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Ari RABL & Joseph SPADARO
Pour les nouvelles centrales à partir de 2000, les réglementations de la CE imposent
des limites beaucoup plus strictes que dans le passé. Nous avons pris l’estimation
du tableau III par manque de données mesurées. Par contre, pour le CO 2 , les émissions ne peuvent être que légèrement réduites, au prorata du rendement. Les g/kWh
des gaz à effet de serre (CO 2 et CH 4 , indiqués en CO 2éq en utilisant le GWP) dans le
tableau III incluent les étapes amonts qui contribuent de l’ordre de 10%. Par contre,
pour les autres polluants, nous n’avons pris que les émissions des centrales. Les
émissions amonts de ces polluants proviennent principalement du transport maritime des combustibles et leur impact est relativement faible à cause de la faible
densité de récepteurs.
Les coûts des dommages par kWh sont indiqués dans la figure 28.1. Pour les centrales à charbon ou à fioul en 1995, le coût des dommages est plus important que
le prix de vente de l’électricité, environ 7 c€/kWh en moyenne. Mais l’amélioration
attendue pour les nouvelles centrales est impressionnante. Nous n’avons pas indiqué dans ce graphique les dommages causés par les métaux toxiques émis par les
centrales à charbon. Ils s’avèrent négligeables malgré des coûts importants par kg
de polluant car les quantités sont très faibles. Par exemple, l’émission de l’arsenic,
le métal qui donne le coût par kWh le plus élevé, est de l’ordre de 2,4 ×10
–5 g/kWh
et, en multipliant par 171 €/kg du tableau II, on obtient 4,1 ×10
–4 cents/kWh.
28.4.2.LES CENTRALES NUCLÉAIRES
Les coûts des dommages du cycle nucléaire ont été calculés, en 1995, par DREICER
et al. du CEPN (Centre d’Etudes sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine
Nucléaire), dans le cadre du projet ExternE (1995). Puisque les coûts par kg de radionuclide n’ont pas été indiqués explicitement, nous n’avons pas un tableau analogue
au tableau II et, dans la figure 28.1, seul le résultat par kWh est présenté. Il est
basé sur la technologie actuelle de la France, y compris le retraitement [ExternE,
1995] ; il comporte les impacts dans le monde entier sur un horizon de temps de
100 000 ans.
Pour le cycle nucléaire, la plupart du coût des dommages vient du risque de cancers pour les générations futures. Dans la première phase du projet ExternE (1995),
les cancers fatals ont été évalués à un coût égal à la « valeur de la vie statistique »,
plutôt qu'au prorata des années de vie perdues, l'approche adoptée pour la nouvelle
phase d'ExternE (1998). Mais il s’avère que ces coûts ne changent presque pas
avec la nouvelle approche (compensation entre l’augmentation de la « valeur de la
vie statistique », les coûts de traitement et la diminution au prorata des années de
vie perdues).
Puisque les coûts du cycle nucléaire sont très sensibles aux choix du taux d’actualisation, ExternE présente les résultats pour trois taux différents :
0,245 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 0%,
0,01 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 3%,
0,005 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 10%.
Ari RABL & Joseph SPADARO
Pour les nouvelles centrales à partir de 2000, les réglementations de la CE imposent
des limites beaucoup plus strictes que dans le passé. Nous avons pris l’estimation
du tableau III par manque de données mesurées. Par contre, pour le CO 2 , les émissions ne peuvent être que légèrement réduites, au prorata du rendement. Les g/kWh
des gaz à effet de serre (CO 2 et CH 4 , indiqués en CO 2éq en utilisant le GWP) dans le
tableau III incluent les étapes amonts qui contribuent de l’ordre de 10%. Par contre,
pour les autres polluants, nous n’avons pris que les émissions des centrales. Les
émissions amonts de ces polluants proviennent principalement du transport maritime des combustibles et leur impact est relativement faible à cause de la faible
densité de récepteurs.
Les coûts des dommages par kWh sont indiqués dans la figure 28.1. Pour les centrales à charbon ou à fioul en 1995, le coût des dommages est plus important que
le prix de vente de l’électricité, environ 7 c€/kWh en moyenne. Mais l’amélioration
attendue pour les nouvelles centrales est impressionnante. Nous n’avons pas indiqué dans ce graphique les dommages causés par les métaux toxiques émis par les
centrales à charbon. Ils s’avèrent négligeables malgré des coûts importants par kg
de polluant car les quantités sont très faibles. Par exemple, l’émission de l’arsenic,
le métal qui donne le coût par kWh le plus élevé, est de l’ordre de 2,4 ×10
–5 g/kWh
et, en multipliant par 171 €/kg du tableau II, on obtient 4,1 ×10
–4 cents/kWh.
28.4.2.LES CENTRALES NUCLÉAIRES
Les coûts des dommages du cycle nucléaire ont été calculés, en 1995, par DREICER
et al. du CEPN (Centre d’Etudes sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine
Nucléaire), dans le cadre du projet ExternE (1995). Puisque les coûts par kg de radionuclide n’ont pas été indiqués explicitement, nous n’avons pas un tableau analogue
au tableau II et, dans la figure 28.1, seul le résultat par kWh est présenté. Il est
basé sur la technologie actuelle de la France, y compris le retraitement [ExternE,
1995] ; il comporte les impacts dans le monde entier sur un horizon de temps de
100 000 ans.
Pour le cycle nucléaire, la plupart du coût des dommages vient du risque de cancers pour les générations futures. Dans la première phase du projet ExternE (1995),
les cancers fatals ont été évalués à un coût égal à la « valeur de la vie statistique »,
plutôt qu'au prorata des années de vie perdues, l'approche adoptée pour la nouvelle
phase d'ExternE (1998). Mais il s’avère que ces coûts ne changent presque pas
avec la nouvelle approche (compensation entre l’augmentation de la « valeur de la
vie statistique », les coûts de traitement et la diminution au prorata des années de
vie perdues).
Puisque les coûts du cycle nucléaire sont très sensibles aux choix du taux d’actualisation, ExternE présente les résultats pour trois taux différents :
0,245 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 0%,
0,01 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 3%,
0,005 c€/kWh pour un « taux d’actualisation » de 10%.
