27 - LES PRIX ET LES COÛTS DES SOURCES D’ÉNERGIE
577
Tableau II - Comparaison des coûts actualisés (en c€/kWh)
Combustibles
Prix [c€/kWh]
Haut
Moyen
Bas
Taux d’actualisation de 5%
Nucléaire
3,06
Charbon
3,50
3,29
3,10
Gaz
4,14
3,57
2,97
Taux d’actualisation de 10%
Nucléaire
4,49
Charbon
4,39
4,18
3,99
Gaz
4,50
3,96
3,30
Pour des mises en exploitation à horizon 2005, les coûts varient entre 3,0 et
4,5 c€/kWh. Pour un taux d’actualisation de 5%, le nucléaire reste le meilleur marché tant que les prix des combustibles sont sur une trajectoire moyenne ou haute,
mais il est concurrencé par la turbine à gaz et le thermique charbon si cette trajectoire est basse. Pour un taux d’actualisation à 10%, la perte de compétitivité du
nucléaire au profit des centrales au gaz et au charbon est d’autant plus forte que la
trajectoire de prix des combustibles est plus basse. L’incidence des prix des combustibles et des taux d’actualisation sur les coûts de production est liée aux différences de techniques de production, donc à la structure de ces coûts (tableau III).
Tableau III - Structure des coûts de production (%)
Cette structure des coûts correspond aux conditions de la France pour des taux
d’actualisation de 5 et 10%.
Coûts
Nucléaire
Charbon
Gaz
Investissement
50 à 60
31 à 46
16 à 25
Combustible
29 à 22
46 à 37
73 à 65
Autres
21 à 18
23 à 17
11 à 10
Depuis le début des années 1990, les conditions qui prévalent sont défavorables au
nucléaire et favorables aux filières thermiques conventionnelles, notamment celle
qui recourt aux turbines à gaz. D’un côté, la dérégulation des marchés de l’électricité
et la privatisation des entreprises de production électrique ont imposé des taux
d’actualisation explicite ou implicite très supérieurs à 10% parce que les investisseurs soucieux de minimiser les risques et de rémunérer correctement les apporteurs de capitaux veulent récupérer leur mise en un laps de temps aussi court que
possible. De l’autre, la mondialisation des marchés, l’intense concurrence entre producteurs et les progrès techniques ont installé les prix des combustibles fossiles
sur des trajectoires basses.
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Tableau II - Comparaison des coûts actualisés (en c€/kWh)
Combustibles
Prix [c€/kWh]
Haut
Moyen
Bas
Taux d’actualisation de 5%
Nucléaire
3,06
Charbon
3,50
3,29
3,10
Gaz
4,14
3,57
2,97
Taux d’actualisation de 10%
Nucléaire
4,49
Charbon
4,39
4,18
3,99
Gaz
4,50
3,96
3,30
Pour des mises en exploitation à horizon 2005, les coûts varient entre 3,0 et
4,5 c€/kWh. Pour un taux d’actualisation de 5%, le nucléaire reste le meilleur marché tant que les prix des combustibles sont sur une trajectoire moyenne ou haute,
mais il est concurrencé par la turbine à gaz et le thermique charbon si cette trajectoire est basse. Pour un taux d’actualisation à 10%, la perte de compétitivité du
nucléaire au profit des centrales au gaz et au charbon est d’autant plus forte que la
trajectoire de prix des combustibles est plus basse. L’incidence des prix des combustibles et des taux d’actualisation sur les coûts de production est liée aux différences de techniques de production, donc à la structure de ces coûts (tableau III).
Tableau III - Structure des coûts de production (%)
Cette structure des coûts correspond aux conditions de la France pour des taux
d’actualisation de 5 et 10%.
Coûts
Nucléaire
Charbon
Gaz
Investissement
50 à 60
31 à 46
16 à 25
Combustible
29 à 22
46 à 37
73 à 65
Autres
21 à 18
23 à 17
11 à 10
Depuis le début des années 1990, les conditions qui prévalent sont défavorables au
nucléaire et favorables aux filières thermiques conventionnelles, notamment celle
qui recourt aux turbines à gaz. D’un côté, la dérégulation des marchés de l’électricité
et la privatisation des entreprises de production électrique ont imposé des taux
d’actualisation explicite ou implicite très supérieurs à 10% parce que les investisseurs soucieux de minimiser les risques et de rémunérer correctement les apporteurs de capitaux veulent récupérer leur mise en un laps de temps aussi court que
possible. De l’autre, la mondialisation des marchés, l’intense concurrence entre producteurs et les progrès techniques ont installé les prix des combustibles fossiles
sur des trajectoires basses.
