25 - LE VECTEUR D’ÉNERGIE « HYDROGÈNE »
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la difficulté à gérer son stockage sous forme cryogénique du double fait de l’énergie de liquéfaction (qui sera perdue et peut représenter jusqu’à 50% de l’énergie
contenue dans le gaz, selon les performances du procédé employé) et des évaporations inévitables pour compenser les entrées thermiques ;
ses limites d’inflammabilité et de détonation avec de l’air sont plus larges que
pour le gaz naturel (d’un facteur 5 environ), mais en dehors d’une situation dite
« confinée » (c’est-à-dire emprisonné avec de l’air dans un volume fermé), ces
limites sont plus difficiles à atteindre qu’avec le gaz naturel, du fait de sa grande
vitesse de diffusion dans l’air (quatre fois celle du gaz naturel) ;
son image dans le public n’est pas bonne (il est considéré comme un gaz dangereux) et son acceptabilité n’est donc pas encore acquise.
25.4.1. LE MARCHÉ ACTUEL ET LES PERSPECTIVES DE PRODUCTION
DE L’HYDROGÈNE
L’hydrogène est actuellement une des matières de base des industries chimiques
et pétrochimiques. Plus de la moitié de l’hydrogène consommé est utilisée pour la
production d’ammoniac (50%) et de méthanol (8%). Le reste est essentiellement
utilisé par la pétrochimie. Une petite partie sert néanmoins dans d’autres secteurs
comme la soudure, l’industrie du verre, la fabrication de semi-conducteurs, la fabrication d’aliments et le transport spatial. L’évolution prévisible de ces secteurs industriels ne laisse pas prévoir de changement notable dans les volumes de production.
Le tableau II précise les valeurs des consommations actuelles d’hydrogène, en
Europe et dans le monde :
Tableau II - Consommations d’hydrogène en Europe et dans le monde
Consommation
[milliards de Nm
3
/an]
Consommation
[millions de t/an]
Europe
65
5,85
Monde
500
45
Ramenés en équivalents énergétiques, ces chiffres ne représentent que 1,5% de
la production mondiale d’énergie primaire. De plus, la plus grande partie de cet
hydrogène est en fait un sous-produit d’autres procédés mis en œuvre dans les
sites industriels concernés. L’hydrogène est encore aujourd’hui un produit chimique et non pas encore un vecteur d’énergie, si ce n’est la propulsion spatiale qui
ne représente qu’une infime partie. On voit donc bien que très peu d’hydrogène
(moins de 0,1% de la production mondiale d’énergie) provient d’unités de fabrication spécifiques et que dans l’hypothèse d’une fabrication massive correspondant
à la fourniture d’une part significative d’énergie, c’est par un facteur très supérieur
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la difficulté à gérer son stockage sous forme cryogénique du double fait de l’énergie de liquéfaction (qui sera perdue et peut représenter jusqu’à 50% de l’énergie
contenue dans le gaz, selon les performances du procédé employé) et des évaporations inévitables pour compenser les entrées thermiques ;
ses limites d’inflammabilité et de détonation avec de l’air sont plus larges que
pour le gaz naturel (d’un facteur 5 environ), mais en dehors d’une situation dite
« confinée » (c’est-à-dire emprisonné avec de l’air dans un volume fermé), ces
limites sont plus difficiles à atteindre qu’avec le gaz naturel, du fait de sa grande
vitesse de diffusion dans l’air (quatre fois celle du gaz naturel) ;
son image dans le public n’est pas bonne (il est considéré comme un gaz dangereux) et son acceptabilité n’est donc pas encore acquise.
25.4.1. LE MARCHÉ ACTUEL ET LES PERSPECTIVES DE PRODUCTION
DE L’HYDROGÈNE
L’hydrogène est actuellement une des matières de base des industries chimiques
et pétrochimiques. Plus de la moitié de l’hydrogène consommé est utilisée pour la
production d’ammoniac (50%) et de méthanol (8%). Le reste est essentiellement
utilisé par la pétrochimie. Une petite partie sert néanmoins dans d’autres secteurs
comme la soudure, l’industrie du verre, la fabrication de semi-conducteurs, la fabrication d’aliments et le transport spatial. L’évolution prévisible de ces secteurs industriels ne laisse pas prévoir de changement notable dans les volumes de production.
Le tableau II précise les valeurs des consommations actuelles d’hydrogène, en
Europe et dans le monde :
Tableau II - Consommations d’hydrogène en Europe et dans le monde
Consommation
[milliards de Nm
3
/an]
Consommation
[millions de t/an]
Europe
65
5,85
Monde
500
45
Ramenés en équivalents énergétiques, ces chiffres ne représentent que 1,5% de
la production mondiale d’énergie primaire. De plus, la plus grande partie de cet
hydrogène est en fait un sous-produit d’autres procédés mis en œuvre dans les
sites industriels concernés. L’hydrogène est encore aujourd’hui un produit chimique et non pas encore un vecteur d’énergie, si ce n’est la propulsion spatiale qui
ne représente qu’une infime partie. On voit donc bien que très peu d’hydrogène
(moins de 0,1% de la production mondiale d’énergie) provient d’unités de fabrication spécifiques et que dans l’hypothèse d’une fabrication massive correspondant
à la fourniture d’une part significative d’énergie, c’est par un facteur très supérieur
