3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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LES USAGES DE L’ÉNERGIE ET LA DIVERSITÉ DE LEUR EFFICACITÉ
Jusqu’à l’invention, et surtout la diffusion, de la machine à vapeur convertissant
l’énergie thermique en énergie mécanique, sources et usages de l’énergie étaient
partagés en deux champs bien distincts :
d’un côté le travail des hommes et des animaux, complété dans quelques régions
par la force des cours d’eau et du vent, fournissait toute l’énergie mécanique utilisée à des fins fixes ou mobiles ;
de l’autre la biomasse, à laquelle s’ajoutaient d’infimes quantités de charbon minéral, alimentait tous les besoins en énergie thermique.
Sur la base des équivalences mentionnées plus haut, le premier sous-ensemble ne
devait pas dépasser 5% de la consommation mondiale d’énergie en 1800. Dédiés
à la cuisson des aliments, au chauffage des locaux dans les régions froides ou
tempérées et à la fonte des métaux, les usages thermiques dominaient la scène
énergétique.
Au cours des deux siècles écoulés depuis cette date, la part de ces derniers n’a
cessé de reculer pour se fixer autour de 50%, dont 10% de chaleur haute température utilisée dans les process industriels. Les autres 50% regroupent toutes les
formes d’usages mécaniques (moteurs) et d’usages spécifiques de l’électricité
(éclairage, réfrigération, électrolyse). Ils ont bouleversé la vie des hommes en substituant des chevaux-vapeur et des kilowattheures à la force musculaire, en abolissant les distances par un essor sans précédent des transports et en allongeant le
temps d’activité par la généralisation de l’éclairage artificiel.
Afin de détailler la liste de ces usages de façon plus précise, on peut se reporter
à la consommation finale d’énergie de la France, reconstituée dans le tableau III. Les
statistiques disponibles font état d’une consommation de 210 Mtep répartie entre
trois secteurs : le résidentiel-tertiaire (46,0%), l’agriculture et l’industrie (29,2%) et
les transports (24,8%). Dans quels usages est-elle employée et sous quelles formes ? A la satisfaction de quels services est-elle destinée ? Son étude conduit aux
estimations suivantes :
70% de la consommation du résidentiel-tertiaire et 30% de celle de l’agricultureindustrie sont transformés en chaleur basse température, principalement pour
apporter un confort thermique aux logements, bureaux, commerces et locaux
industriels, soit 41% de la consommation finale totale ;
100% de la consommation du transport sont destinés à la traction de véhicules
routiers, navires ou aéronefs qui assurent la mobilité des personnes et des marchandises, soit 25% du total ;
26% de la consommation du résidentiel-tertiaire et 30% de celle de l’agricultureindustrie servent à fournir de l’énergie mécanique fixe, principalement par le biais
de moteurs électriques, de l’éclairage et d’autres usages spécifiques de l’électricité (électrolyse, réfrigération) en vue de rendre une multitude de services industriels et ménagers, soit 22% du total ;
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LES USAGES DE L’ÉNERGIE ET LA DIVERSITÉ DE LEUR EFFICACITÉ
Jusqu’à l’invention, et surtout la diffusion, de la machine à vapeur convertissant
l’énergie thermique en énergie mécanique, sources et usages de l’énergie étaient
partagés en deux champs bien distincts :
d’un côté le travail des hommes et des animaux, complété dans quelques régions
par la force des cours d’eau et du vent, fournissait toute l’énergie mécanique utilisée à des fins fixes ou mobiles ;
de l’autre la biomasse, à laquelle s’ajoutaient d’infimes quantités de charbon minéral, alimentait tous les besoins en énergie thermique.
Sur la base des équivalences mentionnées plus haut, le premier sous-ensemble ne
devait pas dépasser 5% de la consommation mondiale d’énergie en 1800. Dédiés
à la cuisson des aliments, au chauffage des locaux dans les régions froides ou
tempérées et à la fonte des métaux, les usages thermiques dominaient la scène
énergétique.
Au cours des deux siècles écoulés depuis cette date, la part de ces derniers n’a
cessé de reculer pour se fixer autour de 50%, dont 10% de chaleur haute température utilisée dans les process industriels. Les autres 50% regroupent toutes les
formes d’usages mécaniques (moteurs) et d’usages spécifiques de l’électricité
(éclairage, réfrigération, électrolyse). Ils ont bouleversé la vie des hommes en substituant des chevaux-vapeur et des kilowattheures à la force musculaire, en abolissant les distances par un essor sans précédent des transports et en allongeant le
temps d’activité par la généralisation de l’éclairage artificiel.
Afin de détailler la liste de ces usages de façon plus précise, on peut se reporter
à la consommation finale d’énergie de la France, reconstituée dans le tableau III. Les
statistiques disponibles font état d’une consommation de 210 Mtep répartie entre
trois secteurs : le résidentiel-tertiaire (46,0%), l’agriculture et l’industrie (29,2%) et
les transports (24,8%). Dans quels usages est-elle employée et sous quelles formes ? A la satisfaction de quels services est-elle destinée ? Son étude conduit aux
estimations suivantes :
70% de la consommation du résidentiel-tertiaire et 30% de celle de l’agricultureindustrie sont transformés en chaleur basse température, principalement pour
apporter un confort thermique aux logements, bureaux, commerces et locaux
industriels, soit 41% de la consommation finale totale ;
100% de la consommation du transport sont destinés à la traction de véhicules
routiers, navires ou aéronefs qui assurent la mobilité des personnes et des marchandises, soit 25% du total ;
26% de la consommation du résidentiel-tertiaire et 30% de celle de l’agricultureindustrie servent à fournir de l’énergie mécanique fixe, principalement par le biais
de moteurs électriques, de l’éclairage et d’autres usages spécifiques de l’électricité (électrolyse, réfrigération) en vue de rendre une multitude de services industriels et ménagers, soit 22% du total ;
