et C (2,2%), ainsi que par une décroissance annuelle de ENE/PIB
plus prononcée dans C (– 1,3%) que dans A et B (– 0,8%). Leurs résultats sont synthétisés dans le tableau IX.
Tableau IX - Résultats 2050 des trois scénarios
Agrégat
Scénarios pour 2050
A
B
C
PIB (10
12 $90 ppa)
100
75
75
Taux annuel moyen (%)
2,7
2,2
2,2
ENE/PIB (kep/$90)
0,22
0,22
0,16
Taux annuel moyen (%)
– 0,8
– 0,8
– 1,3
Consommation primaire (Gtep)
25
20
14
Taux annuel moyen (%)
1,7
1,3
0,7
Premier constat - Les trois scénarios sont cohérents dans la mesure où leurs résultats satisfont bien la relation simplifiée
ENE = POP × PIB/POP × ENE/PIB
qui met en lumière l’incidence sur le taux de croissance de la demande d’énergie
de celui du PIB (écart entre A et B) et de celui de l’intensité énergétique de l’activité économique (écart entre B et C).
Second constat - L’éventail des futurs possibles en 2050 est extrêmement ouvert.
Les 11 Gtep qui séparent A de C dépassent de 20% la consommation mondiale de
l’année de départ. L’écart est si grand que la plupart des questions critiques dans le
scénario A (épuisement des ressources pétrolières conventionnelles, émissions de
gaz à effet de serre, taux élevés de pénétration du nucléaire ou des renouvelables…)
le sont peu dans le scénario C. Ce dernier, en revanche, est le seul à satisfaire les
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primaire de 8,98 milliards de tonnes équivalent pétrole (Gtep)], trois scénarios alternatifs décrivent trois futurs concevables :
autour d’une voie moyenne (B) qui exprime une croissance mondiale « au fil de
l’eau », sans inflexion notable des évolutions économiques et technologiques
observables ;
une branche (A) de l’alternative représente une accélération de la croissance sous
la poussée d’un puissant changement technologique favorisé par la mondialisation et la libéralisation ;
tandis qu’une branche (C) incarne un monde « ecologically driven » parce que la
technologie et l’économie y sont orientées par la volonté de protéger l’environnement et d’élever le degré d’équité entre les régions.
Les trois scénarios ont en commun une même croissance de la population mondiale (10,1 milliards d’habitants en 2050, soit un taux annuel moyen de 1,1%), mais
diffèrent par un taux de croissance du PIB mondial sensiblement plus fort dans A
(2,7%) que dans B et C (2,2%), ainsi que par une décroissance annuelle de ENE/PIB
plus prononcée dans C (– 1,3%) que dans A et B (– 0,8%). Leurs résultats sont synthétisés dans le tableau IX.
Tableau IX - Résultats 2050 des trois scénarios
Agrégat
Scénarios pour 2050
A
B
C
PIB (10
12 $90 ppa)
100
75
75
Taux annuel moyen (%)
2,7
2,2
2,2
ENE/PIB (kep/$90)
0,22
0,22
0,16
Taux annuel moyen (%)
– 0,8
– 0,8
– 1,3
Consommation primaire (Gtep)
25
20
14
Taux annuel moyen (%)
1,7
1,3
0,7
Premier constat - Les trois scénarios sont cohérents dans la mesure où leurs résultats satisfont bien la relation simplifiée
ENE = POP × PIB/POP × ENE/PIB
qui met en lumière l’incidence sur le taux de croissance de la demande d’énergie
de celui du PIB (écart entre A et B) et de celui de l’intensité énergétique de l’activité économique (écart entre B et C).
Second constat - L’éventail des futurs possibles en 2050 est extrêmement ouvert.
Les 11 Gtep qui séparent A de C dépassent de 20% la consommation mondiale de
l’année de départ. L’écart est si grand que la plupart des questions critiques dans le
scénario A (épuisement des ressources pétrolières conventionnelles, émissions de
gaz à effet de serre, taux élevés de pénétration du nucléaire ou des renouvelables…)
le sont peu dans le scénario C. Ce dernier, en revanche, est le seul à satisfaire les
