26 - L'ÉCONOMIE DE L'ÉNERGIE
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26.2.3.L’OFFRE DE PRODUITS RAFFINÉS
Enfin, pour caractériser l'offre d'énergie, il convient encore de tenir compte des
coûts de transformation et de distribution. L'industrie du raffinage de pétrole brut
a dû et devra continuer à faire appel à des techniques toujours plus complexes pour
répondre aux modifications de la demande, en quantité (baisse des consommations
de fuel lourd) et en qualité (protection de l’environnement).
La détermination du coût des produits pétroliers pose la question de l'affectation
des coûts totaux de traitement en raffinerie à des produits liés. Il existe naturellement une infinité de clefs de répartition permettant de définir des coûts moyens.
Par contre, le calcul des coûts marginaux des différents produits est facilité par l'utilisation des modèles (le plus souvent de programmation linéaire) auxquels fait appel
la quasi-totalité des raffineurs pour optimiser leurs programmes de fabrication. Il
s'agit de variations duales associées aux équations de la demande. Les modèles
d’investissement donnent des coûts marginaux de long terme qui, sous certaines
hypothèses, ont une structure de coûts moyens et fournissent donc une clef de
répartition de l'ensemble des dépenses (modélisées) particulièrement pertinente.
26.2.4.L’OFFRE D’ÉLECTRICITÉ
Parmi les éléments marquants relatifs à la production d'électricité, il convient bien
sûr de mentionner les inquiétudes du public relatives au nucléaire qui, à la suite des
accidents de Three Miles Island et de Tchernobyl, a conduit à un ralentissement
et, dans certains pays, à un arrêt total des constructions de centrales nucléaires.
Dans ce domaine la France occupe une place à part avec 75-80 % de la production
d'électricité d'origine nucléaire contre 22% aux Etats-Unis et 35% au Japon.
Dans le futur, la conception de réacteurs à « sûreté passive » peut limiter les craintes d’accident. Par ailleurs, le recours au nucléaire contribue sensiblement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais le problème du traitement, du
transport et du stockage des déchets est au cœur des préoccupations de certains
défenseurs de l’environnement. Fortes sont donc les incertitudes concernant l’avenir de cette industrie.
En effet, une autre évolution notable, à partir du milieu des années 1980, est celle
relative aux centrales au gaz à cycle combiné et aux procédés de cogénération
(chaleur et électricité). Le progrès technique a permis une amélioration des rendements telle que le gaz naturel est retenu pour la majorité des projets de construction de nouvelles centrales. En fonction des hypothèses concernant l'évolution des
prix du gaz et le taux d’actualisation (le coût d’investissement représente 60% environ du coût de production nucléaire contre 25% pour les cycles combinés à gaz),
le gaz peut devenir compétitif en base par rapport au nucléaire, même dans les pays
comme la France où le coût du kilowattheure nucléaire est bas.
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26.2.3.L’OFFRE DE PRODUITS RAFFINÉS
Enfin, pour caractériser l'offre d'énergie, il convient encore de tenir compte des
coûts de transformation et de distribution. L'industrie du raffinage de pétrole brut
a dû et devra continuer à faire appel à des techniques toujours plus complexes pour
répondre aux modifications de la demande, en quantité (baisse des consommations
de fuel lourd) et en qualité (protection de l’environnement).
La détermination du coût des produits pétroliers pose la question de l'affectation
des coûts totaux de traitement en raffinerie à des produits liés. Il existe naturellement une infinité de clefs de répartition permettant de définir des coûts moyens.
Par contre, le calcul des coûts marginaux des différents produits est facilité par l'utilisation des modèles (le plus souvent de programmation linéaire) auxquels fait appel
la quasi-totalité des raffineurs pour optimiser leurs programmes de fabrication. Il
s'agit de variations duales associées aux équations de la demande. Les modèles
d’investissement donnent des coûts marginaux de long terme qui, sous certaines
hypothèses, ont une structure de coûts moyens et fournissent donc une clef de
répartition de l'ensemble des dépenses (modélisées) particulièrement pertinente.
26.2.4.L’OFFRE D’ÉLECTRICITÉ
Parmi les éléments marquants relatifs à la production d'électricité, il convient bien
sûr de mentionner les inquiétudes du public relatives au nucléaire qui, à la suite des
accidents de Three Miles Island et de Tchernobyl, a conduit à un ralentissement
et, dans certains pays, à un arrêt total des constructions de centrales nucléaires.
Dans ce domaine la France occupe une place à part avec 75-80 % de la production
d'électricité d'origine nucléaire contre 22% aux Etats-Unis et 35% au Japon.
Dans le futur, la conception de réacteurs à « sûreté passive » peut limiter les craintes d’accident. Par ailleurs, le recours au nucléaire contribue sensiblement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais le problème du traitement, du
transport et du stockage des déchets est au cœur des préoccupations de certains
défenseurs de l’environnement. Fortes sont donc les incertitudes concernant l’avenir de cette industrie.
En effet, une autre évolution notable, à partir du milieu des années 1980, est celle
relative aux centrales au gaz à cycle combiné et aux procédés de cogénération
(chaleur et électricité). Le progrès technique a permis une amélioration des rendements telle que le gaz naturel est retenu pour la majorité des projets de construction de nouvelles centrales. En fonction des hypothèses concernant l'évolution des
prix du gaz et le taux d’actualisation (le coût d’investissement représente 60% environ du coût de production nucléaire contre 25% pour les cycles combinés à gaz),
le gaz peut devenir compétitif en base par rapport au nucléaire, même dans les pays
comme la France où le coût du kilowattheure nucléaire est bas.
