28 - LES COÛTS EXTERNES DE L’ÉLECTRICITÉ
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Afin de guider la politique environnementale, il est plus utile d’indiquer des valeurs
typiques plutôt que des valeurs pour telle et telle installation particulière. Sur la
base des résultats détaillés pour tous les sites analysés par ExternE (une soixantaine de sites dans tous les pays de l’UE, y compris 8 en France), SPADARO & RABL
(1999) ont montré que des valeurs typiques pour les installations de combustion
avec cheminée peuvent être estimées par une formule très simple (dite « modèle
du monde uniforme ») :
D = p f CR ρ Q/k
{3}
avec :
ρ
densité moyenne des récepteurs dans un rayon de 1000 km
Q
taux d’émission
f CR pente de la fonction CR pour l’impact en question
k
moyenne de la vitesse d'enlèvement (déposition sèche, déposition humide,
transformation chimique)
p
coût unitaire de l’impact (« prix »)
D
coût du dommage
Cette équation est une conséquence exacte de la loi de la conservation de la masse,
si la fonction CR est linéaire et certaines quantités (densité de récepteurs et vitesse
d'enlèvement) uniformes [CURTISS & RABL, 1996a].
Par exemple, pour la mortalité long terme due aux PS 10 en France, les paramètres
sont :
ρ
0,00008 personnes/m
2 (moyenne terre et eau)
p
84 000 €/année de vie perdue
f CR 0,00041 années perdues par an par personne par μg/m
3 de PS 10
k
0,0067 m/s
Pour un taux d’émission de Q = 1 kg/an = 31,7 μg/s, on obtient le coût de la mortalité :
D = 84 000 €/année perdue × 0,00041 années perdues/(an par pers. par μg/m
3 ) ×
0,00008 personnes/m
2 × (31,7 μg/s)/(0,0067 m/s) = 13,0 €/an
{4}
Puisque ce coût correspond à un taux d’émission de 1 kg/an, le coût par kg est
13,0 €/kg. La mortalité représente 85% du coût total de 15,4 €/kg indiqué dans le
tableau II pour les PS 10 .
La variation du dommage en fonction de la localisation et des caractéristiques de
la source est beaucoup moins prononcée pour les polluants secondaires (sulfates,
nitrates et O 3 ) que pour les polluants primaires (PS et métaux toxiques). Les facteurs indiqués sous le tableau II permettent d’estimer l’ordre de grandeur de ces
variations. Par exemple, le dommage des PS 10 émis par une cheminée de 100 m en
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Afin de guider la politique environnementale, il est plus utile d’indiquer des valeurs
typiques plutôt que des valeurs pour telle et telle installation particulière. Sur la
base des résultats détaillés pour tous les sites analysés par ExternE (une soixantaine de sites dans tous les pays de l’UE, y compris 8 en France), SPADARO & RABL
(1999) ont montré que des valeurs typiques pour les installations de combustion
avec cheminée peuvent être estimées par une formule très simple (dite « modèle
du monde uniforme ») :
D = p f CR ρ Q/k
{3}
avec :
ρ
densité moyenne des récepteurs dans un rayon de 1000 km
Q
taux d’émission
f CR pente de la fonction CR pour l’impact en question
k
moyenne de la vitesse d'enlèvement (déposition sèche, déposition humide,
transformation chimique)
p
coût unitaire de l’impact (« prix »)
D
coût du dommage
Cette équation est une conséquence exacte de la loi de la conservation de la masse,
si la fonction CR est linéaire et certaines quantités (densité de récepteurs et vitesse
d'enlèvement) uniformes [CURTISS & RABL, 1996a].
Par exemple, pour la mortalité long terme due aux PS 10 en France, les paramètres
sont :
ρ
0,00008 personnes/m
2 (moyenne terre et eau)
p
84 000 €/année de vie perdue
f CR 0,00041 années perdues par an par personne par μg/m
3 de PS 10
k
0,0067 m/s
Pour un taux d’émission de Q = 1 kg/an = 31,7 μg/s, on obtient le coût de la mortalité :
D = 84 000 €/année perdue × 0,00041 années perdues/(an par pers. par μg/m
3 ) ×
0,00008 personnes/m
2 × (31,7 μg/s)/(0,0067 m/s) = 13,0 €/an
{4}
Puisque ce coût correspond à un taux d’émission de 1 kg/an, le coût par kg est
13,0 €/kg. La mortalité représente 85% du coût total de 15,4 €/kg indiqué dans le
tableau II pour les PS 10 .
La variation du dommage en fonction de la localisation et des caractéristiques de
la source est beaucoup moins prononcée pour les polluants secondaires (sulfates,
nitrates et O 3 ) que pour les polluants primaires (PS et métaux toxiques). Les facteurs indiqués sous le tableau II permettent d’estimer l’ordre de grandeur de ces
variations. Par exemple, le dommage des PS 10 émis par une cheminée de 100 m en
