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Ari RABL & Joseph SPADARO
28.2.1. DISPERSION ATMOSPHÉRIQUE
Dans la zone locale, jusqu'à environ 50 km de la source, la dispersion des polluants
de l'air est modélisée avec le logiciel ISC, modèle de plume gaussienne agréé par
l’EPA des USA [BRODE & WANG, 1992]. Les calculs prennent en compte les conditions locales du site de la source des polluants (données météorologiques, hauteur
de la cheminée, température et vitesse des fumées). Au-delà de la zone locale, il
faut tenir compte des réactions chimiques qui produisent des polluants secondaires
(nitrates, sulfates et ozone). Pour cela, ExternE utilise le Harwell Trajectory Model
[DERWENT & NODOP 1986], un des modèles agréés par l’UE pour la modélisation de
la dispersion à longue distance.
Evidemment, le dommage dépend de la relation entre source et récepteurs. Le
dommage est plus élevé si le polluant est émis près de la population. Les données
de la distribution des récepteurs, ainsi que les modèles de dispersion atmosphérique (ISC et Harwell Trajectory Model), sont intégrés dans le logiciel ECOSENSE
[KREWITT et al., 1995], qui sert de base pour les calculs du projet ExternE. Afin d'avoir
une vérification indépendante, nous avons également calculé les impacts en utilisant les résultats du modèle atmosphérique EMEP [SANDNES, 1993], couplés avec
le logiciel PATHWAYS [CURTISS & RABL, 1996b] pour le calcul des impacts. Les dommages calculés avec cette approche sont à 20% près les mêmes que ceux d’ECOSENSE [RABL & SPADARO, 1999]. Les impacts de l’ozone pour ExternE ont été estimés par RABL & EYRE (1998), en utilisant les concentrations d’ozone calculées par
SIMPSON (1993) avec le modèle EMEP.
28.2.2.LES IMPACTS SUR LA SANTÉ
Les études épidémiologiques récentes montrent que la pollution de l'air a des effets
significatifs sur la santé, en aggravant les troubles cardio-pulmonaires, même aux
faibles concentrations existant actuellement dans les villes d'Europe et d'Amérique
du Nord [BASCOM et al., 1996 ; LIPFERT, 1994 ; DOCKERY & POPE, 1994 ; EC 1995 ;
WILSON & SPENGLER, 1996]. En fait, « l'absence d'effet de seuil semble de plus en
plus admis »comme le constatent QUÉNEL et al. (1995) et, dans un rapport récent sur
la pollution atmosphérique, le CADAS assure que « [...] les études épidémiologiques
n'ont pas permis de mettre en évidence un seuil d'innocuité » [CADAS, 1996].
La relation entre concentration ambiante et quantité d'impacts est exprimée par la
fonction dose-réponse, appelée également fonction concentration-réponse (CR).
Nous supposons que les fonctions CR pour les polluants classiques de l’air (particules, SO 2 , NO x , O 3 ) sont linéaires, en raison d’un manque de preuve sur l’existence
d’un seuil. En fait, les études qui ont réussi à tracer une courbe entière, par exemple DOCKERY et al. (1993) pour les PS 10 et ERPURS (1997) pour le SO 2 , ont trouvé
des formes linéaires, aux incertitudes près.
Ari RABL & Joseph SPADARO
28.2.1. DISPERSION ATMOSPHÉRIQUE
Dans la zone locale, jusqu'à environ 50 km de la source, la dispersion des polluants
de l'air est modélisée avec le logiciel ISC, modèle de plume gaussienne agréé par
l’EPA des USA [BRODE & WANG, 1992]. Les calculs prennent en compte les conditions locales du site de la source des polluants (données météorologiques, hauteur
de la cheminée, température et vitesse des fumées). Au-delà de la zone locale, il
faut tenir compte des réactions chimiques qui produisent des polluants secondaires
(nitrates, sulfates et ozone). Pour cela, ExternE utilise le Harwell Trajectory Model
[DERWENT & NODOP 1986], un des modèles agréés par l’UE pour la modélisation de
la dispersion à longue distance.
Evidemment, le dommage dépend de la relation entre source et récepteurs. Le
dommage est plus élevé si le polluant est émis près de la population. Les données
de la distribution des récepteurs, ainsi que les modèles de dispersion atmosphérique (ISC et Harwell Trajectory Model), sont intégrés dans le logiciel ECOSENSE
[KREWITT et al., 1995], qui sert de base pour les calculs du projet ExternE. Afin d'avoir
une vérification indépendante, nous avons également calculé les impacts en utilisant les résultats du modèle atmosphérique EMEP [SANDNES, 1993], couplés avec
le logiciel PATHWAYS [CURTISS & RABL, 1996b] pour le calcul des impacts. Les dommages calculés avec cette approche sont à 20% près les mêmes que ceux d’ECOSENSE [RABL & SPADARO, 1999]. Les impacts de l’ozone pour ExternE ont été estimés par RABL & EYRE (1998), en utilisant les concentrations d’ozone calculées par
SIMPSON (1993) avec le modèle EMEP.
28.2.2.LES IMPACTS SUR LA SANTÉ
Les études épidémiologiques récentes montrent que la pollution de l'air a des effets
significatifs sur la santé, en aggravant les troubles cardio-pulmonaires, même aux
faibles concentrations existant actuellement dans les villes d'Europe et d'Amérique
du Nord [BASCOM et al., 1996 ; LIPFERT, 1994 ; DOCKERY & POPE, 1994 ; EC 1995 ;
WILSON & SPENGLER, 1996]. En fait, « l'absence d'effet de seuil semble de plus en
plus admis »comme le constatent QUÉNEL et al. (1995) et, dans un rapport récent sur
la pollution atmosphérique, le CADAS assure que « [...] les études épidémiologiques
n'ont pas permis de mettre en évidence un seuil d'innocuité » [CADAS, 1996].
La relation entre concentration ambiante et quantité d'impacts est exprimée par la
fonction dose-réponse, appelée également fonction concentration-réponse (CR).
Nous supposons que les fonctions CR pour les polluants classiques de l’air (particules, SO 2 , NO x , O 3 ) sont linéaires, en raison d’un manque de preuve sur l’existence
d’un seuil. En fait, les études qui ont réussi à tracer une courbe entière, par exemple DOCKERY et al. (1993) pour les PS 10 et ERPURS (1997) pour le SO 2 , ont trouvé
des formes linéaires, aux incertitudes près.
