26 - L'ÉCONOMIE DE L'ÉNERGIE
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externalités globales sont très sensiblement inférieures à celles du pétrole et du
charbon), la nécessité de faire face aux risques du changement climatique peut être
un facteur déterminant en faveur du nucléaire d’une part, et des énergies renouvelables d’autre part. Dans de nombreux pays en développement, des options de
production décentralisées pourraient être retenues aussi bien d’ailleurs pour les
énergies renouvelables (piles photovoltaïques, éolien, petite hydraulique, biomasse)
que pour les traditionnelles (diesels, microturbines) et les « nouvelles » (piles à
combustible).
Fortes sont les incertitudes portant sur les évolutions technologiques susceptibles
d'apporter des éléments de solution : « capture » et séquestration du carbone, développement des piles à combustibles, et plus généralement du vecteur hydrogène.
26.6. STRATÉGIE DES ENTREPRISES
Les mouvements de privatisation et de libéralisation des marchés ont modifié le jeu
des acteurs. Des entreprises à vocation initialement « nationale », comme EDF et
GDF, développent leurs activités à l’étranger. Différentes sociétés pétrolières (Shell,
TotalFinaElf) affichent une stratégie de développement de leurs activités dans le
secteur du gaz non seulement en amont, mais en aval et jusqu’à la production
d’électricité, le plus souvent en partenariat. A l’inverse, des sociétés de distribution
de gaz comme Gaz de France prennent position dans l’amont (exploration-production) et/ou dans la production électrique, tandis que des entreprises de réseau
telles que les compagnies des eaux souhaitent utiliser leurs compétences et les
synergies possibles pour intervenir dans la distribution d’énergie, gaz et électricité.
L’objectif de rééquilibrage d’un portefeuille d’activité, l’élargissement des champs
d’action (« mondialisation ») et la pression concurrentielle sur les coûts ont constitué des facteurs favorisant les fusions entre groupes pétroliers (BP-Amoco, ExxonMobil, TotalFinaElf) et les alliances (dans un même secteur, ou entre pétroliers,
gaziers et/ou électriciens, et même entre producteurs d’énergie et banques ayant
l’expérience des marchés internationaux).
Au début du siècle, le monde de l’énergie est donc en pleine mutation, avec l’apparition d’entreprises multi-énergie, voire multi-services, avec de nouvelles opportunités d’alliances, l’ouverture de nouvelles zones d’opération géographiques ou
sectorielles, une poursuite des progrès technologiques et les défis à relever pour
fournir, en particulier aux pays pauvres, en énergie les ressources nécessaires au
développement économique, tout en préservant de façon durable la qualité de
notre environnement.
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